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BOISAGE

La comparaison de ces tableaux donne le résultat suivant :

Effet utile du travail à la main, par homme et par jour 0,0227 — â la perforatrice, — — 0,0692

C. à. d. que l'effet utile de la perforation mécanique en grandes galeries est trois fois plus grand que celui du travail à la main.

Boisage

Dans les mines métalliques et dans les salines où la résistance des terrains est généralement suffisante, les galeries n'ont pas besoin d'être soutenues. Parfois môme des excavations considérables se maintiennent sans aucun support. Ainsi, aux salines de Salzkammergut, près de Salzbourg, on trouve des chambres à plafond plat qui mesurent jusqu'à 3000 mètres carrés de superficie.

Mais il y a des cas, surtout lorsqu'il s'agit de charbonnages, où la galerie doit être boisée au fur et à mesure de l'avancement ; et si les bois font défaut, il devient nécessaire d'élever des mur? il les en pierres sèches ou en maçonnerie.

Pour établir un boisage, on dispose de distance en distance, des cadres en bois ronds, écorcés ou équarris, formés de deux montants et un chapeau, puis on applique des bois de garnissage entre le cadre et les parois rocheuses. Les garnissages doivent être serrés et coincés pour éviter la rupture et le délitage du terrain.

On espace les cadres de :

4 œ ,00 environ, en terrain moyennement solide 0,50 — — peu solide

0,40 à 0,30 — — ébouleux

x^ HHpil H

On peut diminuer la portée du chapeau en le renforçant au moyen de jambes de force.

En joignant les jambes de force au milieu du chapeau, on quadruple sa résistance ; mais si l'on ne peut, sans inconvénient, diminuer la hauteur en rétrécissant la galerie, on recule les jambes de force entre lesquelles on intercale une pièce de tête ou clef, appliquée contre le chapeau (fig. 2).

Dans les galeries inclinées, les montants ou etançons> doivent faire un petit angle avec la normale commune au toit et au mur, de telle façon qu'un mouvement du toit n'ait d'autre effet que d'accentuer le serrage; si l'angle était trop grand, le glissement du toit renverserait le bois (fig. 3).

La résistance des rondins est plus grande que celle des poteaux équarris.

Ainsi, en désignant par c l'épaisseur d'une poutre de section carrée, oh trouve que le rondin de môme résistance aurait pour diamètre :

On admet que la charge totale est uniformément ré-

BOISAGE Charges des étançons en chêne et en sapin

Rapport de la hauteur

Charge de sécurité

de Tétançon

par cent, carré

à sa plus petite largeur

en kilos

partie sur toute la longueur L du chapeau, et la charge de sécurité sur chaque point d'appui se calcule par la formule :

R résistance pratique de sécurité, 7 kilos par cent, carré, bc 3

I moment d'inertie, 1=

b plus petit côté de la section de la poutre.

c plus grand — —

E coefficient d'élasticité, 1170 pour le chêne, 1200 pour le sapin.

n distance verticale du centre de gravité de la poutre au plan d'appui.

La flèche est donnée par la formule :

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