FI
Antimoine Sb.
Hydrogène
. Mg. 12 « . Mn. 27 »
Manganes Mercure .
Nickel. .
Baryum Ba.
. Hg. 100 »
Bismuth ......... Bi.
. Ni. 29,5
Or. . . .
. Au. 98,5
Brome Br.
Cadmium Cd.
Oxygène
Phosphore
Platine
. Ph. 31 ».
. Pt. 98,5
Plomb . .
. Pb. 103,5
Chlore Cl.
Silicium .
Sodium .
Si. 21,3
Cobalt Co.
. Na. 23 »
Cuivre Cu.
Soufre
Etain Sn.
. Sr. 43,8
Fer Fe.
Zinc. . .
. Zn. 32,5
Analyse chimique. — Elle se propose la détermination de la composition d'une matière quelconque : elle est qualitative, quand elle n'a pour objet que de déterminer la nature des composants ; elle est quantitative. quand elle se propose de les réparer et de déterminer, en poids ou en volumes, leurs proportions relatives.
Nous ne pouvons tracer la marche de l'analyse quantitative que dans cer-
tains cas déterminés, où le nombre des composants est limité, et où les recherches sont restreintes. Nous donnons sur les bases et les acides des indications suffisantes pour arriver rapidement à leur détermination; un tableau dressé dichotomiquement est spécialement consacré à la détermination d'un sel.
Il importe cependant de relater ici, pour faciliter les essais au chalumeau, quelques indications générales.
La plupart des essais peuvent être faits à l'aide de la flamme d'une bougie; une lampe à huile donne une chaleur plus intense ; la lampe à alcool leur est inférieure, comme source de chaleur, sous l'action du chalumeau.
L'enveloppe extérieure et peu lumineuse de la flamme est la flamme d'oxydation, et la partie brillante intérieure la -flamme de réduction; il faut savoir produire à volonté ces deux flammes, qui donnent lieu à des phénomènes très-différents.
Pour produire la flamme d'oxydation, il faut placer le bec du chalumeau presque au contact de la mèche, de manière à diriger un courant d'air dans le milieu de la flamme. On voit alors apparaître devant l'ouverture du bec, un dard bleu, ab (fig. 3), peu lumineux, long et étroit. C'est en c que se produit la plus haute température, et en d, à la pointe extrême du dard, que les phénomènes d'oxydation se produisent le plus facilement.
Fig. 3, — Flamme d'oxydation.
Fig. 4. — Flamme de réduction.
Pour obtenir la flamme de réduction, il faut placer le bec du chalumeau, non dans la flamme, mais sur la paroi latérale, à une petite distance de la mèche. On obtient une flamme jaune et brillante, dont le dard est large et moins allongé que le précédent (fig. 4). La matière soumise à l'essai sera placée en c, de manière à être entièrement enveloppée d'une atmosphère de gaz réductrice.
Réactifs. Les plus employés sont : 1° le biborate de soude ou borax, qui est le fondant par excellence de tous les corps, acides ou basiques ; 2° le phosphate double de soude et d'ammoniaque ou sel de phosphore, qui est le dissolvant spécial des oxydes, et expulse les acides de leurs combinaisons ; 3° le carbonate de soude ou soude, dissolvant spécial des acides, qui élimine les oxydes et facilite leur réduction. — Quelques autres réactifs, tels que l'acide borique, l'étain, le fer, le plomb, le nitrate de cobalt, etc., s'appliquent à des cas particuliers.
Instruments. Les plus nécessaires sont : des morceaux de charbon de bois, taillés perpendiculairement à l'axe, des fils de platine recourbés en crochet, une lame mince et une petite cuiller, et de petites pinces de même
métal; de la cendre d'os, destinée à préparer de petites coupelles artificielles ; enfin un mortier d'agate, une petite enclume et son marteau en acier poli, une lampe, un barreau aimanté, des limes, etc.
Dialyse. — C'est la séparation mécanique obtenue à l'aide cju dialyseur, ou membrane perméable, des substances dites cristalloïdes (ou affectant des formes cristallines), des substances dites colloïdes (ou amorphes et se rapprochant de la forme gélatineuse, gommeuse, etc.). Le dialyseur est consti-
Fig. o. — Tambour du dialyseur.
Fig. 6. — Dialyseur.
tué d'une part par un tambour (fig. 5), formé d'un cercle de verre ou de gutta -percha, sur lequel est tendu un papier-parchemin ou une feuille de baudruche, et d'autre part, par un vase de verre cylindrique (fig. 6). Le tambour entre aisément dans ce vase et vient s'appuyer par ses bords de manière à être maintenu à quelque distance du fond. Si l'on introduit dans le tambour une solution contenant une matière cristalloïde et une matière colloïde (sucre et gomme par exemple) et qu'on verse de l'eau distillée dans le vase inférieur, au bout d'un certain temps, le sucre seul aura traversé la membrane pour se dissoudre dans l'eau du vase inférieur, à l'exclusion de la gomme restée dans la solution primitive. — On conçoit les résultats remarquables que peut donner cette méthode employée à propos, soit pour séparer les alcaloïdes et les matières cristallisables des mélanges complexes qui les masquent, soit pour faciliter les recherches toxicologiques. — La méthode dialytique peut être appliquée de même aux solutions obtenues avec les divers véhicules.
ABSINTHE. Artemisia Absinthium, L. — Synanthérées-Sénécionidées.
Trois plantes de ce nom sont employées : 1° la plus usitée, désignée sous les noms à' Absinthe, absinthe commune, grande absinthe, est V Artemisia Absinthium ; 2° l'Absinthe maritime, Artemisia maritima, sanguenitle; 3° l1 Absinthe poniique ou romaine, Artemisia pontica; — plantes indigènes; on emploie les feuilles et les sommités.
Comp. — Huile volatile, matière amère (Absinthéine), absinthate de potasse, chlorophylle, fécule, matière albuminoïde, sels.
L'huile volatile de première distillation est verte, mais devient incolore par une rectification sur la chaux. Densité = 0,929 ; bout à 204°. Composition identique à celle du camphre = G20H16O2. — L* absinthéine obtenue par Gaventou est imparfaitement connue, bien qu'elle ait été étudiée à nouveau par Mein et Luck; voici le procédé qu'emploie Luck pour l'obtenir : traiter l'extrait alcoolique d'absinthe (alcool à 80°) par l'éther; évaporer la solution; ajouter au résidu un peu d'eau et quelques gouttes d'ammoniaque qui dissolvent la résine; reprendre par l'ammoniaque pour achever la purification; laver le résidu avec de l'ac. chlorhydrique étendu; enfin dissoudre dans l'alcool, précipiter par l'acétate de plomb, filtrer; enlever l'excès de plomb par l'hydrogène sulfuré et faire évaporer la liq. .obtenue à l'étuve. — L'absinthéine est jaune, d'odeur faible, de saveur très-amère ; paraît avoir le caractère des acides, — peu soluble dans l'eau, très-soluble dans l'alcool. — Le sel d'absinthe des anciens, obtenu par incinération, n'était autre que du carbonate de potasse.
Act. phys. — Tonique, fébrifuge, anthelmintique, emménagogue. A petite dose, tonique amer-aromaiique; à dose plus forte, produit l'irritation de l'estomac, céphalalgie, vertiges, troubles nerveux. Elle rend amer le lait des nourrices. Les troubles
produits par l'abus de la liqueur d'absinthe sont dus en partie aux principes de la plante, en partie à l'alcool.
Doses et usages. — Infusé : 5 p. 1000 eau bouillante. Vin : 50 à 100 gr. par jour = tonique. — Extrait : 1 à 2 gr. — Essence : 2 à 5 gouttes sur du sucre. — Infusé chargé : 50 gr. pour 1000. = En fumigations locales dans la dysménorrhée, en lotions locales contre les démangeaisons causées par les ascarides vermiculaires^ en lavements contre les ascarides vermiculaires ou lombricoïdes. — Poudre : 1 à 4 gr. en prises ou pilules.
Antipatb, — Eviter de l'associer aux substances que précipite le tannin.
Elixir
Poudre.
Prép. comme Poudre de digitale.
Teinture.
1 p. pour 5 p. alcool à 60°. Prép. comme Teint, de quinquina.
Teinture d'absinthe composée.
stomachique de Stoughton.
Pr. Sommités d'absinthe . . .
— de chameedrys .
Racine de gentiane . . .
Ec. d'oranges amères . .
Rhubarbe choisie ....
Aloès du Cap ......
Cascarille
Alcool à 60» . . .
Macérer dix jours, exprimer, filtrer.
(God.) Vin.
Pr. Feuilles sèches d'absinthe 30
Alcool à 60» 60
Vin blanc. ....... 1000
Incisez l'abs., f. macérer 24 h. avec
l'alcool ; ajoutez le vin ; laissez macérer dix jours en agitant de temps en temps; passez, exprimez, filtrez. (God.)
Huile.
Prép. comme H. de camomille.
Eau distillée.
Prép. c. Eau dist. de menthe.
Huile volatile.
Prép. c. H. vol. de fleurs d'oranger.
Extrait.
Prép. c. Extrait de digitale. Rendement, 19/100.
Sirop.
Prép. c. Sirop de coquelicot.
Fumigation stimulante.
Pr. Absinthe 20
Armoise 20
Eau bouillante 1000
Dirigez la vapeur sur les parties sexuelles pour ramener la menstruation. (Dorv.)
ACÉTATES. Sels formés par la combinaison de l'acide acétique avec les bases.
Chim. — En général solubles dans l'eau ; ceux d'argent et de mercure le sont peu ; sont décomposés par la chaleur rouge, et donnent acide acétique, acétone ;\\ reste du métal, de l'oxyde ou du carbonate, mélangé de charbon. — Chauffés avec acide sulfurique dilué, donnent ac. acétique ; avec acide sulfurique concentré et alcool : éther acétique; avec acide arsénieux et une base alcaline caustique bien desséchée et pulvérisée : cacodyle, reconnaissable à son odeur. — Acétate neutre en solution et perchlorure de fer : coloration rouge-foncé ; cette réaction caractéristique n'a pas lieu avec l'ac. acétique libre.
acétate d'ammoniaque liquide. Acetas ammoniœ liquidus ; Hquor ammonii aceti ; Esprit de Mindererus. = AzH3, HO,C*H303.
Prép. — Saturer 1000 p. d'acide acétique à 3° (D = 1,02) par