COLOQUINTE
COLOQUINTE, Cucwnis Colocynthis, L. — Cucurbitacées.
Croît dans tout l'Orient, et est cultivée dans les jardins, comme plante d'ornement. On emploie le fruit décortiqué, gros comme le poing, formé d'une pulpe blanche, spongieuse, contenant des semences disséminées. Sa'sav. est extrêmement amère : elle est due à un glucoside non cristallin (la colocynthine) , sol. dans l'alcool et dans l'eau. — Les semences passent pour inactives.
Act. phys. — Purgatif drastique et irritant d'un effet trèssûr. Elle active la sécrétion de la muqueuse intestinale et secon dairement celle des reins. Si la dose est excessive, les selles deviennent sanguinolentes; puis nausées, vomissements, ténesme, sensibilité extrême du ventre, priapisme: la mort peut suivre ces accidents. C'est donc un purgatif qu'on ne doit employer qu'avec prudence.
Il est indiqué contre la constipation par atonie, l'obstruction intestinale , l'bydropisie , etc. — C'est un remède populaire (mais dangereux) contre la gonorrhée; pour cet usage, on la fait infuser dans du vin blanc.
Poudre de coloquinte.
Prenez des coloquintes mondées de leur épiearpe ; enlevez les semences, faites séchera l'étuve, pulv. par contusion ; passez au tamis de soie.
Extrait alcoolique de coloquinte.
Prép. c. l'Extrait de scille. — Rendement : 15/100.
Pilules de coloquinte composées.
Pr. Aloès Barbade pulv. . . 10
Coloquinte pulv 10
Scammonée pulv. ... 10
Miel liquide 30
Huile vol. de girofles. . 0,05 F. 200 pilules argentées. — Ces pilules remplacent les Pilules catholiques, de Rudius, panchymagogues , cochées mineures, etc. (Cod.) Extractum colocynthidis compositum.
(Brit. Pharm.l Pr. Coloquintes privées de
semences
Extrait d' aloès socotrin.
Résine de scammonée
pulv
Savon pulv
Cardamomes sans capsule pulv
Faites un extrait de consistance pilulaire. (Cod.)
Extractum colocynthidis compositum
(Pharm. Germ.) Pr. Extrait hydro-alc. de coloquinte 3
Ferrand, Aide-mémoire.
(Rem. pat.
Aloès pulv 10
Résine de scammonée. . . 8 Extrait de rhubarbe. ... 5 Mêlez, séchez ; faites une poudre homogène. (Cod.)
Pilules antibilieuses. (Barclay.) Pr. Extr. de coloquinte ... 8
Résine de jalap. . . .
Savon médical ....
Résine de gaïac. . . .
Emétique
Ess. de genièvre, gtt.
— de carvi, gtt. . .
— de romarin, gtt..
Sirop de nerprun . . .
F. des pilules de 0,5 ang.)
Pilules antigoutteuses.
Pr. Ext. de coloquinte comp. . 20
— de colchique 20
Extrait d'opium 1
F. S. A. des pilules de 0,15.
Ces pilules ont été proposées car M. Bouchardat pour remplacer les Pilules de Lartigues, auxquelles on attribue aussi la composition suivante : extrait de coloquinte composé, 20, extrait hydralcoolique de semences de colchique, 1, d° de digitale, 1. (Génissieu.)
Les pilules ci-dessus se prescrivent à la dose de 1 à 6 jusqu'à effet purgatif. On se trouve bien, dans quelques cas, de remplacer le gramme d'extrait d'opium par 20 grammes de sulfate de quinine. (Dorv.)
GONSOUDE
CONCOMBRE. Cucumis sativus, L. — Cucurbilacées.
Le fruit du concombre, légèrement odorant, paraît posséder des propriétés sédatives adoucissantes, qu'il communique aisément aux graisses. — La pommade de concombres est un remède populaire contre les gerçures, les érosions de la peau. — Les semences font partie des 4 semences froides ; elles sont aussi tempérantes et rafraîchissantes.
Pommade de concombres.
Pr. Axonge 1000
Graisse de veau 600
Baume de Tolu .... 2
Eau dist. de rose. ... 10
Suc de concombres. . . 1200
tinuellement pendant 4 h ; retirez ce suc et mettez le second tiers, puis le troisième de la même manière.
Séparez la graisse du liquide ; faitesla fondre au B.-M., et, après quelques heures de repos, enlevez l'écume. Coulez la pommade dans des pots et conservez à la cave. — Pour la terminer, faites-la ramollir, sans la liquéfier, et battez avec une spatule de bois, de manière à la faire doubler de volume.
(Cod.)
F. fondre les graisses au B.-M., en y ajoutant le baume de Tolu, préalablement dissous dans un peu d'alcool, et l'eau de rose. Quand la graisse sera éclaircie, décantez-la et versez-la dans une bassine étamée. Ajoutez le tiers du suc, en ayant soin de remuer con-
CONCOMPRE SAUVAGE. Momordica Elaterium, L. — Cucurbitacées.
On prépare avec le fruit à moitié mûr une sorte d'extrait féculent (èlatérium anglais) : le suc passé à travers un tamis fin est abandonné au repos; la fécule qui se dépose est séparée et séchée. — L' elaterium de France, qui est l'extrait préparé avec le suc non dépuré et évaporé, est beaucoup moins actif. L'élaterium doit ses propriétés à Yélatérine, subst. neutre, cristalline, purgative à la dose de 3 à 4 milligr. Le bon elaterium, traité par l'alcool, donne une solution qui, concentrée et traitée par un soluté bouillant de potasse, laisse cristalliser 15 à 25 0/0 de son poids d'élatérine.
Act. phys. — L'élatérium est le plus violent de tous les drastiques. Il produit des selles abondantes accompagnées de coliques, à des doses inférieures à 1 centig. A dose excessive, il peut produire des désordres graves, par suite de l'inflammation de la muqueuse gastro-intestinale. — Hydropisie, goutte.
CONSOUDE. Grande Consolide ; Symphytum officinale, L. — Borraginées.
On emploie la racine qui est noire à l'extérieur, comprimée, blanche en dedans. Elle fournit avec l'eau des solutions mucilagineuses et très-légèrement astringentes. — Hémorrhagies légères, diarrhées. — Infusé : 20 : 1000.
Sirop de consolide.
Prép. c. le Sirop de guimauve.
COPAIIU 219
CONTRA-YERVA. Dorstenia brasiliensis, Lam. — Morées.
Racine rougeâtre, blanche intérieurement, sous forme de fibres entremêlées ; saveur un peu acre ; odeur aromatique. — Stimulant, smlorifique ; elle jouit au Brésil d'une certaine réputation contre les morsures des serpents. — Infusé : 20 : 1000. — Inusité.
COPAHl). Térébenthine, Baume ou Huile de copahu; oléo-résine des Copaïfera officinalis, Jacq. ; C. guyanensis, Desf. ; C. Langsdorffii, Desf. - - Légumineuses.
Découle, spontanément ou par incisions, des espèces précédentes et d'auties encore, aux Antilles, au Mexique et au Brésil. — Dans le commerce, on en distingue surtout deux espèces : Copahu de Goloiiibie ou Maracaïbo, jaunâtre; odeur forte, désagréable; saveur acre etamère; il laisse déposer une matière résineuse cristallisée. Copahu du Brésil, transparent, jaune clair, plus fluide ; même saveur et odeur. — Le copahu est insoluble dans l'eau, sol. dans l'alcool fort, l'éther sulfurique ou nitreux, les huiles fixes et volatiles. Il est composé de 32 à 47 0/0 d'huile vol. incolore (G10H1(5) et de deux résines ; l'une (acide copahivique, = C40H30O4), solide; l'autre (1 à 2,5 0/0 du poids total), visqueuse, et qui paraît être un produit d'oxydation de l'acide copahivique, qui lui-même dérive de l'essence, sous l'influence des forces naturelles de la vie végétale.
Le copahu (16 p.), mélangé avec la magnésie (1 p.), se solidifie après un temps variable. D'aprèsM. Roussin, cette réaction ne se produit bien que lorsque l'un des composants contient une certaine quantité d'eau déterminée; pour la rendre rapide et facile, il suffit d'agiter le copahu pendant quelque temps avec 1/20 d'eau, et de séparer l'eau en excès. La chaux peut remplacer la magnésie et donner un produit analogue. — Le carbonate de magnésie, pour lui donner la consistance pilulaire, doit être mêlé à poids égal. Le copahu (3 p.) additionné de solution de potasse au 1/8 (1 p.) donne une liqueur limpide qui est soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. La soude et l'ammoniaque donnent des composés analogues. L'acide sulfurique le solidifie en le colorant en rougebrun.
L'essence de copahu est transparente, d'une od. aromatique moins désagréable que celle du baume lui-même. Elle est fort employée en parfumerie pour étendre d'autres essences.
Act. phys. - - A faible dose, il est assez bien toléré par les organes digestifs, et ne produit guère que des éructations gênantes par leur odeur, et une sensation particulière de l'estomac