I. — Les Poissons
Vertébrés anamniens , radiés , couverts d’écailles , à respiration branchiale ; ou pulmonaire et branchiale .
188 LES ICHTYOPSIDES.
Cœur simple, veineux. Membres pairs et impairs. Sang
Fig. 63. — Circulation d’un Dipnoïque. — pp' , artères allant aux poumons. — œ , artère œsophagienne. — cœ, tronc cœliaque. — ss , sousclavière.
(de 1 a à 4 a). Oreillette s
froid. Ocipares et ovovivipares.
Appareil digestif. — Sauf dans le groupe des Cyclostomes,labouche est pourvue de mâchoires cartilagineuses ou osseuses. Les dents font parfois défaut, d’autres fois, elles sont remplacées par des pointes cornées ( odontoïdes des Cyclostomes). Rarement implantées dans des alvéoles, elles sont fixées sur la muqueuse ou soudées aux os de la mâchoire. Œsophage court. Intestin pourvu d’une valvule en spirale , terminé par un cloaque.
Pas de glandes salivaires.
Le foie est variable et des appendices pyloriques placés à la naissance de l’intestin secrétent des sucs digestifs.
Appareil circulatoire. — Sang rouge. Système vasculaire complet. Cœur antérieur (fig. 63) recevant du sang non hématosé, que le ventricule, V, unique, pousse dans un bulbe artériel et de là dans des artères qui vont aux branchies parée du ventricule par um
POISSONS
orifice valvulaire. En arrière de l'oreillette, 0, les veines se confondent dans le sinus de Cuvier. Il y a autant d'artères branchiales que d'arcs branchiaux, et au sortir de la branehie le sanghématosé passe dans les artères épibranchiales (de \v à 4d), qui constituent les troncs d’origine de l'aorte dorsale, ac. Toujours elles donnent, avant de se réunir, les carotides et une anastomose les réunit, parfois, en un arc céphalique.
Le sang, ramené par les veines jugulaires et cardinales, est versé dans les canaux de Cuvier qui débouchent dans le sinus. Une veine porte-rénale et une veine porte hépatique.
Appareil respiratoire. — Branchies portées par des arcs cartilagineux. L’eau traverse la bouche, passe par les fentes de la paroi pharyngienne entre les arcs branchiaux et est expulsée par des fentes ou des trous latéraux.
Quelquefois les branchies sont libres dans une chambre fermée vers l’extérieur par un opercule dont la face interne porte des branchies accessoires non adaptées à la respiration. Le bord postérieur de l’opercule libre, laisse une fente, Youverture des ouïes.
Chez les Dipnoïques, existent une ou deux poches, conjointement aux branchies ; ces poches s'ouvrent, par un canal médian, dans le pharynx; elles reçoivent du sang veineux: ce sont des poumons. Une poche de forme variable, en relation par un canal (canal pneumatique ) avec le pharynx et située sous la colonne vertébrale existe chez presque tous les Poissons : c’est la vessie natatoire.
Appareil urinaire. — Au-dessus de cette vessie, deux mésonéphros, dont les uretères s’ouvrent dans un cloaque, après avoir formé une vésicule. Le pore urinaire se confond parfois avec le pore sexuel, en arrière de l’anus.
Il,
LES JCHTYOPSIDÉS.
Appareil reproducteur. — Glandes paires, munies de canaux vecteurs, qui se réunissent en un canal commun débouchant séparément de l’uretère ou se confondant avec lui.
Pas de canaux vecteurs, chez les Cyclostomes.
Ovipares et ovovivipares. Peu de métamorphoses.
Squelette. — Osseux ou cartilagineux. Les homolo-
Fig. 64. — Crâne d’un Ostéoganoïde. — H?/, os hyoïde. — Mn, mandibule. — Br, rayons porteurs des branchies et O/), l’opercule qui les couvre. — y, pièce pharyngienne. — Ov, Au, N, capsules optique, auditive et nasale. — B, c, pièces osseuses orbitaire et nasale. — E, dents du vomer. — EO, occipital. — A, pièce pariétofrontale. — D, os palatin et pterygoïde. — F, suspenseur de la mâchoire.
gies avec le crâne des autres Vertébrés sont difficiles à saisir. Un parasphénoïde x os long au milieu de la base du crâne. Celui-ci n’est pas articulé avec le rachis; sa base se réunit à la première vertèbre comme celle-ci à la suivante (fig. 64). Crâne petit à deux condyles, pourvu de deux mâchoires presque toujours mobiles. Côtes variables. Les arêtes sont des faisceaux intermusculaires ossifiés et costiformes. Pas de sternum. Rachis à vertèbres biconcaves, dont
POISSONS
les restes de la corde dorsale occupent le centre. Les arcs antérieurs et postérieurs sont tous deux munis d’une longue apophyse épineuse. Pas de cartilages intervertébraux. Une nageoire caudale termine le rachis. Elle est en ligne droite avec lui ( Diphycerques ), ou bien se redresse à l’extrémité. En ce cas, elle se termine par des lobes égaux ( Ho mocerques) ou inégaux ( Hétérocerques ). A l’arc scapulaire, une ou plusieurs pièces suspendues au crâne ou au rachis. Ceinture pelvienne peu développée.
Les membres sont des nageoires paires sans bras, ni «avant-bras, ni mains. Membres antérieurs [nageoires pectorales ) composés de trois pièces : une antérieure (proptêrygium), une moyenne (mësoptérygium) et une postérieure ( mètaptérygium ). Elles manquent parfois; la dernière est, cependant, la plus constante. Les membres postérieurs ( nageoires ventrales ) sont peu développés. Elles peuvent être jugulaires, thoraciques ou abdominales. Il y en outre des nageoires médianes ou verticales sur le dos (dorsale), derrière l’anus (anale), ou à l’extrémité de la queue (caudale), rattachées au rachis par une membrane ou par des os spéciaux interposés aux apophyses épineuses (os inter épineux). Les nageoires des Poissons sont formées de stylets épineux ou mous.
Appareil phonateur. — Quelques Poissons émettent des sons. On trouve chez eux la vessie natatoire traversée d’un diaphragme percé au centre d’un trou que l’air traverse, plus ou moins rapidement.
Système nerveux. — Moelle épinière, occupant tout le rachis, offrant parfois un ganglion caudal, origine des nerfs de la nageoire terminale. Les lobes optiques sont plus développés que les hémisphères et ceux-ci plus que les lobes olfactifs, le cervelet est arrondi et présente en dessous deux lobes pneumo -
LES ICHTYOPSIDÉS
gastriques , origines du nerf de la dixième paire.. Les nerfs optiques forment ou non un chiasma, le corps et la tige pituitaire, bien développés, sont entourés de lobes volumineux dits inférieurs.
Organes des sens. — D’abord la ligne latérale. Un rameau du pneumogastrique innerve une série d’organes renfermant des éléments sensitifs; des orifices percés dans les écailles mettent ceux-ci en rapport avec l’extérieur.
Les lèvres et leurs appendices ( barbillons ) peuvent remplir le rôle du toucher.
Des papilles linguales et des cellules gustatives» exercent le sens du goût. L’odorat siège dans des fossettes olfactives.
Pas d’oreille moyenne ni d’oreille externe; un vestibule et des canaux semi-circulaires, parfois en relation avec la vessie natatoire.
OEil aplati en avant, cristallin sphérique. Pas de paupière, pas de glande lacrymale. Un ligament fal ciforme s’avance à travers la chambre postérieure et s’élargit en cloche à son extrémité. Cette cloche est un organe d’adaptation.
On trouve sur les côtés du corps les lignes latérales, organes des sens peu connus.
Classification. — Cinq ordres :
Un
Cyclostomes
Poissons..
Deux
orifices
nasaux.
Bouche transversale, cinq chambres branchiales
Sélaciens.
Bouche normale, écailles striées, émaillées
Ganoïdes.
Téléostéens.
Dipnoïques.
Squelette osseux
Poumons et branchies.
Cyclostomes. — Cartilagineux, sans mâchoires ni vessie natatoire. Bouche circulaire . Un seul orifice na -