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COLLYRES

On désigne sous ce nom les médicaments destinés au traitement des maladies des yeux. Presque toujours on les prépare sur ordonnance au moment du besoin ; pourtant quelques-uns sont officinaux. Ils sont solides, liquides ou gazeux, selon qu'on les emploie sous forme de poudres très-fines par insufflation, sous forme liquide, ou enfin sous forme de vapeur. Les collyres liquides peuvent être très-limpides par dissolution complète de la substance active, ou troublés par des poudres en suspension. Ce qu'on appelait autrefois collyres mous ne se désigne plus que par le nom général de pommades.

On a imaginé depuis quelques années, pour faciliter la division des substances très-actives, des papiers, dits Collyres secs gradués (G. Leperdriel), imprégnés de 10 centigr. d'atropine, par exemple, par décimètre carré. Le dessin filigrane du papier permet de le diviser en centimètres carrés et ceux-ci en 10 parties égales. On peut ainsi composer un collyre contenant seulement 1/10 de milligr. d'atropine, si on le désire, en faisant tremper le papier imprégné (1/10 de centimètre carré) pendant quelques instants dans Teau distillée.

L'application des collyres se fait, suivant les cas, au moyen de compresses, d'oeillères, de compte-gouttes, de pinceaux, etc.

Colombo. Cocculus palmatus, DC. — Ménispermées.

Racine originaire de Mozambique, en rouelles minces de 3 à 4 centim. de diamètre, jaune verdâtre, d'une sav. très-amère, surtout dans la partie corticale. On en a retiré deux substances cristallisables : la colombine, substance très-amère, et de la ber-

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