PRODUCTION D’ÉNERGIE PAR LES ANIMAUX
son siège dans la bouche pour les Vertébrés : les cellules gustatives rappellent les cellules à cnidocils.
De même pour l’odorat, dont le siège se trouve dans des fossettes spéciales.
2° Appareils impressionnés à distance . — Ce sont ceux de l’audition et de la vision.
L’appareil de l’audition est Yoreille, dont la forme la plus simple est une vésicule pleine de liquide ( otocyste ) et contenant des corpuscules calcaires, dits otolithes. Le mouvement vibratoire est transmis par la paroi de l’otocyste aux otolithes, puis au liquide qui fait vibrer des cils auditifs portés par l’épithélium qui revêt la paroi. L’organe se complique, chez les Vertébrés, d’appendices servant à recueillir, conduire et renforcer les sons.
L’organe de la vision est Y œil. Au plus simple état c’est une tache tégumentaire colorée, à laquelle aboutit un nerf. Dans ces conditions, il ne peut donner aucune image, et absorbe simplement les radiations. L 'ocelle est un organe un peu plus compliqué : c’est un amas de cellules transparentes à la surface et garnies, profondément, détachés pigmentaires absorbant les radiations. Un tel appareil ne peut que donner la perception des couleurs et des mouvements, mais est inapte à produire une image.
Chez les animaux bien organisés, l’œil comprend une membrane sensible ou rétine , puis un corps réfringent, le cristallin , permettant la formation sur cette membrane d’images nettes. Enfin un haut degré de perfectionnement est atteint, lorsque à l’appareil ainsi constitué, s’ajoutent des annexes spéciales permettant d’adapter le cristallin à diverses distances et de façon que l’image reste perceptible.
Production d’énergie par les animaux. — Toutes les réactions chimiques qui s’accomplissent dans les
organes donnent lieu à une production d'énergie; la plus grande partie de celle-ci est convertie en travail mécanique. Une partie se montre parfois sous forme de lumière, d'électricité ou de chaleur.
Production de lumière. — Tous les embranchements du règne animal renferment des animaux producteurs de lumière. Tantôt ces êtres sont lumineux par eux-mêmes et d’une manière constante, ou à certaines époques seulement. Quelques-uns doivent leur luminosité à des Bactéries photogènes. Le pouvoir lumineux réside dans le protoplasma et paraît produit par des mouvements entre molécules de corps différents. La lumière produite varie beaucoup comme couleur et comme intensité, et les régions photogènes présentent une grande diversité quant à leur forme et à leur constitution. Il a été démontré nettement qu’aucune oxydation lente n’intervient dans le dégagement de la lumière (R. Dubois).
Production d’électricité. — En général faible. La production d’électricité, apparente surtout dans les muscles, les glandes et les nerfs, prend chez certains Poissons une grande intensité.
Les organes électriques de ces animaux sont constitués par un tissu musculaire strié très modifié (tissu électrogène ), divisé par une charpente fibreuse en compartiments, orientés diversement suivant les espèces. Ils sont sous l’action du cerveau, ou de la moelle. Le Poisson donne à volonté des décharges électriques, et cesse d’en produire, si on détruit les centres nerveux. L’appareil possède les propriétés des machines d’électricité statique et des machines d’induction. La décharge présente avec la commotion musculaire des analogies très frappantes (Marey).
Production de chaleur. — Les combinaisons chimiques qui s’accomplissent dans la profondeur des