VANILLE
F. infuser la valériane conc. dans un B.-M. couvert avec 400 gr. d'eau bouillante, pend. 6 h.; passez; versez sur le marc 200 gr. d'eau bouillante. Réunissez les liq. et filtrez-les; vous devez obtenir 430 gr. de colature, que vous verserez sur le sucre avec l'eau dist. de valériane, pour obtenir un sirop par simple solution au B.-M. couvert. (God.)
Teinture éthérée de valériane.
Prép. c. la Teinture éth. de digitale.
Eau distillée de valériane.
Prép. c. l'Eau distillée dt cannelle.
Extrait de valériane.
Prép. c. l'Extrait alcoolique de digitale. — Rendement : 18/100.
Sirop de valériane.
Pr. Racine de valériane. . . 100 Eau .......... Q. S.
Eau distillée de valériane. 100 Sucre 1000
VANILLE. Vanilla sativa , Schiede. — Orchidées.
Fruit en silique, lisse, ridé longitudinalement , brun-noir, long de 15 à 20 centim., épais de 6 à 12 millim., s'ouvrant en trois valves. Il contient une pulpe épaisse, brunâtre, dans laquelle sont disséminées de nombreuses graines très-petites, globuleuses. On fait sécher la vanille au soleil, puis à l'ombre, et on l'enduit d'une légère couche d'huile. — Elle nous vient du Mexique, de la Colombie, de la Guyane, du Brésil.
La bonne vanille (Vanille Lee) est presque toujours couverte de petits cristaux aiguillés de vanilline (G-obley) et est dite alors vanille givrée. La vanilline (G20H6O4) est fusible à 78°, et diffère de l'acide benzoïque et de la coumarine; elle donne à l'eau la propriété de rougir le tournesol ; on pense que c'est le principe odorant de la vanille.
La vanille est un stimulant aromatique peu employé comme médicament, mais très-usité en parfumerie, et pour aromatiser les mets sucrés, les bonbons et les liqueurs.
La Vanille Simarona (V. sylvestris, Schiede) est plus petite, rougeâtre, et ne se givre pas.
Le Vanillon, (V. pompona, Schiede) est noir, mou, visqueux, large de 14 à 21 millim. Il a une od. moins agréable ; il vient de l'Amérique du Sud.
Teinture de vanille.
Prép. c. la Teinture de safran, avec 1 p. pour 10 p. alcool à 80°.
Foudre de vanille sucrée.
Pr. Vanille fine givrée .... 10
Sucre blanc 90
Coupez la vanille en très petits morceaux, et pilez-la avec une partie du sucre, passez au tamis de soie ; reprenez le résidu, pour le piler avec de nouveau sucre; tamisez, et ainsi de suite jusqu'à ce que toute la vanille et tout le sucre soient passés. — Mélangez les poudres et conservez en flacons bouches. (God.)
Sirop de vanille (Lepage.)
Pr. Vanille incisée 6
Alcool à 80° 40
Faites digérer 48 heures à une douce chaleur, et versez l'alcoolé sur :
Sucre en morceaux. . . . 400 On expose celui-ci à l'étuve pour dissiper l'alcool, on le pulvérise et on fait un sirop avec 218 d'eau.
Alcoolat de vanille.
Pr. Vanille 1
Garb. de potasse 1/4
Alcool 16
Eau. .......,., 16
VERATH1NE
Faites macérer ensemble les trois premières substances, ajoutez l'eau, et retirez 15 parties à la distillation.
(Batav.) Pastilles du Sérail.
Pr.
Vanille . .
Musc . . . Cannelle. .
Safran. . .
Ambre gris.
Girofle. . .
Cubèbe 30
Gingembre 12
Macis 23
Sucre,
Mucilage adrag., à l'eau
de roses, aa Q. S.
Les confiseurs mettent cette préparation sous forme de dragées.
On donne aussi le nom de pastilles du sérail aux clous fumants. (Dorv.)
VERATRINE.
Prép. — Pr. :
Veratrina; = C64H52Az2CM
Gévadille. . . .
Alcool
Acide sulfurique Chaux caustique.
Ammoniaque . .
Pulv. la cévadille, traitez-la à plusieurs reprises par l'alcool à 80°, additionné d'une petite q. d'ac. sulfurique. Réunissez les liq. et ajoutez-y la chaux éteinte. Filtrez, distillez l'alcool. Étendez le résidu d'eau et ajoutez q. s. d'acide sulfurique dilué pour avoir une réaction acide ; décolorez par le charbon animal lavé, filtrez et ajoutez un excès d'ammoniaque. Le précipité sera recueilli, lavé, dissous dans l'alcool; l'alcool ayant été chassé par évaporation, le résidu sera repris par l'acide sulfurique, le charbon et l'ammoniaque, puis dissous dans l'éther qui laissera cristalliser la vératrine par évaporation.
Poudre cristalline blanche, très-sol. dans l'alcool et l'éther, à sav. acre et brûlante, très-irritante : la plus petite trace provoque l'éternument. L'acide sulfurique concentré colore la vératrine et ses sels en jaune, puis en rouge et en violet (Codex.)
Act. phys. — C'est un irritant analogue à l'aconitine; aspirée par les narines, elle provoque des éternuments répétés, du coryza, de la salivation ; appliquée sur la peau intacte, au moyen de frictions, elle produit une sensation de chaleur et de picotement; sur les muqueuses ou la peau dénudée, cette sensation est très- vive et très-pénible. — Ingérée, elle cause des nausées et des vomissements, ainsi que des sueurs, de la diurèse, de la salivation; en même temps le pouls se ralentit, en prenant une tension considérable. — A dose toxique : étourdissements, oppression, anxiété, vomissements, prostration, insensibilité, refroidissement général; le pouls devient misérable, puis viennent des convulsions, le tétanos, l'asphyxie et la mort (G-ubler). — A l'autopsie on remarque des lésions inflammatoires de la mu-