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SONDAGES

Le chevalement est généralement en fer. On peut aussi employer un pylône en bois bien entretoisé et portant les pouKes de chèvre et de cabestan avec un câble métallique ou en fils d'aloès pour les manœuvres de montée et de descente du trépan et des cuillers.

Le treuil de battage est indépendant et solidement fixé au sol, on le manœuvre à bras, au manège, ou enfin à Faide d'un moteur.

3o Sondages supérieurs à 100 mètres

Pour un sondage de 150 mètres, par exemple, en terrain de moyenne dureté, on commence le forage au diamètre de 35 cm., pour le terminer entre 12 et 16.

Les barres ont 35, 4C, 50 ou 65 mm., leur longueur est de 4 ou 6 mètres.

Il faut faire usage d'un chevalement rigide à quatre pieds portant ses poulies de câble et de cabestan solidement fixées à deux arcades entretoisées. Les treuils sont indépendants et manœuvres à l'aide d'un manège ou d'un moteur ; dans ce dernier cas, la transmission est placée du côté opposé.

Lorsqu'on fait un sondage profond, il faut, à chaque manœuvre, vérifier l'état delà sonde pour éviter toute fracture au battage.

En cas d'accidents, on emploie comme outils raccrocheurs, les tire- bouchons à simple ou double branche, les cônes taraudés, le trèbuchet, la caracole, les pinces.

Dans tous les cas, on recueille des échantillons au moyen d'outils découpeurs ; si l'on opère en terrain friable, dans la houille par exemple, on fait usage d'un grattoir qui, pendant Je mouvement de rotation de la sonde, détache des fragments qui tombent dans un tube fixé sur la tige.

4° Sondage dit canadien

Dans les terrains pétrolifères de moyenne dureté, pour des profondeurs de 400 ou 500 mètres, on emploie beaucoup le procédé appelé sondage canadien .

Le trépan droit, avec tiges de 6 à 9 mètres, pèse 600 à 750 kilos ; il est suspendu par une coulisse ordinaire à des barres en bois de frêne de 50 mm. qui sont elles-mêmes reliées par une chaîne à un levier de battage. Le mouvement est donné au balancier par une machine horizontale de 42 à 15 chevaux.

Le balancier est soulevé de m. 50 ; le trépan bat de 50 à 60 coups à la minute. Pour le nettoyage, on descend, avec un câble en aloès de 45 mm., un tube-cuiller à clapet que Ton vide, lorsqu'il est remonté, en dévissant le clapet.

A la profondeur de 300 mètres il faut une heure pour remonter le trépan, descendre et remonter la cuiller, puis redescendre le trépan. Toute la manœuvre est faite par trois ouvriers foreurs et un chauffeur.

Le forage a 25 à 40 centimètres de diamètre initial et 10 au fond ; il est tube au moyen de tuyaux en fer étirés et soudés, et emmanchés à vis les uns au-dessus des autres. C'est par ce tubage parfaitement étanche que s'écoule le pétrole.

Le coût d'une installation complète de forage canadien est de 16 à 20,000 francs. Il faut y ajouter la dépense de tubage qui, selon le diamètre, varie de 6 à 20 francs par mètre.

En Galicie, les entrepreneurs de sondage demandent un mi nimum de 50 florins (100 francs) par mètre de puits foré en terrain pétrolifère.

Bibliographie

P. Arrault. — Outils et procédés de sondage.

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