CYANURE DE POTASSIUM
talliser. (Codex.) — Prismes quadraiigulaires d'un blanc mat; saveur métallique ; solubles dans l'eau, insolubles dans l'alcool, entièrement décomposés par la chaleur en cyanogène et globules de mercure.
Act. phys. — C'est un poison énergique presque aussi violent que le sublimé corrosif. Ses usages sont les mêmes, ainsi quo ses doses. — Antisyphilitique, antiherpétique, etc.
Chim. — Le cyanure.de mercure correspond par sa composition au sublimé corosif ; mais, par suite d'une affinité très-intense entre ses composants, il résiste aux réactions communes aux cyanures métalliques ; ainsi, il n'est précipité ni par la potasse, ni par l'ammoniaque, ni par l'azotate d'argent, ni par l'iodure de potassium, ni par un mélange de protosel et de persel de fer; l'acide sulfurique n'en dégage pas l'acide cyanhydrique. Cependant l'acide sulfhydrique et les sulfures solubles précipitent immédiatement du sulfure noir de mercure. De tous les acides, l'acide chlorhydrique est celui qui met le mieux en évidence l'acide cyanhydrique : la solution de cyanure de mercure est introduite dans un ballon avec quelques copeaux de fer et un peu d'acide chlorhydrique ; après un quart d'heure de réaction, on filtre; la liq., additionnée de 1 à 2 gttes de perchlorure de fer et d'un petit excès de potasse caustique, laisse précipiter des oxydes de fer et du bleu de Prusse. Si Ton ajoute alors quelques gouttes d'acide chlorhydrique, les oxydes entrent en dissolution et le bleu de Prusse apparaît avec sa couleur caractéristique. (Roussin.) Voyez Acide cyanhydrique, Cyanures et Mercure.
Toxic. — Les effets du cyanure sont analogues à ceux du sublimé corrosif, et. les moyens de retrouver le poison, ainsi que les antidotes indiqués pource dernier sel, lui sont également applicables,
CYANURE DE POTASSIUM. = KCv.
Prép. — Pulvérisez et séchez du ferrocyanure de potassium, mettez-le dans un creuset de fonte étroit, couvrez, et chauffez peu à peu jusqu'au rouge; soutenez la température jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de gaz. La matière fondue est du cyanure de potassium tenant en suspension du carbure de fer. Filtrez dans un second creuset au travers d'une toile métallique. Après refroidissement, on sépare le culot qui contient des impuretés pour ne conserver que le cyanure blanc. — Conserver en flacons bouchés et par gros fragments. (Codex.) — Sel blanc déliquescent, très- soluble, se décomposant à l'air pour se transformer en carbonate et formiate de potasse. Il exhale toujours une odeur cyanhydrique.
Act. phys. — Mêmes propriétés que l'acide cyanhydrique. On s'en sert surtout à l'extérieur en topique contre les névralgies, les migraines; comme sédatif et antispasmodique à l'intérieur (1 à 5 centig.), en solution.
CYN0RRI10D0N 235
Chim. et toxio. — C'est un poison violent. Sa recherche toxicologique nécessite l'emploi de procédés identiques à ceux que nous avons décrits pour la recherche de l'acide cyanhydrique. Voir Acide cyanhydrique, Cyanures et Potasse.
Fais, et mél. — Contient souvent du carbonate : fait effervescence avec les acides dilués. Pur, il ne fait effervescence qu'avec les ac. concentrés ; sulfure: précipite en noir les sels de plomb. — Dans les arts, il est qq. fois nécessaire de doser le cyanure ; on emploie alors le procédé de MM. Fordos et Gélis : on fait dissoudre 0gr,50 de cyanure dans 50 gr. d'eau, on ajoute 1 décilitre d'eau gazeuse et on complète 1 litre de liq. D'autre part, on dissout 97 centigr. d'iode dans 24 gr. d'alcool à 33° Bé. On verse de cette liq. peu à peu dans la première tant que la coloration jaune de l'iode disparait. Quand le cyanure est pur, il faut tout employer ; la fraction restante (1/4, 1/5, 1/10) indique la quantité de sels étrangers mélangés.
cyanure DE zinc. Cyanuretum zincicum. = ZnGy.
Prép. — Précipitez une solution de sulfate de zinc pur par une autre de cyanure de potassium en agitant continuellement. Lavez bien le précipité, et séchez. — Blanc, pulvérulent. — On l'a employé contre div. affections nerveuses et comme an thelmin tique (t à 5 centigr.). — Inusité.
CYCLAME D'EUROPE. Pain de Pour-cecUf Cyclamen europœum, L. — Primulacées.
Tubercule radical, aplati, contenant une substance active particulière (cyclamine). Frais, il a une saveur amère, acre, brûlante ; c'est un drastique puissant qui, à dose massive, peut devenir toxique. Sec, il perd presque toutes ses propriétés et devient comestible. — Tnusité.
CYNOGL.OSSE. Langue de Chien; Cynoglossum officinale, L. — Borraginées.
On emploie les feuilles, les racines et l'écorce de la racine. — Contient un principe odorant vireux , du tannin; etc. C'est une plante à peu près inerte, considérée autrefois comme astringente, antidiarrhéique. N'est plus employée qu'à la préparation des pilules de cynoglosse.
Poudre d'écorce de racine de cyno- J Prép. c. la Poudre de gentiane. glosse. I
CYNORRHODON. Rosier sauvage; églantier sauvage; Rosa cajiina, L. — Rosacées.
Les fruits du rosier sauvage ou Cynorrhodons contiennent du tannin, des acides citrique et malique, du sucre, une huile vol., etc. Leur saveur est un peu acide et astringente, et on ne
DEXTRINE
les emploie en effet que contre la diarrhée, ordinairement sous forme de conserve.
Conserve de cynorrhodons-
Récoltez-les avant leur maturité, coupez le limbe du calice et l'extrémité renflée du pédoncule. Arrosez la chair avec du vin blanc; mettez le tout dans une terrine en lieu frais, jusqu'à ramollisse-
ment uniforme. Alors pistez dans un mortier de marbre, et pulpez sur un tamis de crin. Ajoutez à la pulpe 3 p. de sucre pulv. pour 2 de pulpe, et chauffez quelques instants au B.-M. (Cod.)
cyprès. Cupressus sempervirens, L. — Conifères.
Les fruits, nommés noix, cônes ou galbules de cyprès, ont une saveur amère en même temps que chaude et aromatique. Ils ont les propriétés des autres Conifères, de la térébenthine et des baumes. — Astringent, sudorifique, diurétique (Poudre: 2 à 4 gr.j Infusion : 10 : 1000). — Inusité.
DATTES. Fruits du Phœnix dactilifera, L. — Palmacées.
Fruits sucrés, à légère odeur de miel, un peu fades, plus employés comme aliment que comme médicament; ils viennent surtout d'Algérie. — Emollients, adoucissants, béchiques. Ils font partie des fruits pectoraux.
Pulpe de dattes.
Prép. c. la Pulpe de pruneaux.
Sirop de dattes.
Dattes iSO
Eau 2000
Sucre. 1000
Faites bouillir les dattes dans l'eau, passez, ajoutez le sucre, et faites un sirop. (Tad)
Préparez ainsi les Sirops de jujubes, de raisins de Corinthe et de carouges.
daugus de CRÈTE. Athamanta cretensis, L. — Ombellifères.
Fruits séminoïdes, rudes au toucher, àsaveur chaude aromatique; — propriétés générales des fruits d'Ombellifères : stimulants, stomachiques, carminatifs. — Inusité.
dextrine. Leïocôme; Dextrina. = Cl2H909,HO.' Prép. — On l'obtient dans l'industrie en chauffant, dans des fours entre 150 et 200°, de la fécule ou de l'amidon. On peut l'obtenir encore par la torréfaction ménagée en présence d'une petite q. d'acide azotique, par l'ébullition dans l'eau aiguisée d'ac. sulfurique, en ayant soin de saturer l'acide aussitôt que la dissolution est opérée, enfin par l'action de la dia stase (contenue