‹ Aide-mémoire d'hygiène et de médecine légaleChapitre 67 sur 71 · DES ALIÉNÉS · texte numérisé non relu

DES ALIÉNÉS

Internement. — La situation des aliénés est déterminée par la loi du 30 juin 1838, qui règle les conditions dans lesquelles peuvent se faire les placements volontaires ou d'office y dans les établissements spéciaux.

L En cas de placement volontaire (folie inoffensive), les chefs des établissements publics ou privés ne peuvent recevoir une personne atteinte d'aliénation raen-

INTKHNEMËNT. CAPACITR, ETC. 259'"

taie, s'il ne leur est reniia un certi/kat de tnédenn constalanl l'état mental de lu personne a pli indiquant les particnlaiitt^s de sa maladie, ai la nécessité de faire Iraiter lu personue désignée dans lin établissement d'aliénés et de l'y tenir renfermée. Ce uertillcat ne peu) ^tre admis s'il a été délivré pluil' de quinze jours avant sa remise au chef ou direcleur, s'il est signé d'un médecin attaché à rélablissemenl, ou si le [nédeciii signataire est parent oi deuxième degré inclusivement, des chefs on propriétaires de l'élublissemenl ou de Ui personne ((ui fait efTectuerle placement.

Dans les trois jours de la réception, le préfetcharge un ou plusieurs hommes de l'art de visiter la personne désignée, à l'effet de constater son étal mental et d'en faire rapport. Quinze jours après, le médecin de l'établissement doit adresser au préfet un nouveau cerlifical, conrirmant ou rectifiant, s'il y a lieu, les observations contenues dans le premier certificat.

II. Le platement d'offké est ordonné par te préfet de police à Paris, par les préfets dans les département! pour toute personne dontl'étal d'aliénation compromettrait l'ordre pulilic ou la sûreté des porsonnes,

En cas de danger imminent, attesté par le cn'Ii/Uuf d'un médecin ou par la notoriété publique, les commissaires de police ii Paris et les maires dans les autres communes ordonnent, à l'égard des personnes atteintes d'aliénation nienlale, toutes les mesures provisoires nËcessaii'es, â la charge d'en référer dans les vingt-quatre heures au préfet.

Quoiqu'aucun cas de séquestration arbitraire n'ait été sérieusement prouvé, on a cru nécessaire d'augmenter les garanties données par la loi de 1838. Les principales modifications proposées sont celles-ci : obligation de présenter un cerliQcat signé de deux mMfCim ou dmr ivriificals émanant de médecins

si

MKI'ti;i,M£ l.f,IUI

Ir malrnJr-, reçu d'abord n lib-f^ lest^riiiliiltfre iW^/liyqup lorsque le procure ifli^puliliquP.aMisléii'un joclcui

inleiTOfji^ l'alii^nr- nti prfsiimii tel, et COM rintiïniemerit, cp i|iii devrait i^Ire fail dans les tî joui's. Lu unuveile loi n'est pas encore promulgdj Cspacità civile, — Un en^apemeiit, un acte dé lestamettl, ne sont valalilea que ai 4 signe l'acte ou coDlracte l'engaffement a la ^ d'cspril nécessaire pour en comprendre la pocîi ~ la eapacilé dvile. Mais l'individu qui n'a llénitnde de ses facnllés mentales n'est plus (Is3l conditions : le tribunal prononce son inlerdiction, le prive de sa capacité civile. On l'empêche ainsi de gi'Ter sa Tortune, de contracter un mariage; on peut faire annnier nn mariage contracta par un fou, abolir une donation entre vifs, casser nn testamenl.

Responiabilité des aliënés. — i< Il n'y a ni crime ni délit, lorsque le prévenu fiait en état de d'amenée an moment de l'aclion, ou lorsqu'il a élé contraint par une force à laquelle il n'a pu résister .> (Code pénal, srI. 64). Par démence, il faut entendre toutes variétfs d'aliénation, et non eïclusivemenl celle à laquelle la médecine restreint ce terme : un fou, quelle que soit la nature de son trouble mental, n'est donc pas responsable de vol. incendie, assassinat, etc. Parmi les aliénistes, les uns admettent Virresponsabititi' partielle, acquise aux individus qui, délirant sur un ordre restreint d'idées, ont été poussés h l'acte incriminé par dea conceptions fausses ayant rapport à cet ordre d'idées; tandis que ces mêmes individus sontrespousables, si le délit ou le crime est en dehors des aberrations habituelles.

D'autres aliénistes, considérant que le délire des iénés, même partiel, n'est jamais borné à «n cercle ■ t, n'adpipttpnt que Virresponsabilili'' ab-

nUGNosTic mP.hkiu-lk'îal di; la folie. 201 1

t regardent comme irresponsables tous les itidiviilua alteints d'un délire non douteux, quelle que sait sa limitation.

Enfin il j a une reaponsabilUi atténuai; qui peul faire diminuer ou annuler la peine habiluelle : c'est le cas des hystériques, des épilepliquea, des alcooliques, et de ceus que Laaègue nomme des eérébrauie, individus qui, par suite de l'hérédité ou de toute a, Ire cause, n'ont pas un élat menlnl parfaitement sai sans qu'on puisse les considérer comme nelteraenî,! aliénés.

mAGÎiûSTIC MÉDICO-LÉGAL DE LA FOLIE.

S'il est des cas où le diagnostii: de la folie ne pré^ f sente aucune difficulté, peut être fait par des magistrats ou des jurés, il constitue souvent on problème très délicat â résoudre, exigeant des connaissances spéciales élcndues. Aussi les tribunaux font-ils fréquemment appel aux médecins, pour reconnaître s'il s'agit d'un malade dangereux, d'un insensé irresponsable de ses actes, d'un criminel justiciable des peiues légales. L'expertise est ordinairement conQée b un spécialiste pour les alTaires civiles; mais pour celles qui relËvejit du droit commun, et plus encore pour ce qui concerne l'internement des aliénés, tout praticien peut être appelé à déterminer l'existence et la nature des troubles cérébraux.

Détermination de la folie en général. — Les sj/mp- 1 (fîmes esni'ittids de la folie consistent dans une perlur- J bation des faeultfs mtelUatiielks, uffedlves, TÎalss, instinctives, qui se présente sous deux f principales : \'e.Tidtalimi ou In dépression- A c

is.C

moditicaiion, en plus ou en moins, s'ajoute presque toujours la pcrvcnion.

Les aymptômes accessoires sont les signes somatiques, c'est-k-dire ceux qui sont indépendants de Tétai mental.

l/t^rriture des alitW'S est souvent instructive, soit pur l'incohérence des idées, soit par des bizarreries d'orthographe, de style, de ponctuation, etc., qui contrastent avec l'instruction du malade; soit par des tremblements et autres incorrections matérielles.

KnQn les comnv^moratifs, antécédents héréditaires et personnels, récits de l'entourage, causes déterminantes, doivent être pris en considération, mais n'ont qu'une valeur limitée pour le diagnostic.

A. Troubles intellectuels. Déure. — L'intelligence est faible chez les idiots, les crétins, et les imbéciles, parce qu'elle n'a jamais acquis un développement suffisant; chez les déments, et les vieillards tombés en enfance, parce qu'elle s'est progressivement aiîaiblie.

Le plus souvent elle est peiner tie, le malade associe des idées incompatibles, qu'il prend pour des vérités réelles : c'est le délire vésanique, ainsi nommé pour le différencier du délire symptomatique ou non vésanique. Le premier, symptôme commun à tous les genres de folie, est presque toujours chronique et apyrétique. Le second, au contraire, dure peu, est plus ou moins fébrile; il peut exister dans un grand nombre de maladies (fièvres éruplives, fièvre typhoïde, intoxications, etc.) ; les malades, au lieu d'avoir une idée fixe, présentent la plus grande incohérence d'idées, parlent sans en avoir conscience, sans môme s'entendre parler.

Le délire vésanique est général ou partiel.

I. Délire général. — C'est celui dans lequel les coucpplions délirantes se rattachent à toutes les manifestations de l'activité du cerveau.

D[AGSÛBTIC MÊDlCO-LÉGAL DE LA FOLIE.

Tiinlôl toiiles les facultés sont exall 'iéUre maniaque, on simplement la man;

Tantôt toutes les facultés sotil déprimées; il y a abattement physique et moral : c'est le délire défressif ou mélancolique, la mélaneolie ou typémanie.

Parfois enfin les périodes d'excitation et de dépresi^ioii alternent entre eilPs : c'est la fulie ctrcuUiire ou à double forme.

H. Délire partiel. — Ici, les individus présentent dans leui' état mental deux faces distinctes : l'une par laquelle ils sont loin de la saine raison, l'autre par laquelle ils ne paraissent pas s'en écarter sensihlemenl. Mais il est très rare qu'un aliéné n'ait fjii'une seule idée détirante : habituellement le trouble porte sur plusieurs facultés mentales, qui, étant solidaires lee unes des autres, ne peuvent pas plus être isolées à l'état morbide qu'à l'état normal. Aussi l'existence de la monomanie, considérée dans le sens de folie portant sur une idée fausse, seule et unique, n'est plus admise dans la science.

Les principales variétés de délire partiel sont :

Le <i(lir& ornatiis'' ou stjslémiUisé, qui parait bieu coordonné, parce que toutes les hallucinations ou les conceptions fausses convergent vers une même idée erronée ;

Le délire d<'.s pernéetition', prédominant chez les hallucinés;

Le délire hypocliondriiiqii>; dans lequel les couoeplions délirantes se rapporieni k dfs troubles imaginaires de la santé;

Le lUHre ambitieux ou des gmiiiteurs, prédominant dans la mêgatomanie et dans la paralysie générale;

Le délire religieux [liémonomanie, thiomanie).

B. Troubles acfkctcfs. — Ils se manifestent par : perle du sentiment de la famille, l'insouciance ou liuine pour Ips proches, l'esaçf^ratiuii dans l'eipresaii

le^H

204 MÉnb:ChNK LKGALE.

«les spiiliments, les rires ou les pleurs non molivés, (les accès de col»^re ou de tendresse, etc.

(], TrOIBLBS SEiNSORIELS, HALLl'CINATIONS, ILLUSIONS.

— La perversion de l'exercice des sens (délire des scrimlions) est un des symptômes capitaux de la folie. Klle consiste dans la perception d'une sensation sans cause extérieure actuelle {hallucination), ou dans Tappréciation erronée d'une impression réelle (illusion),

V hallucination est un phénomène de pur automatisme cérébral, un état dans lequel on a la conviction d'une sensation actuellement perçue, alors que nul objet extérieur propre à exciter cette sensation n'est à la portée des sens.

Villmion, au contraire, ne peut se produire sans la présence d'un objet extérieur : il y a impression réelle, mais faussée avant d'être perçue. Ainsi un homme est halluciné si, plongé dans les ténèbres, il croit voir un ennemi ; un autre a une illusion s'il reconnaît cet ennemi dans un ami, un parent, qui lui sont chers.

Les hallucinations étant le point de départ le plus habituel du délire, surtout du délire partiel, leur diagnostic est très important en médecine légale. Les plus fréquentes sont les hallucinations de Vouïe, auditions de voix; et celles de la vwe, fantômes, animaux. Celles de Vodorat et du goût sont pour les fous l'origine de l'idée fixe qu'on veut les empoisonner. Il y a aussi des hallucinations des sensations internes^ sensations imaginaires dans le ventre, l'estomac, les muscles, suivies d'hypochondrie.

D. Troubles instinctifs, impulsions. — Les instincts sont des phénomènes d'ordre réflexe, donnant lieu à des actes automatiques, coordonnés pour un but déterminé, mais sans que les organes qui leur donnent naissance interviennent dans cette condition. Ils peuvent rtre (Ijminués, pxagérés, ou pervertis.

nUr.NOSTIG MÉDlCO-l-RGAL IlK U FOME. 203 Ainsi l'inslinct de connervntion indh^iduille est enagéré dans la nonomnnie ou monottvinie hj/pochondrinquc, JiaLincte de l'hypochondrie simple eu ce que les préoccupations délirantes que le malade présealeau sujel de sa santé peuvenl aller jusqu'à entraîner l'aliénation duos la manière d'iMre et les actes. Ce même instinct est perdu dans la mimomanie dv suicide et de iliomidde.

L'intlinel de propriété est exagéré dans la kleptomanie, tendance au vol; perdu dans la pyromanie, monomanie incendiaire.

L'tnstincf f^^n^siyue est exagéré danslesalyriasis et la nymphomanie ; perverti dans la.sodomieet la bestialitif.

On nomme impulsion iri-Ésislible la force qui pousse un malade à l'accomplissement de certains actes singuliei's on répréliensibles, dont sa volonté est impuiS' santé k te détourner, et qui caractérisent une des perversions instinctives précédentes. Les l'pikptiques, les ht/stériques, les alcooliques, commettent souvent des actes violents ou immoraux, sous l'influence d'une impulsion de celle nature: c'est alors qu'intervient la délermitiationdudegré de responsabilité du coupable.

Dans la folie impulsive ou iiislinetive, ces perversions instinctives et impulsionB irrésislibles sont le sjmpt0me capital.

E. TnoUBLKs soMATiijcEs. — Ltt santé générale peut être très bonne; mais le plus souvejil elle présente quelqu'altéralion.

La seiisibilHé générale est tantôt exaltée (Ujperes- Ihésie), tanlJlt amoindrie (anesthésie).

ta motilité présenle des modiflcalions par exaltalion dans les folies aymptoma tiques (Épilepsii?, hystérie, elc); par diminulion dans la paralysie générale progressive et la stupidité.

Le sominfit est Iri'it souvent ijisuftlsanl. parfois presque nul, rnremenl prolniiL.'.',

56fi MÉDECINR LÉGALK.

La tiitiestUm est rarement normale; heaucoup de m<^lancoliques refusent la nourriture par crainte du poison ; les paralytiques et les déments mangent souvent avec excès.

Les fonctions gthiitairs sont exall^es (érolomanie;, ou abolies (dt*monls, paralytiques).

Los aécrrtions sont ordinairement abondantes chez les maniaques, rares chez les mélancoliques.

Dôtermination de l'espôce de folie. — On a proposé de nombreuses classifications delà folie, basées sur les symptômes, les causes, les lésions anatomiques. Les espèces généralement admises sont les suivantes.

A. Folies avkc lésions anatomiques spÉriFiQUEs. — 1. Faiblesac d'intelligence, — 1° Idiotie y imbécillité^ crétinisme. — Les facultés intellectuelles n*ont jamais acquis un développement suffisant. Le cerveau est en état (ï atrophie congénitale.

2° Démence. — Les facultés se sont affaiblies par l'effet du grand âge ou d'une sénilité anticipée. Le cerveau est en étal dCatrophie régressive.

IL Paralysie générale progressive [parai, des aliénés , folie paralytique). — Elle a pour causes toutes les infiuences qui déterminent Fépuisement anticipé du système nerveux (excès de toute sorte), elle est moins héréditaire que les autres formes de folie. Ses symptômes conslants sont l'affaiblissement progressif de l'intelligence et de la molilité, démence et paralysie; les symptômes accessoires, souvent temporaires, consistent dans la perversion des mômes fonctions (délire ambitieux, hypochondriaque ; contractures, spasmes). La lésion caractéristique est une inflammation chronique ou sclérose du cerveau, diffuse, prédominante vers la surface des circonvolutions (méningo-encéphalite diffuse).

B. Folies sans lésions spécifiques. — L Folies délirantes (troubles intellectuels, affectifs et senso-

" dont

DIAGNOSTIC MElllCft-Llt(iAÎ- IIK l.\ KOLIK. ^Û7

;). ^ 1" Manîs ou polymnnie. -~ Espèce de folie dont le symptôme dominant est uue exaltation générale, plus ou moins violente. Elle éclate surtout sous l'influence de causes morales, a le plus souvent uue marche aigud, elalioulit alors, en quelqu'-s mois, à une guérison qui peut être durable; ou bien elle devient cbronique et se transforme en démence.

i' Métancolie ou lypéwanie. — Folie ayant pour caraolÈres principaux la dépression, lu Iristpsse, la terreur, et pouvant /iln» générale ou partielle.

Dans la mÉlimcolk a^t^i'ate, la disposition à la tristesse s'étend ;i toutes les facultés et manifestations intellectuelles. Il peut y avoir «n état d'anniélé se traduisant par des cris, des gémissements {«idfuBr. anxieuse, alùW-s gémisseiirn}; ou un abattement général sans délire manifeste {viélanc. iimple ou apathique) ; ou une prostration telle que toutes les fonctions semblent suspendues {miflani: avec stupeur, stupidité).

La méùincolie partielle est la forme de folie où les troubles sensoriaui (hallucinations, illusions) dominent, et font naître les idées délirantes : aussi le jugement peut conserver su rectitude sur les questions dans lesquelles il n'est influencé par aucune hallucination. Les variétésde mélancolie se rapportent auï divers délires partiels (voy. p. 203).

3° folie à double fonae ou eii'ciitidre. — Développée sous l'influence d'une prédisposition héréditaire, rarement curable, elle se manifeste par une série de périodes de dépression et d'eicilalion, qui varient en intensité et en durée, mais dont te retour alternatif eat constant.

U. Folie instinctive, impulsive, hi'rédiiairc, lucide IfoHe des actes, manie sans dilirc ou nrisoimante), — Le désordre mental se traduit moins par l'extravagance des propos que par celle des actions, et pur lu suprématie que les instincts exercent sur le raisonne-

ment. Klle a pour cause capilale l'hérédité morbide, «»t pour principaux symptAmes : la prédominance excessive du tempérament nerveux; l'exeentricité et souvent Timmoralilé des actes; Tincapacité iritellecluolle relative, juxtaposée à certaines aptitudes particulières tn>s développées; le retour irrégulier de paroxysmes pendant lesquels les instincts dominent seuls, et se manifestent par Timpulsion au vagabondage, au vol, au dévergondage, etc. C'est à cette espèce maladive que se rapportent les monomanies qu'on avait considérées comme distinctes, sous les noms de dipsomaniCf kleptomaiiie, pyromanie, érotomanic^ monomanie homicide^ etc. ; ses modes d'expression peuvent être varias, mais sa nature, son essence est unique. C. FoLiKs sYMPTOMATiQUEs. — Cc groupc Comprend tous los troubles mentaux, légers ou graves, passagers ou durables, avec exaltation ou dépression, qui prennent naissance sous l'influence des lésions organiques ou traumatiques du cerveau, des névroses, des fièvres graves, d'états constitutionnels, de conditions se rattachant à la grossesse : folie choréique, dpileptiquej hystérique, syphilitique, puerpérale, etc.

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