‹ Agenda agricole et viticoleChapitre 74 sur 101 · RENSEIGNEMENTS DIVERS · texte numérisé non relu

RENSEIGNEMENTS DIVERS

htgiAne humaine

Conseils utiles à connaître en cas d^accident.

Noyés ou asphyxiés par submersion. — Etendre le noyé sur le côté droit, au soleil ou près d'un bon feu, la tête plus élevée que le corps. Nettoyer la bouche des corps étrangers (herbes, sable, etc.). Se placer derrière lui et élever ses Bras en l'air et les abaisser brusquement pour essayer de rétablir la respiration. En même temps le frictionner continuellement; mettre sur Testomac des linges trempés dans l'eau-de-vie camphrée ; souffler dans la bouche et les narines. Ne jamais pendre un noyé par les pieds : c'est le moyen de le tuer. — Le mieux est encore de faire des tractions rythmées de la langue: saisir la langue avec un mouchoir et tirer sans brutalité de 18 à 20 fois à la minute. Continuer ces tractions pendant 10, 15 minutes et plus si nécessaire, jusqu'à ce que la respiration soit revenue. Avec ce moyeu on a sauvé déjà des milliers de noyés.

Empoisonnements. — Intervenir immédiatement. Si c'est un poison caustique (sulfurique, azotique, chlorhydrique, potasse, soude, chaux), le rendre inoflTensif en le délayant dans une immense quantité d'eau chaude que Ton fait avaler au malade. Pour les acides, ajouter 30 gr. de magnésie dans un litre d'eau; pour les alcalis, 2 cuillerées de vinaigre ou de citron dans un verre d'eau.

Morsures de vipère. — Agir sans aucun retard ; laver la plaie et presser fortement pour en faire sortir le sang. Le meilleur moyen est la succion immédiate. Cautériser ensuite à l'acide phénique. L'acide chromique en solution au centième et les chlorures d'or et de chaux sont également recommandés. Employer le vaccin antivenimeux de l'Institut Pasteur, rue Dutot, Paris.

Morsures de chien enragé. — Cautérisation au fer rouge la plus prompte et la plus complète possible. Si l'on n'a pas de fer sous la main, provoquer ta sortie du poison par lavage et pression des doigts pour faire sortir le sang de la plaie ; cautériser ensuite aussitôt que possible. Terminer par un traitement à l'Institut Pasteur, 25, rue Dutot, à Paris.

Piqûres de scorpions, daraignées. — Sont peu dangereuses. Frotter avec de l'alcali volatil étendu d'eau.

Piqùflres d'abeilles, guêpes, frelons, — Traiter comme pour

piqûres de scorpions et d'araignées. On pent em|)loyer aussi solution de permanganate de potasse à 37». Extraire Taiguillon avec une épingle après avoir fait une petite incision à la peau pour agrandir la piqûre. Sur les parties gonflées, mettre compresses (Teau froide additionnée ae vinaigre ou ammoniaque. On recommande aussi de plonger la partie piquée dans de l'eau aussi chaude que possible.

Figures de moïkches charhonnewes. —Cautériser à Taeide phénique et recourir ensuite au médecin.

Pi<pires de moustiques. — Pour diminuer les démangeaisons, se frotter avec eau salée, vinaigre ou ammoniaque .

Piqû/res par outils, arêtes de poissons, Mnes, épingles^ etc. — Laisser saigner ou provoquer l'écoulement du sang par quelmies pressions légères. Laver ensuite dans eau propre ou sons nletd^eau. Recouvrir d'un morceau de linge ou mieui; d'ouate hydrophile sèche ou imbibée de solution phéniquée à

Blessures par machines, chutes ou voitures. — Si la peau est seulement froissée, appliçiuer de l'eau froide ou de la teinture d'arnica ou eau-de-vie camphrée; s'il y a ïjlaie, que la peau soit entamée et au'il y ait danger d'hémorrhagîe, appli-

3uer aussitôt de Teau froide : tremper un morceau de toile ans l'eau et appliquer sur la plaie en le maintenant avec un lien. Toutes les dix minutes, le mouiller sans l'enlever. Brûlures. — D'abord eau froide pour calmer douleur. Si la

Seau n'est pas arrachée, compresses imbibées d'acide çicrigue 1 */oo. Si répiderme est enlevé, appliquer ouate imbibée largement d'un mélange à parties égales d'huile d'olive et d'eau de chaux.

Indigestions. — Exciter évacuation par vomissements avec de l'eau tiède, puis des infusions de thé légèrement sucré et prendre des lavements d'eau de son, dans laquelle on met deux cuillerées de sel. Diète et repos.

Coups à la tète, chute. — Débarrasser le blessé de ses vêtements ; ne lui donner que de l'eau fraîche à boire. S'il i perdu connaissance, bains de jambes à la moutarde.

Entorses, foulures. — Pour empêcher enflure, plonger immédiatement le membre dans l'eau froide, puis l'envelopper de compresses d'eau-de-vie camphrée. Quand il y a enflure: cataplasme farine de lin. Repos, diète et boissons rafîraicbissantes.

Insolation. — Eau froide sur la tête et sinapismes aux pieds.

Eyanouissemeni, syncope. — Etendre la personne par terre, la tête basse, sans oreiller. Généralement la syncope cesse de suite.

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