‹ Aide-mémoire de pharmacieChapitre 320 sur 376 · SPERME (TACHES DE · texte numérisé non relu

SPERME (TACHES DE

verse quand elle est presque refroidie sur la bande préparée. On l'étend en couche mince soit au moyen d'un couteau à lame mousse, soit au moyen du sparadrapier.

On laisse pendant quelque temps les bandes exposées à l'air pour qu'elles prennent une bonne consistance, on les roule ensuite et on les renferme dans des étuis. — Les sparadraps ne peuvent généralement être conservés que pendant un temps limité, parce que la masse emplastique devient dure et cassante, et cesse d'être adhésive et souple, comme il convient.

Des appareils diversement construits ont été imaginés pour répondre aux besoins d'une grande fabrication. Tous donnent d'assez bons résultats entre les mains des personnes qui en ont la pratique ; nous n'entrerons pas, à ce sujet, dans des détails difficiles à préciser, et d'ailleurs tout à fait spéciaux pour chaque appareil.

SPERME. (Taches de)

Examen médico-légal. Il est souvent nécessaire pour éclairer la justice de déterminer si des taches trouvées sur les vêtements de la victime ou de l'accusé sont des taches de sperme ; nous donnons brièvement la méthode à suivre d'après le Manuel de médecine légale de Briand et Chaude.

On coupe dans l'étoffe une bandelette large de 1 centim. environ, de manière à enlever la tache entière ou au moins la partie centrale. On fait tremper le bout de cette bandelette dans un peu d'eau pure, contenue dans un verre de montre, de manière que le niveau du liquide arrive au voisinage de la tache, sans la toucher. Celle-ci s'imbibe peu à peu par capillarité, et reprend l'épaisseur et l'aspect qu'elle avait à l'élat frais. Cette imbibition préalable demande de 15 minutes à 2 heures. — On prend note des caractères physiques que la tache présente en cet état; ensuite on racle légèrement avec un scalpel la surface du linge et l'on porte la matière enlevée sur le porte-objet du microscope; on ajoute, s'il est nécessaire, une gouttelette d'eau pure, et l'on recouvre le tout d'une lamelle de verre.

L'examen microscopique fait alors reconnaître : 1° des filaments ou fibres très-ténues, diversement colorées, provenant de l'étoffe. 2° des petits grains irréguliers, anguleux, constitués par les poussières que l'on a enlevées de la surface par le raclage. Ces poussières sont tantôt de nature terreuse, tantôt de 1 oxyde de fer ou rouille, tantôt des grains d'amidon déformés qui proviennent de l'empois des blanchisseuses. 3° des spermatozoïdes (zoospermes, spermatozoaires) ; leur présence est caractéristique (fig. 142). lisse composent d'une partie plus large, un peu aplatie, qu'on nomme tête, corps ou disque, et d'un appendice étroit allongé, fixé à la partie la plus élargie de la tête, qu'on nomme queue. La tête estpyriforme, aplatie ; l'extrémité la plus étroite est dirigée en avant ; à la partie la plus large est fixée la queue. Celle-ci à son origine présente quelquefois de 1 à 3 renflements ovoïdes, puis va en s'amincissant jusqu'à l'extrémité. — On peut rendre les contours des spermatozoïdes plus apparents par l'addition à la préparation d'une petite goutte de teinture d'iode iodurée(Roussin). 4° Enfin on rencontre

SPIGÉLIE ANTHELMINTIQUE 557

dans les taches, des cellules épithéliales, des globules de mucus, des gouttes régulièrement sphériques ou plus ou moins contournées, réfractant faiblement la lumière, des cristaux en losanges de phosphate de magnésie .

Comme caractères généraux, les taches de sperme ont une couleur grisjaunâtre, des bords sinueux plus foncés; elles empèsent le tissu et le pénètrent

Fig. 142. — Spermatozoïdes d'après le formulaire pharmaceutique des Hôpitaux militaires. Paris, 1870, p. 517.

peu, de sorte que souvent l'envers ne présente pas de changement d'aspect. Chauffées elles dégagent, surtout étant récentes, une od. caractéristique. Elles donnent au tissu une Iranslucidité assez marquée ; elles se dissolvent presque complètement dans l'eau. Tous ces caractères ont une valeur, mais doivent être confirmés par la présence des spermatozoïdes qu'on ne peut constater qu'à l'aide du microscope.

SPIGÉlie ANTHELMINTIQUE. Spigelia anthelmia, L. — Loganiacées.

Plante de l'Amérique méridionale, à propriétés toxiques, et que Ton a employée contre les vers intestinaux — 10 à 50 centigr. en poudre.

558 STORAX

La Spigélie du Maryland, S p. marylandica, L., est un peu moins active mais de propriétés analogues.

Sirop de spigélie.

Pr. Ext. aie. de spigélie ... 16

Sirop simple 500

F. S. A. — Dose : 1 à 60. (Tkéltr.)

SQUINE. Smilax China, L. — Asparaginées.

Le rhizome qui vient de Chine et du Japon, est seul employé : en morceaux tuberculeux, rougeâtres à l'extérieur, blancs rosés à l'intérieur, quelquefois résineux. Le tissu, dans ce dernier cas, est dur et compact, mais le plus souvent tendre et spongieux; goût fade, suivi d'un peu d'amertume.

On l'emploie comme sudorifique, avec la salsepareille, le sassafras, etc.; ses propriétés ne sont pas bien manifestes.

Sirop de squine.

Pr. Squine concassée. .... 375

Eau Q. S.

Pour obtenir, après une heure d'ébullition, environ 1000 de liquide; passez,

battez un blanc d'oeuf dans la colalure refroidie et ajoutez :

Sucre 2000

Amenez à l'ébullition, écumez et passez. (Dorv.)

STAPHISAIGRE. Deîphinium Staphisagria, L. — Renonculacées.

Les semences sont désignées aussi sous le nom de graine de capucin. Elles sont comprimées, trigônes, réticulées, gris-noirâtre; od. désagréable; sav. acre, très-amère. Elle renferment une substance alcaline, la Delphine, pulvérulente, sol. dans l'eau, très sol. dans l'alcool, salifiable, de sav. extrêmement acre et très toxique.

C'est à cette substance que les semences doivent leurs propriétés. Elles sont irritantes, et produisent des effets eméto-cathartiques; on ne les emploie plus qu'à l'extérieur pour détruire les poux, en poudre ou sous forme de pommade.

Poudre de staphisaigre.

Pr. c. la Poudre d'anis.

STORAX. Baume provenant du Styrax officinalis. L. — Ébénacées.

Il découle naturellement ou par suite d'incisions faites à l'écorce. On le trouve dans le commerce sous deux formes : 1° Storax calamité; morceaux irréguliers, jaunes ou brunâtres, demitransparents, à od. suave analogue à celle du benjoin 2° Storax en pains; masses rougeâtres friables, sans homogénéité, à od. analogue ; ce dernier paraît fabriqué de toutes pièces à Marseille. — Le storax est aujourd'hui à peu près inusité en pharmacie.

STRAMOINE

STRAMOINE, Pomme-épineuse ; Datura Slramonium, L, — Solanacées.

Plante indigène dont on emploie les feuilles et les semences (fig. 143 et 144).

Gomp. — Elle contient , entre autres principes, de la Daiurine, alcaloïde très-voisin de l'atropine, sinon identique, mais que quelques auteurs regardent comme plus actif. Pour l'obtenir on fait digérer les semences de stramoine avec de l'alcool faible; la

Fig. 143. — Fruit de Stramoine.

a, semence grossie.

Fig. 144. — Sommité de stramoine.

liq. est additionnée de 15 p. de magnésie pour 500 de semence et maintenue au B.-M. pendant quelques heures ; le liquide filtré est traité par le charbon et rapproché à cristallisation. — Elle dilate fortement la pupille, sans brouiller la vision comme le fait la belladone, et son effet est plus persistant. C'est le principe actif de la stramoine.

Act. phys. — A dose faible, vertiges et tendance au sommeil; à dose un peu plus élevée, diminution de la force musculaire et de la sensibilité, dilatation de la pupille, accélération du pouls; céphalalgie, soif, délire et hallucinations; diurèse ; à dose toxique : vertiges, stupeur, dilatation énorme des pupilles, agitation, délire avec hallucinations, soif, sécheresse et constriction du pharynx; souvent éruption scarlatiforme ; après ces symptômes, collapsus et refroidissement général suivi de mort. A l'autopsie, on trouve l'estomac rouge et le cerveau fortement

injecté. Si le sujet parvient à échapper à la mort, il est souvent affligé pendant plusieurs mois, une année même, d'obscurcissement de la vue, de perte de mémoire, de tremblement des jambes.

On fait usage de la stramoine comme calmant du système nerveux et contre les affections douloureuses : tic douloureux, sciatique, névralgies; asthme, coqueluche, priapisme, chorée, épilepsie. On la fume contre les névroses de l'appareil respiratoire, et spécialement contre les accès de suffocation dans l'asthme. La fumée produite contient des alcalis volatils non oxygénés et toxiques ayant des propriétés physiologiques analogues à celles de la nicotine. — Doses : Poudre : 0,05 à 1 gr. Extraits : 0, 01 à 0, 15. Alcoolature : 1 à 10 gouttes. Teinture : 1 à 20 gouttes.

C'est la plus dangereuse des solanacées vireuses.

Toxio. — Voir Belladone et Atropine.

Poudre de feuilles de stramoine.

Pr. c. la Poudre de feuilles de belladone.

Teinture de stramonium.

Pr. c. la Teinture d? quinquina, par déplacement, avec 1 p. pour 5 p.

Alcoolature de stramonium.

Pr. c.V Alcoolature d'aconit.

Huile de stramonium.

Pr. c. l'Huile de ciguë.

Extrait de stramoine.

Pr. c. l'Extrait de ciguë. — Rendedement : 2/100.

Extrait alcoolique de stramoine.

Pr. c. l'Extrait aie. de digitale. — Rendement : 21/100.

Extrait de semences de stramoine.

Pr. Semences de stramoine . 1000

Alcool à 60" 6000

Eau distillée froide. . . Q. S.

Pulv. grossièrement les sem.; faitesles digérer à une douce chaleur pend, qques h. dans la moitié de l'alcool; passez avec expression; traitez le marc de la même manière par le reste de l'alcool; passez et filtrez les liq. réunies.

— Distillez tout l'alcool, concentrez le résidu au B.-M. Dissolvez le produit dans 4 f. son poids d'eau dist. froide, filtrez et évaporez en consistance ferme.

— Rendement : 7/100. (God.)

Sirop de stramoine.

Pr. c. le Sirop de belladone.

Emplâtre d'extrait de stramoine-

Pr. c. l'Emplâtre d'extrait de ciguë.

Cigarettes de stramonium.

Pr. c. les Cigarettes de belladone.

Espèces pour fumer.

Pr. Stramoine, Sauge, aa. P. E.

Dans l'asthme. (Bouch.)

Prép. — Pr. :

Strychni?ia; = G42H^Az204.

Noix vomique divisée 1000

Chaux vive 125

Acide sulfurique Ammoniaque. .

Faites bouillir la noix vomique à plusieurs reprises dans l'eau aiguisée d'ac. sulfurique, évaporez au B.-M. les liq. réunies, à un

petit volume. Ajoutez la chaux éteinte, délayée dans l'eau. Le précipité produit est séché et épuisé par de l'alcool fort; filtrez, distillez la plus gr. partie de l'alcool et laissez refroidir; la strychnine se dépose avec un peu de brucine. — Délayez les cristaux dans un peu d'eau distillée, dissolvez par Q. S. d'acide azotique étendu de 10 vol. d'eau; concentrez au B.-M.etfaites cristalliser; le nitrate de strychnine se dépose seul, le nitrate de brucine reste dans les eaux-mères. Faites bouillir le premier avec de l'eau et du charbon animal, filtrez et précipitez la liq. froide par l'ammoniaque. Le précipité séparé par le filtre est dissous dans l'alcool bouillant qui le laisse cristalliser par refroidissement.

Octaèdres ou prismes terminés par des pyramides à 4 faces ; incolores, à sav. excessivement amère, presqu'insolubles dans l'eau, sol. dans 24 p. d'alcool à 90°. Nous donnons ses principales réactions à la Toxicologie.

Act, pbys. — A très-petite dose, la strychnine agit comme un amer puissant, elle est tonique et diurétique. A dose plus forte, elle porte son action sur la moelle épinière, et paralyse les nerfs de la sensation, en excitant avec violence les nerfs moteurs. Introduite dans l'estomac à dose toxique (qqes centigrammes sont souvent suffisant), elle produit au bout de qques minutes des symptômes effrayants. Le sujet éprouve d'abord un sentiment de dégoût, puis des vertiges, de la raideur des muscles, surtout de ceux de la mâchoire. Le corps est pris de tremblement, et après qques bâillements les mâchoires se resserrent. Bientôt des secousses se déclarent, augmentent d'intensité et se transforment en violentes convulsions, « le tronc est raide, immobile, les muscles durs, la tête renversée en arrière, la face cyanosée, les battements du cœur et la respiration presque suspendus, la sensibilité presqu'abolie. » Après une rémission passagère, un nouvel accès se produit, suivi de plusieurs autres. Le sujet peut succomber dans un accès ou tomber dans un collapsus que la mort termine.

Comme médicament, la strychnine rend des services dans les paralysies sans lésions organiques profondes, dans l'amaurose, l'épilepsie, etc. Dose : 1 à 15 milligr. par jour, sous forme de granules, sirop, etc.

Toxic. — Ce que nous allons dire s'applique aux empoisonnements par la noix vomique, la fève Saint- Ignace, et autres substances contenant de la strychnine, de la brucine ou de l'igasurine.

A l'autopsie, on trouve généralement le cadavre rigide. Cet état de rigidité commence beaucoup plus tôt et dure beaucoup plus longtemps que lorsque la mort a eu une autre cause ; la teinte générale est violacée. Les

lésions des organes sont fort diverses et nullement caractéristiques: l'expert devra avoir recours à la recherche chimique du poison pour préciser ses conclusions.

Recherche du poison. — Nous analyserons les procédés indiqués par MM. Tardieu et Roussin. — Les matières suspectes et les organes sont divisés et introduits dans un ballon avec 2 vol. d'alcool à 95°; on ajoute une sol. alcoolique d'ac. oxalique ou tartrique en quantité suffisante pour que la réaction soit nettement acide. On maintient le tout plusieurs heures au B.-M. à 50 ou 60°, en agitant souvent; on laisse refroidir. Le tout est exprimé sur une serviette lavée à l'ac. chlorhydrique étendu, puis à l'eau distillée. La

bouillie qui reste est traitée à nouveau par de l'alcool à 80° et exprimée. Les liq. filtrées sont évaporées au B.-M. en extrait mou ; cet extrait est repris par 6 ou 8 fois son vol.

d'alcool; après filtration et évaporation, le nouvel extrait est redissous dans 10 vol.

d'eau tiède, et la solution est filtrée. Cette solution est brune, à od. animale, et contient toute la strychnine que renfermaient les matières. — On la précipite complètement en y versant goutte à goutte une solution de biiodure de potassium (Iodure de potassium : 5 gr. Iode : 1 gr.

Eau : 20 gr.) ; on laisse déposer pendant quelques heures, on décante et on lave à plusieurs Fig. 145. - Etuve à air chaud de M. Coulier repriseg et par décantation le pour la dessiccation des précipites. A, ouverture , . ..,

dans laquelle on engage le verre de la lampe; précipite, avec de l'eau ai- B, cheminée de dégagement pour l'air chaud; guisée d'acide sulfurique. Les

râtuSe(riTmètreS S6rVaIlt àconstater la tempé" lavages sont suffisants, quand

ra ure ^ le précipité ne manifeste

plus d'odeur. La partie liquide étant décantée autant que possible, on

(1) Cette étuve, très-commode, consiste en une boîte de cuivre ou de fer-blanc, divisée par quatre ou cinq compartiments incomplets, en plusieurs étagères qui sont parcourues par un rapide courant d'air chaud, circulant de bas en haut d'une manière sinueuse et horizontale. Elle porte deux orifices circulaires : le premier, situé à la partie inférieure et dans lequel on engage l'extrémité supérieure d'une lampe ordinaire modérateur allumée, le second placé à la partie supérieure et muni d'une clef ou registre, analogue à la clef des tuyaux de poêle ordinaire ; en baissant plus ou moins la mèche de la lampe, fermant ou ouvrant plus ou moins la clef, on obtient toutes les températures comprises entre 30 et 150°. (Tardieu et Roussin.)

laisse tomber sur le précipité quelques gouttes d'eau acidulée avec 1/10 d'acide sulfurique et une petite pincée de limaille de fer récente et pure. Après quelques instants le précipité est redissous, et la liqueur est presqu'incolore. Quand le dégagement d'hydrogène a cessé, on ajoute un petit excès d'ammoniaque qui précipite en même temps l'alcaloïde et l'oxyde de fer. On jette le tout sur un filtre, on lave avec précaution avec de l'eau distillée, puis le filtre est desséché avec son contenu sur plusieurs doubles de papier buvard dans une petite étuve ad hoc à une temp. de 50 à 60° (fig. 145). — On le coupe ensuite en très petits morceaux que l'on traite à chaud à plusieurs reprises avec 15 à 20 gr. d'alcool à 80°. Les liqueurs alcooliques réunies sont évaporées doucement au B.-M. dans une capsule de verre. Le résidu qui tapisse le fond de celte capsule présente souvent à la loupe une cristallisation manifeste. C'est lui qui servira à toutes les expériences propres à caractériser la strychnine ou la brucine.

1° Constater au moyen d'un mince fragment porté sur la langue son amertume intense et persistante. II sera bon d'avoir la veille même étudié avec une quantité à peu près identique de strychnine pure la nature de cette sensation.

2° Disioudre le résidu dans 3 ou 4 centim. cubes d'eau distillée à l'aide de quelques fines gouttelettes d'ac. sulfurique (en Q. S. seulement). La strychnine et la brucine passent immédiatement à l'état de sulfates solubles. On garde une partie de la solution pour faire des essais physiologiques sur les animaux; l'autre partie est divisée dans de petites capsules de porcelaine et quelques verres de montre, que l'on place sous une cloche avec quelques fragments de chaux vive jusqu'à dessiccation complète. On obtient ainsi de très légers résidus sur lesquels on tentera les expériences suivantes :

a. Une goutte d'acide azotique pur développe subitement une belle couleur rouge, passant au violet par l'addition de protochlorure d'étain, s'il existe de la brucine.

b. On dissout un des résidus dans qques gouttes d'eau que l'on introduit dans un tube étroit fermé par un bout, on fait arriver par un tube trèseffilé dans la solution quelques petites bulles de chlore gazeux ; s'il existe de la strychnine, chaque bulle se couvre d'une matière blanche, qui se réunit au fond du tube sous forme de poudre cristalline très-fine. Ce précipité est de la trichlorostrychnine.

c. Un des résidus obtenus dans une capsule de porcelaine est additionné d'une ou deux gouttes d'ac. sulfurique pur et concentré ; on mélange intimement au moyen d'un fil de platine, puis on laisse tomber une très-petite quantité de bichromate de potasse ou d'oxyde puce de plomb, en poudre fine, et l'on agite. 11 se produit immédiatement une teinte très-foncée, presque noire, mais qui apparaît d'un bleu magnifique en couche mince. Elle passe graduellement au violet, au rouge violacé, puis au rouge et enfin, après 1 ou 2 heures, au jaune pur. Cette succession des nuances est constante. — Le peroxyde de manganèse et le ferrocyanure de potassium pourraient être employés aussi à la place du bichromate de potasse, mais sans avantage. Ce qu'il importe de noter, c'est que l'acide sulfurique doit être pur et concentré, la présence de l'eau nu;sant à la réaction ou l'empêchant complètement.

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