‹ Aide-mémoire d'hygiène et de médecine légaleChapitre 38 sur 71 · MALADIES SIMULÉES, PROVOQUÉES, ETC · texte numérisé non relu

MALADIES SIMULÉES, PROVOQUÉES, ETC

bilitê [je simuler : ainsi, pour l'incontineiice d'uriae simulée, on sonde un homme surpris pemlanl sqd sommeil, et ou tire de l'urine de la vessie. Une observation minuIieiiBe des symptômes eL une surveillance rigoureuse peuvent le plus souvent faire reconnaître « la simulation, parfois très diCllcile à affirmer.

Quanl aux matadleii pro^wqKÉes, artiUciellemeDt 9 produites pour eiciter la pilié ou se dispenser d'un j service, les plus fréquentes sont les exanthèmes e ulcères, provoqués par l'application de clématite 1 (herbe aux yeux), de garou, de cantharides ; le bour- «outlement de la peau, par insufllation sous-cutanée d'air; les conjonctivites, pai' instillation de liquides irritaais. La provocation est encore plus douteuse que la simulation.

Maladies commnniiiuées. — La présence des peitruti pubis est facile k reconnaître, mais n'a pas une grande valeur médico-légale. C'est le contraire pour la blennorrliagie et la syphilis.

A.BLENNOftRHAeiK.— Encasdevioioud'oHeniafàiapu- ^ietii'itablennorrhagie communiquêeaggraveleciime, «t Établit l'identité (iu coupable s'il en est porteur. Elle doit être cherchée sur la victime et sur l'inculpé.

Sur ta victime, la vulviCe blennorr/iagique peut rarement être afflrmée, parce qu'elle dilTère peu de la vulvite traumatiquo ou spontanée : elle n'apparaît ordinairement que i it b jours après la contagion, et non immédiatement ; cause une inllammation intense, dont la propagation à l'urélbre rend la miction très douloureuse; donne lieu Ix un écoulement franchement purulent et très abondant; ne commence à décroître qu'au bout de 13 jours (au lien de 8). Même quand cos caractères différeutiels existent, la vulvite n'esl que probablement blenuorrhagique.

La probabilité auj^menle, quand la blennorrha^J

«xiste clici l'inculpÉ. Si l'écoulemeot est purulcntff

LBtoKt- — Hygiène, il

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abondant, douloureux, son caractère contagi-eux est certain. Dans le cas contraire, des doutes subsistent sur sa nature et sa transmissibilité.

B. Syphilis. — Elle peut être communiquée, non seulement en cas de viol ou d'attentat à la pudeur^ mais par V allaitement et par la vaccine,

I. En cas de viol ou d'attentat à la pudeuVy u le diagnostic médico-légal du chancre ne doit pas être institué sur la constatation seule d'une lésion réputée chancre, mais bien sur un ensemble de signes se confirmant les uns les autres, sur une évolution totale et complète, évolution comprenant comme premier terme le chancre, accident initial de la maladie,, et comme second terme plus probant et plus essentiel, les manifestations diathésiques secondaires, survenant à point nommé, à échéances fixes et significatives. » (Alfred Fournier.)

Qu'il s'agisse de la victime ou de l'inculpé (la syphi- * lis doit être cherchée sur les deux individus), l'expert ne doit jamais se prononcer après un seul examen, mais répéter celui-ci plusieurs fois, à intervalles plus ou moins éloignés. Il ne doit pas le borner aux parties génitales, mais l'étendre au corps entier. Il doit distinguer le chancre de l'herpès, des érosions ou ulcérations causées par la vulvite intense, etc.

IL La syphilis par allaitement est communiquée tantôt par la nourrice, tantôt par le nourrisson.

Lorsque la syphilis est communiquée par le nourrisson j celui-ci présente les signes de la syphilis congénitale : plaques muqueuses des parties génitales et de l'anus, de la peau entre les orteils, aux malléoles internes, en dedans des genoux ; puis pemphigus, onyxis, plaques muqueuses de la bouche, de la gorge, des narines, accidents qui paraissent le plus souvent dans le cours du nremier mois. La nourrice a d'abord un chancre induré à la base du mamelon^

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