TISSU NERVEUX
Tosés ou blancs chez les autres Vertébrés et chez les Articulés.
Ils sont superficiels ou profonds; larges, longs, -ou courts. Les premiers forment les parois des grandes cavités, les seconds occupent les membres et le voisinage des articulations. Quelques-uns ont deux corps réunis par un tendon intermédiaire, ils sont digastriques. Le plus souvent les fibres sont parallèles, affectent une disposition penniforme ou annulaire; minces ( orbiculaire ) ou épaisse ( sphincter ). Des muscles qui agissent en sens contraire sont antagonistes ; et congénères , quand ils produisent le même mouvement.
Ils s’insèrent sur les os à l’aide des tendons, et par de petites surfaces : leur action est plus précise. Suivant que les insertions servent de point d’appui -aux muscles, ou sont mises par eux en mouvement, on les dit fixes ou mobiles . L’origine du muscle est l’attache fixe; la mobile est au contraire sa terminaison.
Le muscle présente trois propriétés importantes qui sont : contractilité , tonicité , élasticité.
S Tissu nerveux. — Comprend une substance grise contenant l’élément essentiel, la cellule nerveuse , et une substance blanche constituée par des fibres formant les nerfs.
La cellule nerveuse typique renferme un protoplasma granuleux, un noyau nucléolé, et des prolongements dont l’un ( prolongement de Beiters) se continue avec Taxe d’une fibre; les autres s’anastomosent avec les ramifications des cellules voisines. Parmi les fibres, les unes contiennent de la myéline; les autres n’en contiennent pas. Toutes sont des fils d’une grande finesse qui se juxtaposent, sans se couder, dans leur trajet.
Les fibres à myéline présentent de place en place
LES TISSUS
des étranglements qui les divisent en segmenta interannulaires. Chacun d’eux se compose : 1° d’une gaine mince [gaine de Schwann ), présentant intérieurement une couche de protoplasma munie d’un noyau; 2° une substance graisseuse et phosphorée, la myéline; 3° un cordon central, le cylindraxe , qui est la continuation d’un prolongement de Deiters et constitue la partie importante de la libre. Au niveau des étranglements, la gaine de myéline fait défaut.
La fibre nerveuse est formée, en somme, par des cellules soudées dont les noyaux sont ceux de la gaine de Schwann. Les fibres à myéline perdent leur gaine de Schwann dans les centres nerveux et n’y offrent plus d’étranglements annulaires. Elles perdent la myéline en arrivant au contact des muscles.
Les fibres sans myéline , ou fibres de Remak , n’ont ni myéline ni membrane d’enveloppe; elles sont réduites à un cylindraxe, revêtu de place en place par une couche discontinue de protoplasma à noyau. Ces fibres existent en petit nombre dans les nerfs céphalo-rachidiens , et en très grande quantité dans les nerfs viscéraux .
La masse qui enveloppe les cellules et les fibres dans les centres nerveux est de nature épithéliale : elle joue le rôle d’un tissu conjonctif; on la nomme névroglie.
La réunion des fibres nerveuses constitue les nerfs , cordons blancs, qui vont des centres à la périphérie. Ils se rendent soit aux organes de la vie animale ( nerfs encéphalo-rachidiens), soit aux surfaces sensibles ( nerfs sensitifs ), soit aux organes contractiles [nerfs moteurs). D’autres, enfin, relient le système nerveux central aux organes de la vie végétative [nerfs du grand sympathique).
Chez les Invertébrés, le tissu nerveux comprend des nerfs et des ganglions.