YEUX D'ÉCREVISSES
WINTER (Ecorge de). Ecorce caryocostine ; Drimys Winteri , R. Brown. — Magnoliacées.
Cette écorce ressemble beaucoup à celle de la cannelle blanche; sa cassure est plus compacte, et formée de deux couches concentriques distinctes, l'extérieure grise, l'intérieure rouge ; l'épiderme est marqué par places de taches elliptiques. — Elle vient de l'Amérique du Sud. Elle a une odeur mélangée de basilic et poivre ; elle contient une huile essentielle et du tannin, ce qui justifie les propriétés toniques, stimulantes, stomachiques, qu'on lui attribue. — Inusité.
YÈBLE.Hïe&Ze; Sambucus Ebulus, L. — Gaprifoliacées. Propriétés analogues à celles du sureau ; sa racine est repu» tée purgative ; — inusité.
Suc de baies d'Yèble.
Prép. c. le Suc de nerprun.
yeux d'écrevisses. Pierres d'écrevisses-, produites par VEcrevisse; Astacus fluviatilis, L. — Crustacés-décapodes.
Concrétions calcaires agglomérées par une matière gélatineuse, que l'on trouve dans l'estomac de l'écre- / \^.k*fw visse, à l'approche du re- "^4^ ^^? nouvellement du test. Elles Fig. 184. — Yeux d'écrevisses. sont hémisphériques, du-
res, lisses, à couches concentriques (fig. 184). Le côté plat est déprimé au centre. — Elles n'ont pas d'autre propriété que le carbonate de chaux, et s'emploient comme lui, à titre d'absorbant, d' anti-acide, d'antidiarrhéïque. (2 à 5 gr.)
Poudre d'yeux d'écrevisses.
Prép. c. la Poudre de corail rouge.
ZÉDOAIRE LONGUE. Curcuma Zedoaria, Roscoe. =~ Amomacées.
zinc 653
ZÉDOAIRE RONDE. Gurcuma aromatica, Roscoe. — Amomacées.
D'après le Codex, la première est constituée par les prolongement digités de la racine, la seconde par le tubercule central coupé par quartiers. Ces racines sont grises à l'extérieur, blanchâtres à l'intérieur ; elles contiennent de l'huile volatile et sont des excitants stomachiques analogues au gingembre et au galanga, quoique moins puissants. — Inusités.
Poudre de Zédoaire.
Prép. c. la Poudre de Bistorte.
ZINC. Zincum; = Zn.
Métal blanc bleuâtre, lamellaire ; D = 7. Chauffé à l'air, au rougeblanc, il s'enflamme et brûle avec une flamme éblouissante en produisant des flocons légers d'oxyde de zinc. Il se dissout aisément dans l'acide chlorhydrique ou l'ac. sulfurique dilués, avec dégagement d'hydrogène; l'acide nitrique l'oxyde et le dissout. — Les sels de zinc donnent des solutions incolores à sav. styptique; ils sont vomitifs. Ils se décomposent aisément par la chaleur; le sulfate supporte une faible chaleur rouge. Les sels neutres, solubïes dans l'eau, ont une réaction acide.
La potasse donne, dans leur solution, un précipité sol. dans un excès de réactif. Les carbonates de potasse ou de soude donnent un précipité insol. dans un excès; l'ammoniaque les précipite incomplètement, à l'état de soussel; la précipitation est empêchée par la présence de sels ammoniacaux. Le carbonate d'ammoniaque produit le même précipité sol, dans un excès. — L'hydrogène sulfuré ne précipite pas les sels de zinc à acide énergique, mais il précipite l'acétate en blanc (ZnS) ; le sulfate de zinc, additionné d'acétate de soude, est précipité par le même réactif. Le sulfure de- zinc se dissout aisément dans les acides chlorhyd. ou nitrique dilués.
Le sulfhydrate d'ammoniaque donne le précipité de sulfure blanc insol. dans un excès.
Au chalumeau, sur le charbon, avec le carbonate de soude, et dans la flamme intérieure, ils donnent un enduit, jaune étant chaud, blanc quand il est refroidi. — Avec le nitrate de cobalt, on obtient une masse verte.
Mêl. et fais. — Il est important pour les recherches analytiques que le zinc qui sert à la production de l'hydrogène soit exempt d'arsenic. Il est toujours facile de s'en assurer par des essais à blanc. Il ne doit contenir ni fer ni cuivre : le soluté azotique, additionné d'ammoniaque jusqu'à solution du précipité, ne doit pas donner une liq. bleue, ni un dépôt jaunâtre d'oxyde de fer hydraté.