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CHAPITRE II

MALADIES DE LA PEAU

Exanthèmes. Érysipèle. Érythème. Urticaire. Vésicules. Eczéma. Herpès. Gale. Miliaire. Bulles. Pemphigus. Rupia.

Pustules. Acné. Sycosis. Impétigo. Ecthyma. Teigne. Favus.

Papules. Lichen. Prurigo.

Squames. Pityriasis. Psoriasis. Ichtliyose.

51. Érysipèle. — Symptômes. — 1° Locaux : Rougeur, tuméfaction de la peau ayant une étendue peu considérable ; transition brusque des parties malades aux parties saines par une sorte de bourrelet érysipélateux ; chaleur vive, douloureuse. Plaques d'un rouge clair, vif, jaunâtre (E. bilieux) ; — disparaissant momentanément par la pression ; puis vésicules miliaires, phlyctènes, bulles {E. phlyctênoïde , bulleux , phlegmoneux).

— Infiltration du tissu cellulaire sous-cutané (E. œdémateux). — Engorgement des ganglions voisins; diminution du 7e au 9e jour ; desquamation. — Autour d'une plaie, douleurs locales; rougeur des bords de la plaie; surface sèche, brûlante; suppuration séreuse; engorgement des ganglions voisins {E. traumatique).

2° Généraux : Prodromes; frissons; céphalalgie; nausées; vomissements; constipation ou diarrhée; pouls dur, fréquent; induration douloureuse des ganglions placés dans le voisinage de la partie où apparaîtra l'érysipèle ; durée 2 ou 3 jours avant l'exanthème.

L'érysipèle peut être fixe, — ambulant, — épidémique, — sporadique, — bénin, — malin.

Ne pas confondre avec inflammation accidentelle de la peau, érythème (52), urticaire (H), scarlatine (12), angioleucite (75).

Traitement. — 1° Général : Repos; boissons délayantes acidulées ; saignée générale ou sangsues loin du siège de l'érysipèle

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selon l'intensité des symptômes et la force du sujet; purgatifs, eau de Sedlilz, limonade purgative, huile de ricin; en cas dembarras gastrique, émétique (0,05 à 0,10) ou éméto-cathartique.

If . Sulfate de soude 20 gr.

Tartre stibié 0F,05 â Or, 10

2° Local : Onctions avec l'huile d'olive, la glycérine, l'axonge récente, la pommade camphrée; compresses imbibées de décoction de fleurs de sureau, de graine de lin, de. laitue, de pavots, de morelle ; cataplasmes froids de graine de lin ou d'amidon ; collodion élastique, quand l'épiderme n'est pas déchiré; solution de sulfate de fer (érysipôle traumatique).

IL Sulfate de protoxyde de fer 30 gr.

Vésicatoire, onguent mercuriel, cautérisation linéaire ou ponctuée, incisions, mouchetures. Saupoudrer avec amidon, sous-nitrate de bismuth, poudre de riz.

2£ Amidon pulvérisé 60 gr.

Camphre 2 à 10

Chez les enfants, badigeonner avec un pinceau trempé dans

2£ Camphre 10 gr.

Tannin 5 —

Éther sulfurique 25 —

Si la douleur est vive, extrait thébaïque (0,02 à 0,03) toutes les 4 heures. S'il y a délire nerveux, potion calmante :

"2f Potion gommouse 100 gr.

Extrait thébaïque Os', 10 à 0s',?0

Teinture de musc 1 gr-

Sirop simple 30

ou bien alcoolature d'aconit (2 à 4 gr.) dans un julep ; alcoolé de fer chloruré (15 à 20 gouttes toutes les 2 heures).

Si l'érysipèle est phlegmoneux, émissions sanguines générales et locales ; cataplasmes ; bains; pas de topiques irritants ; incisions prématurées; compression; quelquefois sulfate de quinine.

52. Éry thème. — Symptômes. — 1° Locaux : Rougeurs légères, superficielles, mal circonscrites, avec ou sans saillie, disparaissant sous la pression ; peu ou pas de chaleur ; pas de gonfle-

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ment ; quelquefois suintement par suite d'excoriations (Ery thème superficiel). — Plaques saillantes, peu étendues, rouges, violacées (É. populeux). — Mêmes symptômes, mais persistance des plaques (É. tuberculeux). — Taches plus élevées, ayant de 1 à 3 centimètres de diamètre, durant 10 à 12 jours, et se manifestant surtout aux jambes, quelquefois aux bras (É. noueux).

2° Généraux : Le plus souvent nuls, excepté dans la forme noueuse où existent des symptômes gastriques et arthritiques.

Ne pas confondre avec érysipôle (51), scarlatine (51), urticaire (11).

Traitement. — Lotions émollientes; bains amidonnés ou alcalins, ou de son ; boissons acidulées ; saupoudrer de lycopode, d'amidon, de poudre de riz, de vieux bois; purgatifs, émétocarthartiques dans la forme noueuse.

53. Eczéma aigu. — Symptômes. — i° Locaux : Vésicules petites, aplaties, nombreuses, agglomérées, ou bien pustules, papules, fissures, squames se manifestant sur des surfaces enflammées, quelquefois avec suintement séreux, séro-purulent, puis desquamation épidermique (E. simple ou vésiculeux). — Inflammation cutanée prodromique; surface rouge, tuméfiée; puis vésicules dont le suintement excorie la peau; formation de squames dont la chute met à découvert une surface rouge, humide, enflammée; durée, 15 à 20 jours, puis passage à l'état chronique (E. rubrum). — Phlegmasie plus intense; vé^ sicules pustuleuses, jaunâtres, squames plus épaisses (E. impétigineux). — Fissures épidermiques,avec sécrétion séreuse dans les fissures, puis squames accompagnées de douleurs, cuissons, démangeaison.

Dans tous les cas, chaleur et démangeaison plus ou moins intenses.

Ne pas confondre avec herpès (55), impétigo (02), érythème (52), pemphigus, (57), psoriasis (68), lichen (65).

2° Généraux : Nuls, excepté dans la forme impétigineuse.

Traitement. — Cataplasmes de fécule de pommes de terre ; lotions émollientes, glycérolé d'amidon; poudre d'amidon, de riz, de sous-nitrate de bismuth; bains émollients, gélatineux.

2£ Colle de Flandre 500 à 1000 gr,

Eau chaude 10 litres.

F. dissoudre a chaud et mélangez avec l'eau du bain : bains de son (2 kilogr.). — Boissons acidulés, rafraîchissantes, limonade. — Un ou deux purgatifs salins, eau de Sedlitz, de Pullna,

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de Fricdrichshall, Kissingen, Hombourg, etc., limonade purgative ; puis au déclin, boissons arriéres, houblon, pensées sauvages, fumelerre; bains alcalins .(sous-carbonate de soude, 125 à 250 gr.); lotions alcalines. Régime adoucissant et léger. Pas de pommades à cette période. Contre l'eczéma aiyu généralisé et récent, eaux sulfureuses faibles, Saint-Gervais, Baden en Suisse, Bagnols de l'Orne, La Roche-Posay, etc. (Bazin).

54. Eczéma chronique. — Symptômes. — Locaux : Sécrétion abondante; surfaces rouges, excoriées ou bien squameuses: ces éruptions se succèdent avec exacerbations. D'autres fois, sécrétion à peine sensible ou nulle; squames sur une surface sèche, fendillée; prurit intense avec exacerbations le soir ou à la suite de causes diverses.

Siège principal : 1° Cuir chevelu chez les enfants (teigne amiantacée, furfuracée); 2° oreilles, surtout chez la femme et les enfants; 3° organes génitaux, scrotum, grandes lèvres, anus, cuisses; 4° mamelles, chez les nourrices; 5° mains, chez les épiciers.

Ne pas confondre avec herpès (55), gale (56), lichen (65), psoriasis (68), impétigo (62).

Traitement. — Bains simples, émollients, gélatineux; envelopper les parties malades dans la toile vulcanisée pour les soustraire à l'air (Colson) ; bains de vapeur quand l'eczéma est sec; douches de vapeur; bains alcalins. Quand il y a absence d'inflammation, bains sulfureux (sulfure de polasse, 60 à 125 gr.; acide chlorhydrique, 5 à 8 gr. pour un grand bain) ; lotions alcalines.

Contre les démangeaisons souvent intolérables, lotions avec solution de sublimé, d'acide phénique, de borax.

Sublime. . . ,

Alcool

Eau

Diss. pour

lotion.

0,t0 à 0,20 gr.

IL Acide phénique... 0,10 gr.

Alcool» 0,10 —

Eiui 100 —

Diss. pour lotion.

If Borax.

Eau. . ,

Diss. pour lotion.

2 à 10 gr,

'IL Cyanure de potassium 0,IOàO,25gr.

Cératoucoldcream. 30 —

F. s. a. pommade.

Combattre la sécheresse de la peau et en prévenir les gerçures avec les lotions émollientes tiôdes, le cérat, la glycérine, le glycérolé d'amidon, les pommades camphrée, mercurielle, au goudron (2 à 4 gr.), à l'oxyde de zinc (0,50 à 1 gr.), à l'huile de cade (2 à 10 gr.).

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IL Cérat frais ou coldcream. 30 gr. I 2£ Cérat frais ou cold cream. 30 g.

Précipité blanc 0sr,25 à.4 — [ Sublimé 8sr,05à0,10

"2f Cérat frais ou cold cream. 30 gr. j ^ Cérat frais ou cold cream. 30 gr.

Protonitrate de mercure. OBi",05àO,10 Cétine 4 —

1 Sulfate de fer 0s'-,40à0,50

Contre l'eczéma ancien, liehénoïde, partiel : eaux sulfureuses fortes de Barôges, Luchon, Gauterets (Bazin).

Chercher si l'eczéma est sous l'influence d'une dialhôse scrofuleuse, herpétique, arthritique ou syphilitique, et prescrire un traitement général approprié.

S'il est scrofuieux : Tisane amère et sirop antiscorbutique; huile de morue, sirop d'iodure de fer; vin, sirop de quinquina; un ou deux verres d'eau de Sedlitz tous les 4 ou 5 jours, ou bien

"2f Pensées sauvages , 8 à 15 gr.

Follicules de séné '. 4 à 10 —

Eau bouillante 3 à 4 verres.

S'il y a hermétisme : préparations arsenicales : solutions de Fowler (4 à 25 gouttes), de Pearson (10 à 40 gouttes); granules d'acide arsénieux de 0,001 (2 à 10 par jour) : pilules de Dioscoride (o à 15).

"2fi Arséniate de soude ou d'ammoniaque * 0gr, 10

Sirop amer...' 350 gr.

1 à 2 cuill.

\ ou 2 pilules asiatiques (ac. arsénieux); pilules d'arséniate de fer chez les lymphatiques :

'if Arséniate de fer 0sr,50

Extrait de douce-amère ou conserve de roses.. 5Br. F. s. a. 50 pil. ; ï à 12 par jour (Hardy).

S'il y a arthritisme : Saponaire, pensées sauvages, sirop de fumeterre, d'orme pyramidal. Avant les repas, 1 cuillerée du sirop suivant : bicarbonate, lactate, benzoate de soude, magnésie, eau de chaux.

IL Sirop de fumeterre ou de saponaire 500 gr.

Bicarbonate de soude 5à8

Eaux de Vichy, aux repas. S'il y a syphilis, voir (29).

Régime sévère ; éviter les excès alcooliques et autres. Au déclin, eaux sulfureuses faibles en boissons ou en bains, Enghien, Pierrefonds, Barèges, Ludion, Uriage, Saint-Gervais.—

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S'il y a complication de rhumatisme, de névralgies, Royal, Plombières. — S'il y a catarrhe, Mont- Dore, la Bourboule, Cauterets, Louesche.

55. Herpès. — Symptômes. — Locaux : Éruption de vésicules grosses comme un grain de millet, réunies en groupe sur une base enflammée, et occupant une ou plusieurs surfaces bien circonscrites, séparées entre elles par des intervalles sains ; cuisson, fourmillements, brûlures; au bout de 4 ou 5 jours, résorption ou desquamation. Dans quelques cas les vésicules sont plus grosses et en groupe plus considérable (IL phlyctênolde); — elles siègent aux lèvres (H. labialis) ; — au prépuce (H.preputialis ., avec ou sans desquamation, qu'on ne confondra pas avec le chancre (27, 28) ; — sur une moitié du thorax (If. zona) ; — autour de taches circulaires sont de petites vésicules globuleuses, puis des squames (H. circiné); — groupe de vésicules entourées d'anneaux érythémateux de nuances diverses (F. i ris) ; — à la tête et au cuir chevelu, plaques arrondies couvertes de petites "vésicules qui s'étendent excentriquement et auxquelles succède la desquamation; chute des cheveux; durée longue [H. tonsurant).

Ne pas confondre avec eczéma (53), dont toute la surface est rouge ; pemphigus (57), chancre (27, 28), lichen (65),favns(64).

Traitement. — 1° État aigu : Repos; tisanes rafraîchissantes, eau d'orge, limonade ;, régime non excitant. Dans les cas très-aigus, saignée générale ou locale; lotions émollienles; lotions avec l'eau de Goulard étendue ; saupoudrer avec l'amidon ; collodion élastique dans quelques cas de zona. En cas d'escarres, poudre de quinquina, de tan, de charbon ; lotions vineuses, alcooliques.

2° État chronique : Pommade au calomel (54); lotions et bains alcalins, sulfureux, etc. Combattre la diathèse (54).

Contre VU. phlycténoide : Antiphlogistiques.

Contre V H. preputialis : Injections mucilagineuses, à la glycérine, entre le gland et le prépuce. Eaux d'Gnghien, Eaux-Bonnes à l'intérieur; charpie entre le prépuce et le gland pour prévenir le phimosis.

Contre l'H. zona : Collodion ; amidon ; vésicafoires opiacés en cas de douleurs vives consécutives.

Contre VH. tonsurant : Pommade au calomel, au borax (2 gr.), au tannin (2 gr.), au sulfure de chaux.

56. ftale. — Symptômes. — 1° Locaux : Petites vésicules transparentes au sommet, avec prurit intense, dues à la présence de l'acarus, existant dans l'intervalle des doigts, aux poignets, aux

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bras, aux aisselles, sur le ventre, etc., presque toujours ecor-

chées par les malades; petit sillon où loge l'acarus. 2° Généraux : Le plus souvent nuls, quelquefois intenses. JVe pas confondre avec eczéma (53, 54), lichen (65), prurigo

(66) ; ne pas oublier que la gale se complique quelquefois de

ces affections.

Traitement. — Exclusivement local : Tuer l'insecte et ses œufs en ouvrant le sillon; frictions générales pendant une demiheure avec le savon noir, puis grand bain, et ensuite frictions avec la pommade d'Helmerich :

IL ►Axonge 60 gr.

Soufre sublimé 15 —

Sous-carbonate de potasse 8 —

Continuer pendant deux jours. Frictions avec l'essence de térébenthine (une seule) ou avec l'huile de pétrole, ou avec le sulfure de calcium liquide.

57. Pemphigus aigu ou Pompholix. — Symptômes. — i °Locaux : Bulles séreuses de i à 5 centimètres développées sur des surfaces rouges et enflammées, puis, après 3 ou 4 jours, croûtes épaisses, excoriations superficielles ; quelquefois retour successif de ces symptômes.

2° Généraux : Malaise ; soif; inappétence ; frissons.

Traitement. — 1° Local : Eviter l'excoriation, préserver du frottement; poudre d'amidon ; pansement simple des excoriations.

2° Général : Diète légère ; laxatifs au besoin ; boissons acidulés, limonade; repos.

58. Peniphigus chronique. — Symptômes. — 1° Locaux : Larges bulles contenant une sérosité citrine ou sanguinolente^ se rompant au bout de 10 à 12 h. et faisant place à des excoriations suivies de croûtes ; retour successif de ces phénomènes. Dans le pemphigus foliacé, le corps est tout couvert de croûtes lamelleuses ayant quelque ressemblance avec la pâtisserie feuilletée ; dans le pemphigus prurigineux, papules et prurigo, quelquefois une seule bulle solitaire.

Ne pas confondre avec rupia (59), ecthyma (63)i Chez les enfants, se méfier du pemphigus syphilitique qui siège à la paume des mains, à la plante des pieds;

Traitement; — 1° Local : Bains simples, amidonnés, prescrits avec réserve pour ne pas trop macérer la peau. Si lë pemphigus est limité, cataplasmes saupoudrés de charbon et de quin-

2— savon ae potasse *u gi.

Soufre sublimé.. 10 —

Essence de citron 1 —

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quina; saupoudrer abondamment d'amidon sec, surtout dans la variété foliacée.

2°. Général : Toniques; ferrugineux: eau vineuse; café de glands; amers. Régime reconstituant.

Chez les enfants nouveau-nés : Liqueur de Van Swieten (1 cuill. à café par jour dans de l'eau sucrée); bains avec 2 à 5 gr. de sublimé. Iodure de potassium (1 à 3 gr. par jour) à la nourrice.

59. Rupia. — Symptômes. — Locaux : Bulles plus ou moins volumineuses de \ centimètre environ, isolées, aplaties, renfermant un liquide d'abord séreux, puis purulent (il est séreux dans le pemphigus); puis croûtes souvent très-épaisses; puis ulcérations plus profondes (elles sont superficielles dans le pemphigus), et empreintes consécutives d'une couleur rouge livide {R . simple x).

Quelquefois, bulles plus grosses, croûtes plus épaisses, ulcérations plus profondes; inflammation circonscrite de la peau; puis soulèvement de l'épiderme par un liquide noirâtre, épais, qui se concrète en croûte; plusieurs bulles se succèdent à la même place, donnant un aspect d'écaillé d'huître; sous ces croûtes, ulcère blafard, arrondi (R. prominens).

Chez les enfants cachectiques, taches livides, proéminentes, au cou, à la poitrine, à l'abdomen, aux bourses ; bulles séreuses ou sanguinolentes; ampoules entourées d'une aréole violacée, contenant un liquide noirâtre; ulcérations gangréneuses félidés (R. escharotita).

Ne pas confondre avec pemphigus (o7), ecthyma (63), qui est pustuleux.

Traitement. — 1 0 Local : Ouvrir les bulles ; panser avec le linge fenètré et cératé; après la chute des croûtes, lotions aromatiques, saupoudrer avec la crème de tartre; lotions émollientes en cas de douleurs. Dans le rupia prominens , cautérisation avec le nitrate d'argent, avec Te nitrate acide de mercure, avec la pommade au protoiodure ou au deutoiodure de mercure i

2° Général : Bonne alimcnlalion ; bonne nourriture; amers: sirop de quinquina; repos ; grand air.

Chercher s'il y a lymphatisme on syphilis ; dans ce dernier cas, sirop de deutoiodure de mercure ioduré.

'if Protoiodure de mercure

Axoiipe purifiée. . ..

1 à 2 gr.

0sr,60 à I gt.

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Deutoiodurc de mercure 0sr,10

Iodure de potassium S gr.

Eau !> —

Sirop de sucre 250 —

F. s. a. Une à deux cuill. à dessert.

60. Acné. — Symptômes. — 1° Locaux : Affection pustuleuse siégeant dans les glandes sébacées de la peau et caractérisée par l'hypertrophie de ces petites glandes, avec altération de la matière sébacée, qui tantôt est retenue dans la cavité, tantôt épanchée au dehors; existant au front, à la face, sur les épaules, reposant sur une base un peu enflammée ; sans chaleur ni douleur [acné simplex).— Quelquefois apparition de points noirâtres, saillants au sommet de la petite pustule (A . punctata).

— Peu ou pas de suppuration; induration de la pustule et de sa base ; rougeur livide (A. inclurata). — Hypersécrétion des follicules sébacés, surtout à la face, peau huileuse; la matière sébacée est liquide (A. sebacea fluens), ou bien concrète, dure, squameuse, croûteuse (A. sebacea cmstata). — Couleur violacée du nez, de la face; peaji rugueuse surtout après les excès de boissons, les repas; lignes bleuâtres variqueuses (A. rosacea ou couperose). — Tumeurs rouges violacées sillonnées de veines hypertrophiées ; siégeant principalement au nez qui est considérablement augmenté de volume (A. hypertrophique).

— Petites pustules existant sur le cuir chevelu ou dans la barbe, à base saillante, à sommet ombiliqué et souvent traversée par un poil, puis desquamation de la pustule; souvent picotement, démangeaisons et chute des poils (A. pilaris). — Petites tumeurs cutanées indolentes, présentant au centre un point noir par lequel sort la matière sébacée, avec ou sans pédicule, ressemblant à un grain de variole (A. varioliforme) . — Volume d'un gros pois, coloration normale, tumeur arrondie, rénilente quelquefois flasque (Molluscum).

Ne pas confondre avec impétigo (82), lichen (60), sycosis (01), ni l'A. pilaris avec syphilis (2&, 29).

Traitement. — 1° Local : Variable selon les formes.

Contre l'A. simplex : Lotions émollientes, d'eau de son, de guimauve, de graine de lin, de glycérine, de semences de coings; fumigations émollientes; cold cream.

Contre l'A. sebacea : Lotions d'eau chaude additionnée de quelques gouttes d ammoniaque, lotions sulfureuses; onctions d huile de cade, d'huile de noix d'acajou. Lotions alcalines, sur le déclin astringentes.

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'If Sous-carbonate ou borate de soude s à 10 gr.

Eau commune 30 j —

Diss. (Hardy).

Contre l'A. punctata, l'A. indura ta : Lolions excitantes de roses rouges, de petite sauge, de lavande, d'eau alcoolisée, d'eau de Gowland, lotions alcalines.

ÏL Bichlorure de mercure ou sublimé 1 gr.

Alcool °l- s-

Eau distillée 100 —

Diss. Une cuill. à café dans un verre d'eau chaude pour lotions.

lodure de chlorure mercureux ; pommades mercuiïelles :

IL Axonge ou onguent rosat. 30 gr. I If Axongc 30 gr.

Protoiodure de mercure. 08',10à— l Biiodure de mercure. Ob',05 a 0sr,50.

Axonge

Iodure de chlorure, mercureux

30 gr.

"if Axonge 30 gr.

Iodure de soufre. . 0srj50 à 1 Br,50

Insister sur les douches de vapeur prolongées.

Contre l'A.rosacea : Lotions chaudes matin et soir, avec eau pure ou additionnée de teinture de benjoin, eau de Cologne, liqueur de Van Swieten ; si l'acné est ancienne, pommades mercurielles ci-dessus.

2° Général : Régime doux ; boissons acidulés, limonade ; pas d'alcooliques ; laxatifs au besoin ; empêcher ou prévenir l'afflux du sang dans la partie supérieure du corps ; pédiluves sinapisés ; quelquefois saignées, sangsues; surveiller la menstruation; eaux minérales sulfureuses de Barèges, Luchon, Louesche, Schlangenbad, etC;, en bains, en douches.

61 . Sycosis ou mentagre . — Symptômes. — \ 0 Locaux : Petites pustules acuminées se rompant spontanément et formant une croûte; puis éruption successive et plus ou moins abondante, avec tension douloureuse, rougeur, induration, pouvant amener la chute des poils de barbe.

2° Généraux : Nuls.

Ne pas confondre avec acné (61), impétigo (02).

Traitement; — Local : Applications émollientes, glycérine, décoction de graine de lin ; cataplasmes de fécule ; boissons acidulés ; ne pas irriter la peau ; cesser l'ûsage du rasoir ; doc ches de vapeur ; lotions de sublimé quand la pé riôde aigU est passée ; voir Abne punctata (60).

MALADIES DE LA 1JEAU

Sublimé. . . .

Alcool

Eau distillée

0sr,5Ù à 1 gr.

62. Impétigo. — Symptômes. — 1° Locaux : Sur des taches rouges, saillantes, douloureuses, apparition de petites pustules confluentes donnant lieu à la formation de croûtes molles, jaunâtres, couleur de miel, épaisses, irrégulières, se renouvelant par la dessiccation d'un suintement plus ou moins abondant et laissant après elles des empreintes persistantes ; engorgement des ganglions correspondants. — Quelquefois les pustules reposent sur des taches érysipélateuses (I. ertjsipelatodes). — Elles sont disséminées, éparses, occupant les membres (I. sparsa). — Donnant issue à un liquide ichoreux, brunâtre, fétide (/. scabida,mélisagre clartreuse). — Elles occupent le cuir chevelu, accompagnées d'inflammation, de démangeaison, de suintement, de croûtes brunâtres, à odeur nauséabonde, avec présence de poux nombreux (I. granulata, porrigo). — Elles occupent le visage des jeunes enfants (I. larvalis), la tête (croûtes de lait). — Dans d'autres cas, démangeaison, dépression, suintement: cicatrice centrale, déprimée, froncée, lisse, s'étendant de l'angle interne de l'œil aux côtés du nez, ou bien gagnant en profondeur (L rodens).

2° Généraux : Nuls, ou bien malaise, inappétence, céphalalgie.

Ne pas confondre avec herpès (55), eczéma (53, 54), pemphigus (57, 58), rupia (59), ecthyma (63).

Traitement. — 1° Local t Cataplasmes de fécule ; lotions émollientes, calmantes ; glycérine, huile d'amandes douces; poudre d'amidon ; glycérolé d'amidon ; bains tièdes ; couper les cheveux , lotions d'eau tiède et de lait.

Contre l'impétigo rodens : Toucher avec la teinture d'iode, le nitrate d'argent, les caustiques de Vienne, de Canquoin, de Filhos; loctions chlorurées, vineuses.

2° Général : Boissons rafraîchissantes, acidulés, limonade ; repos; régime; émissions sanguines au besoin (?), laxatifs légers (53).

A l'état chronique : Bains sulfureux ; bains de mer ; douches de vapeur, douches sulfureuses. Combattre la diathèse dominante (54).

63. Ecthyma. — Symptômes. — Locaux: Pustules larges, arrondies, à base rouge, enflammée, dure, auxquelles succèdent des croûtes brunes, épaisses et une cicatrice (E. aigu). —

Plus larges^ moins circonscrites, ayant une aréole rouge violacé, contenant une humeur purulente, noirâtre, se conver-

Côrlieu, Aide-mém., I* édit. 4

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lissant en croules brunâtres au-dessous desquelles est une cicatrice. S'observe surtout aux jambes, chez les sujets cachectiques (E. chronique, infantile, livide , cacliectique) .

Ne pas confondre avec rupia (59), impétigo à l'état chronique (62).

Traitement. — 1° Local: Nul à l'état-aigu; toniques, aromatiques, lotions de quinquina, de feuilles de noyer, cautérisation.

2° Général : Bains, boissons délayantes, acidulés, laxatifs à Tétat aigu. Amers, ferrugineux, toniques, quinquina à l'état chronique. Combattre la diathèse.

64. Teigne, favus, porrigo. — Symptômes. — Locaux : Petites pustules du cuir chevelu jaunâtres, déprimées en godets appelés godets faviques, traversées par un cheveu dont le diamètre va en augmentant, isolées ou confluentes, à odeur caractéristique, accompagnées de rougeur de la peau, de prurit et amenant l'alopécie.

Nepas confondre avec impétigo (62), porrigo larvalis (62) ; herpès tonsurant ou porrigo scutulata (55), pityriasis (67).

Traitement. — Local : Epilation avec une petite pince à mors, après avoir frictionné pendant quelques jours avec une pommade à l'huide de cade (2 gr.), à l'huile de noix d'acajou (usr,50 à 1 gr., axonge 30 gr.), une pommade alcaline ; renouveler l'épilation 4 ou 5 fois en moyenne Immédiatement après l'épilation, lotion savonneuse et imbiber avec :

"2L Sublimé ou bichlorure do mercure .. 3 à 5 gr.

T Eau 500 -

Continuer pendant 3 ou 4 jours, puis pommade avec :

If Axonge 13 Br-

Huile d'amandes I fa 2 —

Glycérine.... 1

Turbith minéral ^T^°

. (Bazin).

65. Lichen. — SyMPTOMEs.— 1° Locaux : Eruption simullanée ou successive depapules, petites, agglomérées, ayant la couleur de la peau ou une couleur plus ou moins rouge, avec prurit, chaleur, suivies de desquamation {L. simple aigu). — Papules ayant conservé la couleur de la peau, et formant de petites saillies appréciables au loucher ; épaississement et exfohalion de la ppau (L. simple chronique). — Sur une surface érythémateuse, très-nombreuses papules' rouges, enflammées, saillantes, luisantes, avec chaleur ardente, cuisson et démangeaisons; puis

MALADIES DE LA PEAU. 63

petites ulcérations sur les papules, surface chagrinée, squames (L. agrius).

2° Généraux : Nuls ou peu prononcés, excepté dans le lichen agrius où le moral s'affecte.

Ne pas confondre avec prurigo (66), eczéma (54). Traitement. — \ 0 Local : Fomentations, lotions, bains émollients, mdcilagineux, narcotiques; lotions alcalines, mercurielles(13). Pommades alcalines, au goudron, glycérolé de goudron ; en duire avec un pinceau trempé dans l'huile de cade pure; pommade avec :

f Axonge 30 g,.

Calomel 4

Camphre , 1

lotions vinaigrées; cautérisation au nitrate d'argent.

2° Général .-Régime sévère ; limonade, pas d'alcooliques ni de café ; bonne hygiène.

66. Prurigo. — Symptômes. — Locaux : Papules un peu plus larges^ que celles du lichen, isolées, sans changement de couleur a la peau, avec prurit plus ou moins intense et surmontées d une croûte noire de sang coagulé, produite par le grattage (P. mitis on formicans). — Se manifestant chez les vieillard (P. senihs). — A la marge de l'anus (P. podicis). — Au pourtour de la vulve (P. pudendi ou prurit de la vulve). — Au pubis produit par des morpions (P. pubis ou pedicularis).

Ne pas confondre avec lichen (65), dont les papules sont plus petites, eczéma (53, 54), gale (56), qui a son sillon caractéristique.

Traitement, i» Local : Bains alcalins, narcotiques, sulfureux à une température élevée ; bains , douches de vapeur; bains de sublime (sublimé 16 gr., alcool 100 pour un bain): fumigations mercurielles (cinabre 30 à 60 gr. sur des charbons ardents); pommade camphrée, ou cyanure de potassium (2 Sr ) ou borate de soude (3 à 4 gr. pour 30), ou goudron (2 à 4 gr. PT *?)'>. ^J**™16 de goudron; pommmade d'Helmerich.

2 General : Amers, toniques, ferrugineux, bon régime si la constitution est mauvaise; pilules de Mégli'n, sulfate de quinine, préparations arsenicales (54).

SantP' ^iTnrola8i8;~;.SYT0MES- - Locaux : Exfo^tion incesnel é fnt "TSe 6 1 éSîderme aV6C ou sans démangeaison, la Se S ï^ £'™M,-jaunâtre (P. versicolor), — noir^ZJ,\ J h~ °U blen res,ant normale (P. alba),-se manifestant au cuir chevelu (P. capitis), au menton, dans les par- ' lies couvertes de barbe, pouvant amener la chute des poils

,;4 MALADIES GÉNÉRALES

Nepas confondre avec lichen («5), eczéma (53, 54) ichlhyose (69).

Traitement.— 1° Local : Eviter d'irriter les cheveux ou la barbe avec le peigne ou le rasoir; se servir de brosses et de ciseaux, lotions alcalines (sous-carbonate de potasse, 4 gr.' pour 500 d'eau); lotions émollientes; glycérine; lotions de sublimé; pommades :

2C Axornro ' 30 gr. | IL Axongc 30 gr.

^ Borax 1 à 2 1 Turbith minéral 0r,50à2s'.

Axonge 30 gr.

Calomel

2° Général-. Boissons acidulées ; laxatifs ; régime non excitant; bains simples, sulfureux. , . , .

68 Psoriasis. — Symptômes. 1° Locaux : Squames epidermiques' sèches, lamelleuses, épaisses, d'un blanc terne, argenté, nacré, imbriquées, de forme et d'étendue variables, adhérentes à la peau, recouvrant une surface épaisse, saillante, d'une couleur rouge foncée, avec ou sans démangeaison : selon la forme, le psoriasis se montre en saillies ponctuées (P. ipunctata); en points isolés plus considérables (P. guttata);- en disposition rubanée (P. gyrata) ; - en disques plus ou moins réguliers le centre restant sain {T. circiné ou lèpre vulgaire); - en forme irrégulière (P. diffusa) ; - aux mains, aux ongles, aux pieds, au prépuce, aux lèvres, aux paupières.

2° Généraux : Peu prononcés ou nuls.

Ne pas confondre avec eczéma (53, 54).

Traitement.- 1- Local : Pommades sulfureuses, alcalines, mercurielles (53, 54) ; pommade au goudron (4 gr. pour 30), S ÏMare S soufre (1 gr. à 1-, 50 pour 30) ; pommaTà Fhùile de cade (0«',50 à 5 gr. pour 30) ; pommade au pTcipité Wanc (4 gr. pour 30); bains émolli en», suif ureux. de sublimé (56), alcalins (sous-carbonate de potasse, 125 a Jt>0 er V bains, douches de vapeur.

gr2o Géléral : Indispensable pour ; obtenir la ^n;ti-anede salsepareille additionnée de daphne mezereum ( g r ) decoc tion de Ziltmann; sirop de Peyrille, une a quatre cuil. par

jour.

Sous-carbonate (l'ammoniaque r^j

Sirop sudorifique "°

Préparations arsenicales (54) excellentes daucetfa mabtt >; solution de Pearson (arséniate de soude), solution deB.ett (ai

EMPOISONNEMENTS

séniate d'ammoniaque) 0,50 à 2 gr. par jour, moitié matin et soir; solution de Fowler (arsénite de potasse), de 3 à 10 gouttes : pilules de Dioseoride (acide arsénicux), 5 à 15.

"if Eau distillée 250 gr.

Acide arsénieux ou arsénite de soude 0sr,05 à 0sr, 1 0

Diss. : 1 à 2 cuill. par jour.

Pilules asiatiques, \ à 3 ; surveiller les préparations arsenicales. Chercher la diathèse herpétique, arthritique, syphilitique, etc. (54); ferrugineux en cas de chlorose ; régulariser les fonctions digestives ; baume de copahu ; opiat de copahu et magnésie, parties égales; eaux minérales sulfureuses ou alcalines selon les indications.

69. Ichtliyose. — Symptômes. — Locaux : Peau sèche, squameuse, épaisse, fendillée, rugueuse, sans douleur ni démangeaison.

Ne pas confondre avec pityriasis (67), eczéma (53, 54), lichen (67).

Traitement. — Local : Lotions mucilagineuses, bains émoilients, bains de vapeur.

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