EXAMINATEURS DE LA THÈSE
MM. BRETIN, président ; LEULIER, assesseur ; ROCHAIX et MANCEAU, agrégés
La Faculté de médecine de Lyon déclare que les opinions émises dans les
dissertations qui lui sont Présentées doivent leurs auteurs, et qu’elle n
tre considérées comme propres à entend leur donner ni approbation ni improbation,
MEï's ET AMICIS
Avant-Propos
Avant de terminer notre travail, qu’il nous soit permis d'adresser à M. le Professeur BRETIN toute la reconnaissance que nous lui devons pour nous avoir confié le sujet de cette thèse et nous avoir guidé de ses conseils éclairés. Qu'il veuille bien trouver ici le témoignage de notre gratitude et de notre respectueux dévouement.
M. le Professeur agrégé MaNCEAU a bien voulu mettre à notre disposition son laboratoire de l'Ecole de Santé Militaire. Près de lui nous avons toujours trouvé le meilleur accueil et son expérience fut toujours à notre disposition; nous l’assurons de toute notre reconnaissance.
Nous adressons aussi nos remerciements à M. le Professeur LEULIER et à M. le Professeur agrégé RocHaix, qui nous ont fait l'honneur d’accepter de faire partie du jury de notre thèse.
M. ABRIAL, conservateur des Collections de Matière Médicale, fut pour nous un guide remarquable et dévoué: il nous a prodigué avec une constante bonne grâce son aide et ses conseils, qu’il veuille bien
os
agréer l’assurance de notre profonde reconnaissance.
Enfin, il nous est agréable de remercier M. Dubreuil, Docteur en pharmacie, pour la documentation chimique qu’il a mise à notre disposition, qu’il accepte le témoignage de notre fidèle amitié.
Introduction
Le genre Agrimonia comprend suivant les auteurs un nombre assez variable d’espèces. DuRAND dans . son « Generum Phaneroganum >» ne signale que 10 espèces. BREHM, dans le « Monde des plantes », dit que ce genre n’est formé que par une vingtaine de bonnes espèces, tandis que l’Index de KEw avec ses suppléments en signale environ 25.
Les espèces de ce genre sont réparties dans toutes les régions tempérées ou sur les montagnes des régions tropicales de l’hémisphère nord et de l’Amérique australe.
SPACH, dans son « Histoire des Plantes Phanérogames » ne signale que sept espèces dont trois appartiennent à l'Amérique septentrionale, une au Népaul et les autres à l’Europe. En France on ne trouve qu’une seule espèce : l’Agrimonia Eupatoria pour la plupart des auteurs, mais quelques-uns montent au rang d'espèce une forme de cette dernière connue
sous le nom d’Agrimonia odorata. L’Index de KEw la fait figurer comme une bonne espèce.
Dans ce travail dont le sujet nous a été indiqué par M. le Professeur BRETIN, nous étudierons surtout l’'Agrimonia Eupatoria très commune en France et qui fut utilisée très longtemps dans la Médecine officielle; elle ne l’est plus dans la majorité des pharmacopées mondiales. L’herbe a figuré au Codex francais de 1818, de 1866 et de 1884, au Codex autrichien de 1812, à la Pharmacopée danoise de 1772, aux différentes Pharmacopées espagnoles de 1794 à 1884, à la pharmacopée mexicaine où elle est encore inscrite, et au premier Codex norvégien de 1854.
Les feuilles figurent au Codex français de 1837 et à celui du Portugal de 1876 encore en vigueur.
Malgré sa déchéance dans la médecine officielle elle est restée un médicament populaire précieux et très connu ; les habitants du sud-est de la France conservent l’Aigremoine avec soin car ils en apprécient les propriétés astringentes. Suivant les régions cette plante porte des noms différents.
La plupart des auteurs même modernes parlent de ce végétal en raison de son emploi courant en médecine populaire ; LECLERC écrit dans son Précis de. Physiothérapie : « L’Aigremoine dont toutes les parties renferment du tanin associé à une huile essentielle a la réputation séculaire d’un astringent particulièrement utile dans les affections de la bouche et du pharynx : aux malades atteints d’angine, BoERHAVE recommandait en gargarismes sa décoction édulcorée de miel rosat. Cette médication m’a