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Aide au Collège Mathieu, le seul collège français de la Saskatchewan: appel de O.-E. Mathieu

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Le COLLEGE "DE GR: AVELBOURG, ouvert le 12 dé- ‘cerbre 1918, a été fondé pour les Cénadiens français de la : px ince de Saskatchewan. Il compte déjà près de cent élè-

ves. Depar sa vharte, votée à la Législature Provinciale le - .. 17 décembre 1947, 11 peut éniettre des diplômes de Cours

Commercial et Académique. Affilié à l'Université Laval de

"Québec, le 19 mars 1919, il prépare les élèves aux Grades Universitaires.

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Durant les deux premières années, le collège a été di. rigé par des prêtres- sévuliers. .qui se sont efforcés de donner” aux jeunes gèns-éonfiés-à- euts: js0imse genre de formation

- morale qui répond au aux exigénes de leur foi religieuse et Le : mode d’instruction que demandent les aspiraticns et la mén- * talité de leur.race et les beoins de leur pays. Le succès de ces deux dernières années, malgré s-difficultés sa sané nom-= “bre dés débuts, a dépassé toute attente.

Mais le besvin d’un plus-grand nombre de pro fesscurs ” pour le développement normal dé l'oeuvre se faisant sentir tous leS jours davantage, il devenait impégieux, vu la diffi. culté, pour ne.pas dire l'impossibilité desrecruter le, ,person- “nel.parmi le clergé scculier de s'adresser: à une cominunattté religieuse. - - 7

, Ÿ thieu, Arçhevêque de Régina, qui. avait montré pour cette oeuvre üné’ sollicitude toute particulière et qui ln veut voir + ‘établie sur” des bases solides ct pour toujours, jugea à propo:

- + C’est pourquoi Sa Grandeur Menseigneur O. E. Ma-

d'appeler à à da direction du Collège de Grav elbourg les Re-

vérends Pères Oblats de Marie. -Immaculée ‘qu, au point de

vue pédagogique et national, offrent toutes les garanties,

voulues. Ce choix a rencontré l'approbation. unanime.

Les RR. PP. Oblats dé Marie Immaculée, sur la de- .

mande de Sa Grandeur Mgr l’Archevêque, ont pris la direction de la maison au début de l’année 1920, en attendant qu’ils en deviennent dûment propriétaires. Moins riches en

espèces sonnantes qu'en dévouement, ils n'ont pu assumer

la dette sur les immeubles qui demeurent, pour le présent,

. la propriété de la mense épiscopale. e. LT

C'est dans lé but de libérer ces propriétés que S. G.: Mgr

* Mathieu lance le présent appel à ses compatriotes.

Sa Grandeur estime que sa tâche ne séra pas achevée tant qu’il n'aura pas assuré, d’une. façon permanente, l’ave- Air du collège français. Parmi les nombreux admirateurs que “compte Mgr:O. E. Mathieu;-prêtres qu'il à lui-même formés, hommes de professions libérales, plusieurs se sont déjà môn- “tréscheureux de s’acquitter envers lui èn donnant leurs’'contributions pour ‘Voenvre dont il a dit souvent qu’elle était

n. «l'oeuvre : de‘sa vie”ét qu’il mourrait content s'il pouvait, a-

.. vante disparaître, la voir établie sur des “bases inébranla-

. bles”. Espérons que- ces lexemples seroht imités. * .

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Voilà coniment {a reconnaissance des Ffanco-Canadiens

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de Ia Saskatchewan a baptisé le nouveau Collège français de Sa Grandeur Monseigneur Ma-' thieu, archevique de Régina, restera dans l’histoire de notre pays comme l’apôtre par excellence de l'éducation.

Gravelbourg. C’est juste.

Doué des plus haufes qualités du.coeur et de l'esprit, Monseigheur Mathieu devait être prompt à comprendre les besoins de l’enfance et de la jeunesse, comme il devait être

. pressé de Jes satisfaire. Voilà pourquoi tout jeune encore, et ?

même avant sa prétrise, il consacra ses remarquables talents

à V éducation. .

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Monseigneur Mathieu est bien connu à Québec où il passa sa vie at Séminaire et à l’Université avant son élection au siège épiscopal de Régina. C’est là au Séminaire de Québec et à l'Université Laval qu’il éleva au moins quatre. générations de cettè célèbre Alma Mater qui compte dans toutes les classes de notre monde canadien un si grand nombre d'hommes qui sont devenus les gloires de notre pays après en avoir été les fidèles serviteurs ef les grands bienfai-

teurs.

En arrivant fi dans l'Ouest, pouvait pas ne pas s'imposer à tout notre monde religieux et eivil. Sa haüte personnalité précédée d'une si belle et si gran- . de réputation devait commander le respect et l'admiration de tous, mêrne des protestants, comme elle devait être le bou-

- lier derrière lequel s’abritèrent bien vite les droits-de la

Monseteneur Mathieu ne

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minorité catholique et française. Et son oeil d'éducateur ne . manqua pas de voir. ici, dans notre province,-le pressant besoin d’un collège qui continuerait-en Saskatchewan ‘la tra dition de culture intellectuelle classique et française qui fait de nos Franco-Canadiens des hommes supérieurs. Aussi

‘son premier rêve d’évêque apôtre fut-il la fondation d’un:

collège classique français.

(Il a réalisé ce rêve il y a deux ans passés. Il s'agit maintenaht, d’asseoir Cette oeuvre sur des bases solides non- 7 seulement de survivance, mais en : Plus, de progrès rapide et-

sûr.

Les F ranco-Canadiens de la Saskatchevan ont cru qu’en cette circonstance c'était pour eux un devoir de reconnais- ‘shrfte de baptisez ce nouveau collège du nom de “Collège Mathieu.” Ce nom béni va assurer le succès de |’ entreprise * tout en redisant aux générations futures la reconnaiss sance d’une race à celui qui en est une des gloires les plus pures. et.

les plus éclatantes.

Ainsi le Collège Mathieu, à Gravelbourg, : restera le

monument qui chantera dans notre pays le nom de ce grand

- évêque qui a aimé si passionnément Dieu, l'Eglise et la patrie. ‘ 17

-. Vive le Collège Mathieu et bénis tous ceux qui s’en feront les généreux bienfaiteurs! -

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Are de SG. Mgr. ©- Æ. Mathieu, CR Accheuèque de Régina.

. CA 585 Compatriotes Ce

a ya à dix ans dé, je quittais le Séminaire de Québec et l’Université Laval, ces deux oeuvres faites de tout ce qui « est capable de séduire une âme élevée et de forcer ses sym- . pathies, oeuvres faites de dévouement, de générosité, d’ abné-, eu.

” gations et de sacrifices; ces maisons renfermaicnt, mes affec- .

tions les meilleures, mes sonvenirs les plus doux, ceux.dont’, l'image toujours présente me suit jusqu'au soir de la vie,

°- plus aimée que jamais aujourd” hui que les dernières ombres descendent sur dés jours qui déclinent.

| = Je. me séparais de ces nombreux et chers élèves que je ‘ renContrais à tous mes pas et que j'étais toujours fier de revoir, fier d’avoir mis de ma vie dans leur vie, de mon coeur. .- dans leur coeur. J'étais porté à croire que leurs travaux

. féconds étaient un peu les miens. -

Je quittais la vieille et belle province de Québec, ma « province natale, celle où se sont déroulés les beaux gestes de : nos ancètres, où l’on peut: admirer la noble émulation qui

- existe entre les différentes nationalités. Ici, je puis être ‘ahuri de,travail; mais il y & toujours une case dans mon cer- =: Veau peur penser à elle et le coeur tout entier. pour. l'aimer. « ‘ Souvent je n me enfernié” sul pour feuilleter ce beau livre qu'on appelle la mémoire;'bien beau en effet quand ce n’est .X . pas l'esprit seul ou la curiosité qui l'ont écrit, maïs encore et à surtout le coeur. Alors je me retrouve au milieu de ceux qué. “ Jai. tant aimés; je revois la, vie que j'ai menée au milieu d'eux” et un rayon de bonheur échauffe mon coeur.

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des arrivé ici avec l’idée que s’iles la-qission de léväque ct du prêtre une ocuffe qui doive être objet de sa sollicitude et de sa prédilectidn ut de tous ses efforts, | ‘ la pensée de tous ses instants, c’ès celle de l'éducation de la . -- jeunesse qui est la. portion la plus -pure, la plus intéres ssante : du troupeau, l'avenir et la ressource de la société. … L'enfant, . OR JE. dit bien souvent, c’est l'espérance de l'Eglise et de la patrie, c’est l’homme de l'avenir, c'est. LI famille, Ja cité, le peuple de demain. - ot . D

J'ai vu de suite qu’il nous fallait absolument des écoles ayant pour base l'instruction religieuse. Il m’a été facile: de constater que, pour le bien et le salut de notre chère ‘Eglise, il fallait nécessairement former une génération renfermant plus de catholiques éclairés, instruits, capables de rendre témoignage à à la vérité, de dissiper les ignorances, lez

: préjugés, les idées fausses et de faire prévaloir la justice.

Après avoir réfléchi, pris conseil et surtout. après avoir beaucoup prié, pour la paix et le: -bonheüt de tous, j'ai cru. --- devoir ouvrir deux collèges: l’un à Régina pour les enfants

| de langue anglaise et ceux appartenant aux nombreuses dif: férentes nationalités qui peuplent la province, l’autre poùr ceux de descendance française. Dans ces deux maisons, nos catholiques ‘pourront placer leurs enfants et leur faire recevoir une éducation qui donnera satisfaction aux ekigences de : “leur conscience, aussi bien qu aux désirs de l'Etat. ee

Pour les organiser et les - fonder, ces deux oeuvres ont besoin d’être secourues; mais la vie du collège français dépend absolument de l’aide qu’il recevra dé l'extérieur.

Depuis longtemps on me prie, on me supplie de faira un appel à à nos ‘compatriotes de la province de Québec. Il © | m'en a beaucoup coûté; car je sais. qu’ on s’adrésse souvent : à eux pour des oeuvres qui ont à se faire: près d'eux et auxquelles ils sont tenus de s'intéresser. . Mais je me rends

- enfin au désir qu’on ne cesse de m’exprimér, en me rappel lant que dans cette chère “province il y en æ un' si grand

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: nombre qui sont persuadés-que l'argent donné pour des

— bonnes oeuvres n’a jamais conduit personne à l'hôpital, que. Dieu rend toujours au centuple ce ‘qu’on veut bien offrir à - dés oeuvres appelées à à procurer.sa gloire. -

+: À s'agit de notre belle langue qu’il faut sauvegarder,

+ du bien.de notre chère Eglise à laquelle cette larigue est in-

. séparablement unie; il s’agit d’aider à faire donner aux en-

fants de leurs, compatriotes une éducation qui fera d’eux

non seulement des ‘hommes instruits mais encore des hom-

4 mes vértueux, une éducation qui les armera pour la lutte, les

rendra vraiment épris de leur liberté, fièrement jaloux. de.

. leurs droits et en état de les défendre, une éducation qui leur

- 7. permettra de faire aimer et respecter Jeur belle province d'origine. N - -

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