‹ Aide-mémoire de pharmacieChapitre 69 sur 376 · BRUCINE · texte numérisé non relu

BRUCINE

poser le bromate. Redissoudre la masse et évaporer à cristallisation. (Codex.)

Cristaux cubiques, blancs, à saveur salée, piquante; très-solubles dans l'eau, peu dans l'alcool.

Act. phys. — Après avoir été très-contestées, ses propriétés sédatives toutes particulières sont aujourd'hui admises par le plus grand nombre. Il ralentit la circulation, diminue la chaleur générale et la sensibilité ; il peut produire l'anesthésie complète de la peau. A dose élevée, il détermine un affaiblissement général, avec langueur intellectuelle, perte de mémoire, vertiges et somnolences. — 11 augmente la diurèse et la salivation. En somme, ses effets se rapprochent de ceux de la digitale, et il est important qu'il ne contienne pas trace d'iodure, dont l'action est tout à fait inverse. — Ses usages sont nombreux : comme fondant, dans la scrophule, le goitre, la diathèse tuberculeuse ; comme sédatif et hyposthénisant , dans un grand nombre d'affections très-différentes où l'élément nerveux paraît jouer un rôle actif. —Doses : 50 centig. à 1 gr. comme fondant, altérant, résolutif. 2 gr. au moins, jusqu'à 5 et 6 gr. par jour comme sédatif.

Cfaim. — Voir Brome et Potasse.

Fais, et mél. — Peut contenir : iodure : lasolution, additionnée d'empois d'amidon et d'une goutte d'acide azotique, donnera la coloration bleue caractéristique ; elle précipitera e» jaune plus ou moins foncé par le nitrate de plomb (le bromure de plomb est blanc) ; — chlorure : on distille le sel sur du bichromate de potasse et de l'acide sulfurique ; on recueille les vap. dans de l'eau ammoniacale ; quand il y a du chlorure, il passe du chromate de chlorure de chrome qui colore l'ammoniaque en jaune; sinon, la solution est incolore.

BROMURE DE SODIUM. Bromurelum sodicum. = NaBr, Même préparation ; mêmes propriétés que le bromure de potassium. Mis en contact avec la muqueuse rectale, il anesthésie et paralyse les muscles et le spliyncter anal, et les matières fécales peuvent s'écouler naturellement. (Deschamps.) Mêmes doses que le précédent.

BRUCINE. Brucina. ==* C46H2SAz208,8HO.

Prép. — Saturer par ac. oxalique les eaux mères alcooliques d'où on a extrait la strychnine ; évaporer ; séparer les cristaux, les laver dans l'alcool absolu froid, puis les dissoudre dans l'eau et ajouter un excès de chaux caustique. Le précipité est séché et repris par l'alcool bouillant, qui laisse cristalliser la brucine. (Codex.)

Fehrand. Aide-mémoire. 8

134 BUCHU OU BUGCO

On la retire aussi de l'écorce de la fausse angusture par le procédé qui sert à préparer la quinine. — C'est un poison violent.

Cristallise en gros prismes, incolores, inodores, très- amers; sol. dans 500 p. d'eau bouillante et dans 850 p. d'eau froide, très-sol. dans l'alcool , insoluble dans l'éther. Elle est colorée en rouge de sang par l'acide azotique, et en violet par le même acide en présence du protochlorure d'étain.

Act. phys et toxic. — Propriétés identiques à celles de la strychnine avec une puissance moindre; aussi renvoyons-nous à ce mot pour les détails relatifs à l'action physiologique et à la toxicologie.

Doses. — t à 5 centigr. progressivement et avec circonspection*

BRYONE. Vigne blanche; navet du Diable; Bryonia dioica, Jacq. — Cucurbitacées.

La racine est grosse comme le bras, blanche, succulente, fusiforme, souvent bifurquée; saveur acre et od. désagréable; le suc est irritant et même vésicant : pris à l'intérieur, il purge violemment; la pulpe contient une grande quantité d'amidon. On y a trouvé une matière amère et acre, sol. dans l'eau et l'alcool, la bryonine. — Par la dessiccation, l'âcreté de cette racine est beaucoup diminuée. — Elle reste néanmoins un purgatif drastique et irritant (poudre : 1 à 5 gr.), presque inusité aujourd'hui, après avoir été largement employé autrefois contre l'hydropisie, la manie, les fièvres bilieuses, les coliques vermineuses, etc.

Poudre de bryone.

Prép. c. la Poudre de bistorte.

Alcoolatum bryoniae compositum. Eau

de brxjone composée. (Pharm. belge.) Pr. Gastoreum en pdl'e grossière. 7

Alcool à 75» Q. S.

Pour obtenir 50 de teinture ; ajoutez au marc de castoreum :

Feuilles récentes de rue . . 84

— de sabine. 7

— de pouliot. 7

Feuilles récentes de basilic. . 7

— de matri-

— caire/ . . 7

— de cataire. . 7

Ecorces d'oranges 14

Myrrhe 14

Racine de bryone fraîche. . 163

Alcool à 50" 336

Eau 2000

Retirez par distillation 950 de liq. à laquelle vous ajouterez les 50 p. de teinture de castoreum. (Cod.)

BUCHU ou BUGCO. Diosma crenata, L. — Rutacées.

Les feuilles en masse ressemblent au séné, sauf qu'elles sont dentées. — Tonique stimulant, fort en faveur chez les Hottentots comme vulnéraire, et considéré par eux comme un spécifique de toutes les maladies de la vessie. Leur saveur aromatique et leurs propriétés stimulantes les rapprochent des Labiées aromatiques : sudorifique, antidyspeptique, diurétique. Infusé : 10 : 1000; teinture : 1 à 8gr.

Page 1