SO
Eau.
Solabto en toutea proportions.
il!
HYDROLOGIB
La qaanlilé annuelle fl'eau, tombée dans un pays, indue grandemen* sur le climat de ce dernier. Le nombre de jours pluvieux et la perméabilité pIu-> ou moins grande des ioh atténuent ou augmentent las effets de cetio influence. La fréqueuue de.4 pluies assure, en général, une bnraidité plus grande que leur abondance. Certaines régions du midi de la France, réputées très lèches, reçoivent la même quantité d'eau que les environs de Paris ; mais il y a 200 jours pluvieux à Paris et 50 seulement dans les régions en question. Les ploies sont particulièrement abondantes, pendant certains mois, dans des contrées données, il s'ensuit une grande variabilité de cultures ; car les céréales ne peuvent prospérer dans un pays à étés pluvieux, et inversement les prairies ne s'accommodent pas de printemps secs.
Outre ses effets mécaniques, la pluie apporte aux cultures une dose d'engrais assez considérable .«ous forme d azote nitrique et ammoniacal. Pour une épaisseur de 0.550 d'eau tombée dans l'année, cet apport peut èlre do 15 kilogrammes, soit le 1/4 environ da prélèvement dune récolte de blé.
L'eau de ^,pluie ruisselle 'sur le sol *ou^ s'y infiltre. Dans^ le premier cas, par des barrages et de* canaux, nous en usons comme force I motrice et l'utilisons pour les irrigations. Dans le deuxième cas, elle disparait de la surface et va dans les profondeurs du sol former des nappes souterraines, voire même des rivières qu'il faudra rechercher, si nous voulons en profiter. Les terrains primitifs, ayant une couche arable de faible épaisseur, un sous- soi rocheux imperméable, ne permettent pas il l'eau de s'amasser ; aussi se fait-elle jour un peu partout, après les orages ; chaone repli de terrain possède sa source, chaque vallée son ruisseau. Dans les terrains sédimentaires , les eaux traversent parfois plusieurs couches avant d'être arrêtées par un terrain imperméable : assise d'argile on banc de calcaire compact ; leur recherche devient plus difficile. Il faut étudier la carte géologique de la région, se rendre compte de la direction et de l'état des couches, en évaluer la profondeur, chercher à connaître les lieux d'affleurement soit par des sondages, soit par des travaux de mines, carrières, tranchées de chemin de fer, etc. On arrivera ainsi à suivre le tracé des couclies imperméables souterraines, et par suite le niveau de l'eau. Si ce» indications font défaut, !>e rappeler qu'on a le plus de chance de rencontrer les eaux .
1» Sur les points les plus bas des plateaux et vallées:
2** A la naissance des vallons et ravins;
.!« Aux points où se croisent les plis de terrains
Enfin, certains signes extérieurs peuvent servir à préciser, dans les terrains primitifs comme dans les terrains sédimentaires, l'endroit cherché. Ces signes sont les suivants :
l" Bruits lonterraini dm ta roulement des etux à noe faible profondeur, que l'on perçoit au moyen d'un grand cornet de papier dont la base est placée dans un trou, creusé dansle sol, et le sommet dans l'oreille.
Z" Fonte plus rapide de la neige aux endroits humides . Les nappes ou courants souterrains étant à une température supérieure à celle de llatmospbère. la neige disparaît plus rite aux endroits où se trouvent des sources on de» affleurements d'eaux.
3* Buées maUnalet et vols d'insectes. L'évaporation continue, se produisant sur Us sols humides, forme le matin et le soir de légères bnées opaques, faciles à distinguer. L'été cette éraporation produit une certaine fraîcheur, qui attire les moucherons et autres petits inseetes.
4* Végétation des terrains humides. Les plantes oui suivent caractérisent Iles terrains humides ; il faudra distinguer fi lliumiditô est due & un manque de perméabilité de la couche superficielle, car la plupart de OAS plantes sa rencontrent aussi dans le^ prairies marécageuses, dans les tourbières. Ce sont : l'Aulne, les Joncs, les Carex, la Cardamine, 4»9 prés, le Cresson, le Cokhiaue, les Mousses et Sphaignes, les roseaux HTypha. Pbragmites, Arundo,) les Saules, les Renoucules les Fétuques, les Prèles, etc,
L% source trooy^e^ il reste h la capter, c*est- à-dire à la disposer de manière à la rendre utilisable. On capte par des barrages effectués sur la couche imperméable, par des galeries de drainage et au moyen de puits , ce dernier mode de oaptation est réservé aux terrains consistants ou par trop résistants, à^ceux tendant à s'ébouler ou à couler.
h9> pïnio dans l9S «Ufférentes régions de la Franoe
Plui«
Villes tombée en m/m.
Amiens .,.,.,,., 614
Arras 667
Parip 481
Bourges 687
Nancy 689
Spinal... 979
Evreux 611
Rennes 731
Angouléme 760
Bordeaux 764
Poitiers 655
Jowrp Plnie Jour» pin- Villes tombé* pluvieux en m/m . vieux Ibb Glermont-Ferrand. 618 169
185 Liraogoh 92T 114
185 Tulle 1120 143
14» Ntmes 682 94
160 Marseille 647 7«
167 Perpignan 546 S9
120 Lyon 739 14<J
144 Annecy 1278 121
128 Grenoble 861 97
305 Nice 789 67