C. AOTHIÎS PriEUVKS DE LA VIE EITRÀ-UTÉRINE, lÏTHAN
GËiGs A l'appareil REsPCR.iToiRK. — I. La prÉsencù de fair dans le lube digestif prouve que l'enfant a vécu, mémes'il u'a pas respiré, le tube ne contenant aucun gaz avant la naissance.
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2H2 MÉDFXINE LEGALE.
II. V examende CoreiUe moyenne montre que si le nouveau-né n'a pas respiré, la caisse du tympan contient un magma muqueux, brunâtre ; s'il a respiré, le magma a disparu de la cavité, qui s'est remplie d'air (épreuve de Wreden),
UL La présence de dépôts diacide yrique dans les reins n'existe habituellement que che? les enfants ayant vécu plusieurs jours.
Détermination de la cause delà mort. — A. Mort NATURELLE. — Elle pcut avoir lieu avant le travail ou pendant le travail {état de Venfant mort-né), ou après 1 accouchement.
I. Mort avant le travail, — C'est généralement de deux à sept ou huit jours avant le début du travail que l'enfant a succombé. Alors, en plus des signes qui prouvent qu'il n'a pas respiré, ni vécu (voy. plus haul), il présente les altérations qui résultent de la macération^ et qui diffèrent de ceux delà putréfaction: peau rouge ou gris ardoisé, tissu cellulaire boursouflé et imbibé de sérosité rougeâlre, épiderme se détachant en grands lambeaux rouges, cordon ombilical infiltré, os du crâne chevauchant les uns sur les autres, cerveau et autres viscères ramollis, épiphyses osseuses décollées, corps mou et sans consistance, pas d'odeur de putréfaction.
Exceptionnellement, la putréfaction de l'enfant a lieu, quand la poche amniotique s'est ouverte prématurément, et que l'air y a pénétré : alors il naît putride et verdâlre.
II. Mùrt pendant k travail, — Tantôt elle est due à Vintemipiion de la circulation placentairCf par contractions exagérées delà matrice, ou par décollement du placenta. Alors il y a des mouvements respiratoires prématurés : les poumons sont vides d'air, mais fortement congestionnés, marbrés d'ecchymoses 8ous*pleurales ; les bronches contiennent du liquide
' nmnioliuue.mélauiiéJ'emluilsébacêoudennriROninm. '
ninioljque.mélauyéil'emluilsébacêoudeméconium.
Tanlôt la mort résulte d'uue compression de la télé, amenant mit} fracture du crâne (voy. plus loin, Sfoff violente), ou une hémorrhat'ie méningée à la base du crânE ou sur la lîonveiité du cerveau : quelquefois cependunt les lésions intra- crâniennes manquent, alors même qu'il existe une bosse séro-sanguine volumineuse du cuir chevelu.
m. ilort après Vacçouchemenl. — Les causes habituelles sonl celles de la non viabilité, indiquée» plus haul. Il peut arriver qu'un enfant né viable meure par hémonha{(ie ombilicale, fracture du ci^àne ou chute dans les fosses d'aiaauces : il est i-are ijue c genres de mort soient naturels ; bien plus souvent, ito<V résalleut de manœuvres coupables (voy. p. 2S4, 33fl).
B. Mort violente. — Le meurtre du nouveau-né est commis, dans un tiers des cas, par su^focuîiu»; dans un sixième, par fraelurv dit crâne; dans un sixiëms, par prieipilation dans Icsfoasesd'ainancJ's: A&as le det* i nier tierst par hh-isures, submersion, combustion, elcf ou par omission volontaire d ' '
]. Siiffatiition. — On trouve les ecchymoses souW^ pleurales et l'emphysème pulmonaire qui sont habituels dans la sulTocalioii (voy. Suffocation, p. '211), mais qui, appartenant k l'asphyxie en général, ne perineLtuntpasd'afUrmer l'infant ici de, si on ue trouve pas les curaclères propres à chaque mode de sulTocalion ; érosions, ecchymoses, empreintes des doigta et des ongles, s'il y a eu uppUcalion de la laain nu liemnl de ta boitcke et du net (raplatissemeni du nez, pouvant être produit après la mort, est sans valeur); — traces de corps étrangers dans la bouche et la tiatge, eli cas de taiiq>on pharyngien ; — présence de terre, de fumier, etc., dans l'œsuphage et l'estomiui^.i si l'enRint a été enfoui vivant,
L&compreesion Clioracique, exercée à l'aide de drapl Lefort. — Hygiène.
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eKl^riram : it en est de ni6rae de la s/^iiettiion dan* un rnjtnce i-on/lni', malle, armoire, elc. l.e iiouTeau-n^ réttisle très longtemps ii la suffocation. "1e-ci n« SBurall élre produite par le reaseri-emeot cuistes de. la mère pendant l'expulsion qui sollicite contraire l'Êcartement des membres infétieui-s. II. Fractum ifu rrûne. — Elles sonl produites psr corps contondant (maillet, lalon de bolle, etc.], ' le cboc contre un mur ou un plancher, par une jrècipitalion d'une certaine hauteur. Les fractures 'sontordinairemeiil multiples, irradiées dans plusieurs directions; les bords de l'os fracturé et le Toyer de la fracture sonl le siège d'une intillralion ou d'un épanchement de sang coaguh', ce ([ui prouve que la lésion tli produite pendant la vie. 1 Pendant le Irarail, la tète peut ëlre comprimée le bassin au point que les os du crâne soient ictui'és : mais alors ce sonl des /Issures ou des fêlures, et non un véritable broiement comme dans le cas d'infanticide; on pourra constater si les dimensïonsdu bassin oui pu rendre l'accauchenienl prolongé it diflicile; eiilln on vérifiera si l'enfant a respiré. Quant à l'accouchement pi-édpU<^, effuctué à l'tmproite, si rapidement que la femme reste debout ou ipie, il peut déterminer des fractures du crâne la cliulc de l'enfant sur le sol ; mais les exemples sont très rares, du moins les fails connus n'out
pas.
s de mort,
ni, PrMpîtalion dans les fosses d'aisaiincs. — L'enpfant a une odeur infecte ol une couleur bnmàtre. S'il é précipite vivant, les matières des fosses d'ai- . ces ont pénétré dans l'œsophage et dans resti>- :; diverses parties du corps, la tête surtout, uveut présenter des fractures, des excoriations, qui Mviennent des violences exercées pour lui faire
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francliii' la luiietle ou lies chocs i;ontre le tuj'ai chute, et qui sont couvertes de ïaiig coagulé s'il arrivé vivant dans la fosse.
S'il a étéjek' myet dans les latriiiea, on constate Ie*J traces il'un autre genre de mort.
I.a défense allègue souvent que la chute de l'enfanlJ a eu lieu ■pendant un accouchement précipité, tandis^ que la femme était à la garde-rohe. La présence d'excoriations, la Bomparaison entre les dimensions de la cuvelte et de la tâte de l'enfant, montrent si ou a forcé celle-ci à passer. De plus, l'accouchement prématuré entraîne l'expulsion immédiate du pla'J centa ou du moins la rupture du cordon : si celui-é' présente une exlrémilé irrégulière, déchiquetée, qu'il s'est cassé; si son extrémité est nette, régiM lière, c'est qu'il a été coupé, et le crime n'est pBi
IV. Strangulation. — Ou trouve au cou les érosion^ ou le siUon que produit l'application des mi H'uii lieu ; et profondément, les lésions habituelles de i(i strangulation (voy. Strangulnlion, p. 209).
Si la strangulation n été produite par Venroukmenl accidentel du cordon ombilical autour du cou, renfaolj n'a pas respiré ; le sillon laissé par le cordon es non parcheminé, peu profond, eonlinu avec d'autraj traces d'enroulement sur le corps.
Si elle avait été produite par les tractiom exercée^ par la mcre mr le eon de l'enfant, celui-ci n'aurait pag respiré, et les ecchymoses unguéales auraie [
concavité tournée en haut, tandis qu'elles ont la âiiâ rection opposée quand la strangulation a eu lie» après la naissance.
V. BlEssures. — La plus fréquente est YacupunctvrtM inlroduclion d'une longue aisuillp dans le c le hulhe, la moelle, le cŒiir; quelquefois le tides sont coupées par l'intérieur de la gorge, I
coagulation du san^' prouve que les blessures ont été faites pendant la vie.
Do môme, la présence de Teau dans l'estomac, d'un liseré rouge autour d'une partie brûlée, montre que l'enfant était vivant au moment de la submersion ou de la combustion,
VI. Omimon volontaire des soins nécessaires au nouvenu-n(*. — Dans Vomission de la ligature du cordon^ la mort survient par hémorragie ombilicale : le corps est exsangue, les vaisseaux sont vides de sang.
Dans l'omission des aliments, mort par la faim^ le tube digestif est vide, la muqueuse digestive ramollie et amincie, l'émaciation extrême.
Dans Vomission des vêtements, mort par le froid, la peau est couverte de plaques rouges ou uniformément pâles, le lissu adipeux est dur comme du suif, le poumon est congestionné et rutilant à l'incision, le cœur et les gros vaisseaux de la poitrine sont pleins d'un sang rouge vermillon, le cerveau est congestionné.
Questions accessoires relatives à l'infanticide. — A. Combien de temps l'enfant a-ï- il vécu hors du sein de LA MÈRE? — I. Signes fournis par Vestomac etVintestin, — Si l'estomac renferme de l'air, avec du mucus aéré et de la salive mousseuse, s'il y a aussi de l'air dans l'intestin, l'enfant a vécu au moins pendant quelques minutes. La présence de lait, d'eau sucrée, dans l'estomac, prouve à plus forte raison que la mort n*a pas été immédiate.
IL Desquamation épidermiquc. — Quand l'enduit sébacé a disparu, l'épiderme exposé à l'air se fendille, et tombe par petites écailles furfuracées ou par grands lambeaux. Cette desquamation commence du deuxième au quatrième jour et se termine du quinzième au vingt-cinquième.