LIS BLANC
la graine de lin (10 : 1000) dans l'eau : le mucilage seul est dissous. Pour l'usage externe, on en fait des décoctions (20 : 1000); ou des cataplasmes avec la graine réduite en poudre. En France, on n'a pas admis remploi, pour cet usage, de farine des tourteaux provenant de l'extraction de l'huile à froid.
L'huile est parfois prescrite en lavements laxatifs. — Elle est très siccative surtout quand elle a été chauffée en présence de la litharge; elle sert à fabriquer des instruments de chirurgie élastiques.
Mél. et fais. — La farine de lin cède àl'étherou au sulfure de carbone 32 à 35 0/0 d'huile; elle ne doit pas laisser plus de 6 0/0 de cendres.
Poudre de graine de lin. Farine de lin. Pr. Semences de lin. ... Q. V.
Criblez et mondez pour enlever la poussière et les corps étrangers; pilez après dessiccation à l'étuve dans un mortier de fer, ou passez au moulin; passez au tamis de toile métallique. — La farine de lin doit être préparée fréquemment et par petites quantités pour éviter le rancissement de l'huile. (God.)
Huile de lin.
Prép. c. Y Huile cV amandes douces.
Mucilage de semences de lin.
Prép. c. le Mucilage de coing.
Cataplasme de farine de lin.
Délayez la farine dans l'eau froide, pour avoir une bouillie claire, et faites chauffer en remuant, jusqu'à consistance convenable. — Les poudres médicamenteuses sont étendues à la surface au
moment de l'application.
(God.)
Huile de mucilage.
Pr. Sem. de lin
Fenugrec
Racine de guimauve. .
Eau bouillante
Faites infuser 24 heures,
passez et
ajoutez :
Huile d'olives.
Chauffez jusqu'à consomption de l'humidité. (Dorv.)
L1NIMENTS.
Préparations magistrales destinées à l'usage externe, et dont on facilite l'absorption par la peau à l'aide de frictions. Leur composition est très-variable et comporte toutes sortes de liquides, fixes ou volatils. On y fait entrer des extraits, des teintureSj des huiles, etc. Les corps solides doivent être préalablement dissous dans un véhicule approprié et comme souvent il arrive que le mélange des divers composants n'est pas permanent, it faut, avant l'emploi, ie rétablir par une vive agitation. Les frictions se font à l'aide de la main nue, d'un gant, ou d'une étoffe de laine.
LIS BLANC Lilium candidum, L. — Liliacées.
Les fleurs servent à préparer une huile par macération, qui est un remède populaire contre les douleurs d'oreilles. Les bulbes dont la saveur est un peu acre, quand ils sont frais, fournissent par la cuisson une pulpe visqueuse, émolliente, employée en cataplasmes maturatifs.
LOBÉLIE ENFLEE
Pulpe de lis.
Prép. c. la Pulpe de pruneaux.
Huile de lis.
Préo. c. l'Huile rosat.
LIVÈCHE. Levisticum officinale, Koch. — Ombellifères. (Fig. 87.)
Plante voisine de l'.ache ; les racines et semences d ache du commerce ne sont souvent que les racines et semences de livéche. C'est dire que ces deuxsubstances ont degrands rapports physiques. Elles ont aussi la même action thérapeutique. — La livèche est inusitée.
LOBÉLIE ENFLÉE. Lobelia inflata. L. — Lobéliacées.
Originaire de l'Amérique du nord, elle arrive en Europe sous forme de petites bottes rectangulaires. Cette plante a pour le goût, l'odeur et l'action qu'elle exerce sur l'économie, les plus grands rapports avec le tabac; les anglais l'appellent Indian Tobaco. Elle renferme un principe acre, alcalin (la Lobé- Une), susceptible de former des sels, liquide, huileux, soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther, d'odeur aromatique rappelant celle de la plante; sa saveur rappelle celle du tabac. La lobéline est un toxique puissant ; 5 centigr. agissent violemment sur un chat, sans cependant le tuer.
Act. Phys. — Les symptômes qui succèdent à l'ingestion de la lobélie sont exactement ceux qu'on observe après celle du tabac: même action vomitive, purgative, diaphorétique, contrestimulante. — On l'emploie comme antispasmodique, spécialement contre l'asthme, les névroses, le croup, la coqueluche. — Poudre: 25 à 50 centigr.; à dose double, elle est vomitive.
ha Lobélie syphilitique, Lobelia syphilitica, L. a été préconisée comme antisyphilitique, sous forme de décoction. — Inusitée.
Teinture de lobélie.
Prép. c. la Teinture de quinquina, avec 1 p. pour 5 p. alcool à 60°.
Fig. 87.
Livèche.
376 LYGOPODE
LUPIN. Lupinus albus, L. — Légumineuses.
Les semences de lupin, parfaitement oubliées, faisaient partie des quatre Semences résolutives : Vesce, Orobe, Fève, Lupin. Leur décoctéest très-amer; mais après avoir bouilli dans l'eau, elles peuvent servir comme aliment. On leur attribue quelques propriétés vermifuges et aphrodisiaques.
lycopode. Soufre végétal; Lycopodium clavatuw, L. — Lycopodiacées.
Le lycopode croît dans les légions élevées et incultes des montagnes de l'Europe centrale. Les spores qui s'échappent en abondance des épis géminés, à la fin de l'automne, constituent la poudre de lycopode. — Poussière d'un jaune pâle, très ténue et très mobile, difficile à mouiller et très inflammable, qui contient, d'après Guibourt : de la cire, du sucre, de l'ami-
Fig. 88. — Spores de lycopode vues au microscope.
don, une mat. azotée, nommée Pollénine, etc. Mouillé avec de l'alcool et examiné au microscope, il se présente sous forme de segments de sphères, généralement isolés, vaguement tétraédriques, et couverts d'une enveloppe granuleuse, ciliée. (Fig. 88.)
On l'emploie uniquement comme poudre absorbante et isolante, au pansement des surfaces ulcérées, dans l'intertrigo des enfants et des personnes grasses. — En pharmacie, il est fort usité pour enrober les pilules.
Mél et fais. — On le mélinge de pollen de conifères. Ce pollen n'est pas cilié; de mat. minérales, talc, sable fin, etc. : au contact de l'eau, ces substances tombent an fond, le lycopode nage à la surface ; de dextrine ou Jéïocome : celle-ci se dissout dana l'eau, et la solution réduit la liq. cupropotassique; d'ailleurs le lycopode, séché après le lavage, a perdu de son poicls le poids du léïocorne dissous.