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I.es taehei de rouille disparaissent par l'acide chlor

Ijydrique. Dissoutes dans l'eau, elles donnent un |

Ijydriqi

précipilé hleu avec le ferrocyanure de potassium; noir, avec le tannin. On ne peut savoir si la rouille est formëe but dépens du sang déposé sur un objet de fer ou d'acier, que s'il reste une portion de sanR non transformé en rouille et reconnaissable à ses caractères habituels.

C. Obiuikes bu sang. — Pour résoudre cette question, il faut avoir sons les yeux les globules sanguins, qui présentent de légères différences dans les diverses espèces animales. Elliptiijues et pourvues d'un noyau cliez les oiseaux, les reptiles et les poissons, les hématies ont la forme de disques biconcaves, ronds, plus épais et plus foncés à la périph'^rie qu'au centre, cbez l'homnie et les mammifères. Quant à la distinction entre le sang humain et celui des mammifères, elle repose sur les dimensions des globules, mesurées à l'aide du micromètre; mais elles varient peu d'une espèce à l'autre, ou de l'homme à un autre mammifère; de plus, elles sont modifiées sur des globules anciens ou déformés : tout ce qu'on peut dire, en tenant compte des moyennes, «'est que les globules du sang de bceuf, de mouton, de chèvfé, ont des diamélres plus restreints que ceux du sang d'homme, de chien, ou de lapin.

n est impossible de savoir le sexe, ni Ydge, de l'individu d'où le sang provient. Son origine menstruelle nepeut être affirmée ([ues'il renferme des cellules paviinenteuses du vagin, ou des cellules cylindriques fi cih vibraliles du col utérin. De même, la partie du corps qui l'afoumi ne peut être reconnue, que si le liquide contient des éléments caractéristiques, tubes nerveux, ebeveui, poils, cellules épithéliales spéciales.

Taches de sperme. — On les recherche, dans les affaires de viol et d'atlentat à la pudeur, sur les v6-

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tements de la victime et de l'inculpé, sur les meubles, parquets, etc., où elles existent seules, ou mêlées à du sang, du mucus.

Sur les chemises et autres linges, on les reconnaît à leur forme irrégulière, leurs bords sinueux, plus foncés que le centre, leur couleur gris sale et jaunâtre, la raideur qu'elles donnent au linge, qui paraît empesé et transparent : leur odeur fade n'a rien de caractéristique.

Sur les étoffes imperméables, elles laissent, en se desséchant, un vernis brillant et écailleux, analogue à celui qu'on voit sur le passage des limaces. Même aspect vernissé, blanchâtre, écaille ux, sur la peau.

Les caractères précédents ne permettent pas d'affirmer la nature spermatique d'une tache suspecte : cette certitude ne peut être fournie que par Yeœamen microscopique. Quand le sperme a laissé une couche écailleuse, on en place sous le microscope quelques parcelles, délayées dans une goutte d'eau. Quand la tache a imbibé un linge et s'y est desséchée, on la revivifie en coupant une bandelette du linge taché, empiétant sur la partie [non souillée, et trempant dans l'eau l'extrémité non tachée de cette bandelette; le liquide, montant par capillarité, humecte la tache ; on gratte alors les deux faces de la bande, et on examine le produit du raclage, à un grossissement de 500 diamètres. Si on voit les spermatozoïdes, avec leur tête large et un peu aplatie, leur queue longue et effilée, on peut affirmer que la tache était formée par du sperme : ces éléments sont immobiles, le sperme étant habituellement éjaculé depuis plusieurs heures. Mais il faut que les spermatozoïdes soient intacts : la présence de débris isolés (têtes ou queues) n'autorise par l'affirmation.

Les taches provenant d'un écoulement uréthral, les taches d'urine, les taches formées par des crachats ou

TACHES MÉDICO-LÉGALES

des mucosités nasales, peuvenL se rapprocher de celles du sperme par leur aspect extérieur: mais le microscope y découvre des éléments anatomiques (cellules épi(héliales) sans analogie avec les spermatozoïdes. ^

Taches de mèconiom, d'enduit fœtal, de liquida | amniotique, de coloatrum. — Leur e.iislence " dique un accouchemeut récent, en clis de supposilion d'iiiranlicide.

Le mécûnium laisse des taches visiiueuses, adhérentes, brunes ou brua verdâtre, conteiianl des granulations graisseuses, des grains de biliverdine, et des cristaux de choleslérine.

Les taches d'enduit fmtal ou si!èacé ont l'aspect de i taches de poissons: elles sont onctueuses, écailleu- ^ ses, légères, formées de granulations graisseusi petite quantité, et surtout de cellules épilbéliales pavimenleusQs, avec quelcpies Olamenls de duvet.

Le liquide amnt'ofigue forme des taches grisjau nâtre, à bords nets. II renferme aussi des cellules pavimenteuses, ce qui le dislingue du sérum sanguin, dont il ala composition chimique (eau, albumine, sels).

Les taches de colastrum sont jaunâtres, empèsent le linge, ont des bords irrégoliers, plus l'oucés que Is .| centre, et renferment, en plils de globules graisseux de volume normal, des globules beaucoup plus volumineux et granuleux.

Taches de substance cérébrale. — Elles ont un aspect t,Taisseux, gi'is rougeâlre. L'eau les gonile et les i-amolht. L'acide sulfurique les colore successivement en jauue, rouge et violet, puis les dissout : il colore immédiatement en violet tes taches d'albumine el de fromage blanc. Au microscope, on y voit J les tubes nerveux, et plus rarement les cellules ner-i^ veusea, plus altérables.

Taches da tissu cellulo-adipeux. — Elles iîiuiiâtres ou j.aune giisfitrc. L'en

gonfle et les ramollit. Le microscope y montre de grosses cellules adipeuses arrondies, dont les parois,, minces et transparentes, laissent apercevoir la couleur jaunâtre de la graisse : elles sont interposées aux fibres ondulées qui forment les faisceaux du tissu cellulaire.

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