SOUFRE
la liqueur soit très lég1 alcaline ; quand le liquide est acide, le réactif est décomposé et ne peut donner d'indications : il faut alors préalablement neutraliser par la potasse caustique.
Au chalumeau, sur le fil de platine, les sels de soude colorent la flamme en jaune vif, même en présence d'un sel de potasse (Gérhardt et Chancel).
Comme on le voit, les réactions des sels de soude sont surtout négatives.
Act. Phys. et Toxic. — Nous n'avons rien de particulier à ajouter à ce que nous avons dit au sujet de la potasse ; dans la recherche du poison , on devra seulement arriver à déterminer que c'est bien de la soude qu'il s'agit.
Mél. et fais. — Voir Potasse.
soude commune. Salsola Soda. L.
SOUDE épineuse. Salsola Tragus, L, — Chénopodacées.
Ces deux plantes, que le Codex a maintenues dans la matière médicale, croissent dans les terrains salifères ; elles n'ont pas d'usage pharmaceutique. Dans l'industrie, on les incinère pour l'extraction des carbonates alcalins.
SOUFRE. Sulfur ; = S.
On l'obtient, dans l'industrie, des solfatares ou terres à soufre et de la pyrite de fer. Il existe en outre dans certains végétaux (crucifères, liliacées) et dans quelques substances animales, auxquelles il communique ses propriétés. On l'emploie en pharmacie sous trois formes :
1° Fleurs de soufre ; soufre sublimé. — On l'obtient sous cette forme en distillant le soufre brut dans d'énormes chaudières, mises en communication avec de grandes chambres en maçonnerie, où les vapeurs viennent se condenser sous forme pulvérulente. — Il est d'un jaune pâle; au microscope il paraît formé de granules globuleux souvent réunis en chapelets ramifiés, mêlés de quelques cristaux ; il contient toujours un peu d'ac. sulfureux et même d'ac. sulfurique dont on le purifie par les lavages.
2° Soufre en canons. — Si, dans la préparation précédente, les vapeurs se condensent dans un récipient suffisamment chauffé, elles prennent la forme liquide, et le soufre peut être recueilli dans des moules coniques en bois, où il se solidifie. On a alors le soufre en canons. Il est amorphe, avec quelques cristallisations confuses au centre, et fait entendre, quand on le tient dans la main, un craquement particulier (cri du soufre) produit par la dilatation inégale des molécules.