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JUbou^ietiu MARTIN 9
mégmié au JVora.
Monsieur,
. Votre dernier acte. coDime ministre de ragriculiùre > fut'i^Di bienfiiit auquel tous les cultivateurs ''ont applaudi. Vous avez créé des missions dans le but de connaître notre agriculture et d'instruire les départements où cet art est moins avancé ^ par l'exemple de
ceux chez lesquels il est porté à une plus grande perfection. Chargé, par vous; d'étudier le département du Nord , cette grande ferme-modèle de la France , je vous devais Ttlommage de mon travail. Votre nom , placé en tète de ce mémoire, rappellera aux amis de l'agriculture les améliorations qui ont signalé votre administration éclairée ; il est pour moi , Monsieur, une nouvelle preuve de la bienveillance dont vous daignez m nonorer : mon cœur er garde une profonde reconnaissance.
Je suis, avec respect,
Mxjnôieur,
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)PREFAGli:.
Trois mois d'çxploratîon dans le dëparlement du Nord^ depuis juin jusqu'en septembre , m'ont permis d'étudier avec soin son agriculture.
Initié à la pratique de cet art si longtemps négligé en France ^ j'ai suivi le cultivateur dans sa ferme , au milieu des champs , parmi ses travaux du printemps et de la moisson , et jusque sous son toit hospitalier ; sa conversation a complété ce que mes yeux ne pouvaient interroger.
On trouvera peu de théorie et de critique dans cet ouvrage. Le but unique de l'auteur a été de décrire les procédés employés dans les divers arrondissements du département^ convaincu que^ de nos jours ^ la science agricole a plus à gagner à la connaissance exacte des faits qu'à la discussion de principes dont l'application varie suivant les exigences particulières de chaque localité.
Grâce au concours empressé des proprié-
taires et des cultivateurs ^ les renseignements ne m'ont pas fait défaut; l^v noms cités dans mon livre sont la garantie de ce que je rapporte. Toutefois^ maigre les lumières dont Mai tat entouré mes redierches et l'approba* tion- dont le Comité consultatif d'agriculture les a honorées, je ne saurais me dissimuler les écueils d'une route nouvelle que personne n'avait encore frayée jusqu'ici; j'espère aussi que le lecteur m'en tiendra compte. Quoi qu'il advienne, j'ai la conscience de n'avoir rier négligé pour remplir dignement la mission que l'administration m'avait confiée , et J€ puis dire avec Montaigne : « Ceci est une oeuvre de bonne foi. »
Paris, le I*' décembre i84o.
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