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BAINS

Les bains constituent une forme de médication externe, qui a pour but de soumettre tout ou partie du corps à l'influence d'un milieu médicamenteux. Ce milieu peut être de nature très-diverse suivant les cas : liquide (bains simples, médicinaux, d'eaux minérales, salins, acides, sulfureux, gélatineux; additionnés d'infusions ou de décoctions végétales, etc.) ; gazeux (bains de vapeur, d'air chaud, de gaz divers). — Cette seconde classe comprend les fumigations, dont la nature est extrêmement variable, comme les effets thérapeutiques qu'on veut en obtenir. Ainsi tantôt c'est de l'air chargé des produits de la décomposition ignée des résines, du benjoin, des baies du genévrier, du sulfure de mercure, etc. ; tantôt c'est de la vapeur d'eau chargée de produits volatils et aromatiques, taniôt enfin de l'alcool en vapeurs servant de véhicule à des principes vaporisables.

Les inhalations sont des fumigations destinées à agir exclusivement sur les poumons ; elles sont appliquées au moyen d'appareils particuliers. Les vapeurs ou gaz les plus employés sont : l'éther, le chloroforme, le protoxyde d'azote, comme anesthésiques; l'oxygène, l'iode, le chlore, des infusions, des teintures, le camphre, etc., comme agents médicamenteux.

Aujourd'hui l'usage des bains sous leurs différentes formes est devenu général, et a donné naissance à toute une méthode de traitement, l'hydrothérapie; les liquides médicamenteux employés en douches, en pluie, ou à l'aide du pulvériseur (fig. 21), produisent des effets nouveaux et plus intenses. L'action mécanique se joint ici à l'action physiologique propre.

L'absorption des médicaments, en solution aqueuse, par la peau, a été récemment l'objet de discussions graves. Il est certain que l'eau est un véhicule insuffisant, et que les corps gras

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jouissent sous ce rapport de propriétés bien plus certaines. La peau, enduite naturellement d'une substance sébacée grasse, n'est ni mouillée ni pénétrée par l'eau; il serait cependant con-

Fig. 21. — Pulvérisateur' de Mathieu. — A, levier; B, tube de la pompe; G, vase de cristal rempli de liquide; D, orifice capillaire par lequel se termine le tuyau latéral dans lequel est chassé le liquide aspiré dans le corps de pompe; E, tube contre la paroi supéiieure duquel frappe le jet] dont le choc produit la pulvérisation ; F, conduit en entonnoir qui reçoit les liquides condensés et les ramène dans le récipient; G, petit entonnoir par lequel on verse le liquide.

traire à la vérité de prétendre que l'absorption est nulle, parce qu'elle est limitée.

La température. ordinaire d'un bain doit être de 33 à 35° centigrades. Elle peut être abaissée ou élevée sur ordonnance ma» gistrale.

ballotes. Ballota, L. — Labiées.

lo Ballote cotonneuse, B. lanata, L. Plante aromatique originaire de Sibérie, considérée en Russie comme diurétique, sudoriûque, utile dans la goutte et le rhumatisme -, infusé : 15 : 500.

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