‹ Agence matrimoniale [microforme]Chapitre 8 sur 11 · SCENE VII Marcus · texte numérisé non relu

SCENE VII Marcus

Le PuiLosopne — Ah ! si l'amour était perpétuel, oui, mais, mon vieux, pour ce qu'il dure !

L'AGENT — Ahlte voilà, vieux célib gleur de Paradoxes, le tant pis de tou Tu as de la chance d’être nomme, sans Ça je te ferais ten balivernes, tu ruinerais

LE PerLosopng Ta, ta, ta, disais, quand je suis entr

entendu ces der-

Le PuiLosorxe

ne coupe pas le fil... Ty 6, que l'amour est la meilleure

riage.

nuyé qu'il se marie : il n’a pas besoin d’un talent parti-

culier pour Ça ; mais lui iraposer l'amour durable ? (fendant l'air de ga main) Psitt !

L'AcExT (à part) -— Attends, mon bonhomme, je vais te faire marcher. (Haut.) Mais il y en a de l'amour...

LE PuiLosore — Ilyena trop. en dehors du mariage.…. ce qui fait qu’une partie de la génération à venir n'aura pas de nom, les papas, reculant devant un serment d'amour perpétuel, partiront avant la cérémonie sans laisser leur adresse.

L’AGENT — Tu crois ça 2... Les engagements contractuels n'ont pas tant de valour que tu le supposes.

LE PuiLosopme — Pour les coquins, oui... mais pour les honnêtes gens, même amoureux, comment veulezvous leur faire jurer que leur amour n’aura pas de fin ?

L'3GENT — Ils jureront de bonne foi ; tout le monde s'aime avant le mariage.

Le PRiILosoPHE — On le dit... mais la loi fixera sans doute comment, pourquoi et jusqu'où on doit s'aimer. Une femme dv iettres a même proposé de faire un stage préparatoire pour éprouver les candidats au mariage.

L'AGENT — Et pourquoi pas ? (à part) c'est ça qui augmenterait mes affaires.

LE PHiLosopme — Je ne parle pas des ménages heureux, je parle des ménages malheureux, et le nombre en est très grand, mon ami... Ils se connaissaient peu ou ils se connaissaient mal. Sous l’empire d’une sensation qu'ils ont pris pour une preuve, ils ‘ * échangé des serments d’un amour sans fin... (avec amour) Ma bien-aimée !... mon idole !.… je t'aime !.… je t'adore !.. et v'lan : ils se sont soudé les lèvres, un beau soir que la lune surprit leurs discrets bourdonnements d’abeilles !

L’AGENT (se frottant les mains d’un air égrillard)—Parlez-moi de cela. ça c’est de l'amour.

LE PurLosorge —

tout ; c'est de Là natu

Tu crois L.. tu n'y es pas du re |... (Ebahisseme lyena beaucoup Qui sont encore après cinq, dix

, vingt ans do Mari combien

dés au Premier «

qui se sont égrat ‘ Qui se sont n

luartier ; troisième et qui

ordus au

» Mais elles 80 ie je te dise ?.

» AU nom de Ja loi, |’ age, je crois que

breuses.…. tiens, veux-tu désormais, On rend re dans Je Mari

nt nom- + €. ! bien, si

universelle, Je g

enre humain se Perpétuera toujours. Ah !

ça ! oui !, iste, sensuel, promie.

ête parmi Jes filles d’Eve, leur dira avec Dassion : Je t'aime !

“ Ü le leur Prouvera, mais i] ne le sig.

nera pas...

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