‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 12 sur 286 · lll.OO · texte numérisé non relu

lll.OO

Infitmee de la température. Il semble résulter d'expériences anglaises, que la résistance de la fonte à la rupture par flexion atteint SNi maximum à la température zéro; qu'elle décroît sensiblement depuis zéro jusqu'à cent degrés, pour croître de nouveau de 100 à 3M^, et diminuer ensuite à mesure qu'elte se rapprocbe du rouge sombre où elle ne perdrait que 0.12 de la ténacité qu'elle avait à. ses maximum.

Réitstanee de la fonte à la rupture par torsion, d est le côté de la section de la barre, lorsqu'elle est rectangulaire, ou son diamètre lorsqu'elle est ronde ; « est sa section^ I est la distance du point d'encastrement de la barre au point où TelTort de torsion s'exerce, 'M le moment qui a déterminé sa rupture, ou le poids en kilog. qui l'aurait rompue en agissant à 1 mètre de distance.

Barreau carré

Idem, rond

Idem, td$m

Idefiiy idem

Idem, idem

Idem, idem

Idem, idem. •

Idem, idem

Idem, idem

Idem, idem

Barre au carré, coulé horizontalement

Idem, verticalement. . . .

Idem, horizontalement. .

Idem, idem

Idem, idem

Idem, verticalement. . . .

Idem, idem

Idem, idem

Idem, idem

Idem, horizontalement. .

Idem, idem

Idem, idem

Barreau carré

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

mm

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Banks»

Danlop..

Idem.

Idem.

Idem,

Idem,

Idem,

Idem,

Idem,.

Idem,

Rennie.

Idem,

Idem,

Idem,

Idem.

Idem^

Idem.

Idem,

Idem.

Idem,

Bramah.

Idem,

Règle» pratiques relatives à V emploi de la fonte. On admet asser généralement dans la pratique, l"* que la fonte employée d'une manière quelconque dans les constructions ne doit pas y être soumise à un eflort plus grand que le quart, ou même le cinquième de celai qui déterminerait sa rupture instantanée , mais à la condition qae la construction ne soit pas exposée à de fortes secousses; 2"* que le plus grand allongement qu'elle puisse subir, sans que son élasticité longitudinale soit altérée, est 0<°. 00068 par mètre, chiffre que les expériences do Tredgold élèvent môme à 0°». 00083. Cet allongement correspondrait, d'après la théorie, à un effort longitudinal = 10^ par millimètre carré ; 3*" la rupture instantanée par extension s'opérant sous an effort d^environ 1 3^" par millimètre, on se conformerait à la première règle en limitant dans la pratique les efforts d'exten--

sioD à 3^ 25 par miilimélre carré, effort qui répond h peu près à un allongement de 0°>. 00023 au plus par mètre ; 4" on admet, en effet» qu'^ deçà de la limite d'extension pour laquelle l'élasticité est altérée , les allongements sont proportionnels aux efforts ; y on admet encore que, tant que Télasticité n'est pas altérée, les fibres de la fonte résistent à la compression comme à l'extension : mais cette hypothèse, née du besoin de simplifier la théorie, doit être absolument rejeiée par les praticiens. La résistance à la compression dépasse coi^idérablement la résistance à l'extension^ ainsi que l'ont prouvé les expériences récentes de M. Hodgkinson^ et, dés lors, les pièces de fonte exposées à des flexions doivent recevoir toujours des formes telles que la plus grande masse du métal soit portée du cùtë de la convexité, et la plus petite du côté de la concavité. De deux poutrelles en fonte identique, coulées dans le même moule, dont la section avait à peu près la forme d'un T> l'une disposée ainsi x? ^ ^^^g^> po^f ^^^^ rompue, une charge supérieure, en son milieu, de 9 quintaux -, l'autre placée ainsi T a rompu sous une charge de 2 quintaux \.

ka reste , ces règles pratiques, acceptées depuis longues années, se modifient tous les jours par suite des nombreuses expériences faites récemment en Angleterre ; et, déjà, les ingénieurs prudents rédaiseni au ^ de TefTort qui produirait instantanément la rupture p^ flexion les charges permanentes des pièces en fonte soumises dans les constructions à ce genre d'efibrts. Encore est-il à craindre que eelle rédaction au ^ ne suffise pas dans les cas fréquents où il importe que les pièces ne se déforment pas avec le temps ; on peut voir, en effet, dans les nombreuses expériences de M. Hodgkinson, que des barreaux de fonte ont conservé une déformation permanente, et peut-être atteint dès-lors leur limite d'élasticité, après avoir été soumis à des efforts de flexion qui n'ont été que les 0.0341, 0.0338, 0.0308, 0.019^ et même les 0.012 de ceux qui produisirent la rupture instantanée. Enfin, nous verrons ci-dessous qu'il ne semble plus permis de douter que la durée d'un même effort sufBse seule pour accroître les déformations , durée dont la théorie n'a tenu aucun compte jusqu'à présent.

Résistance du fer à Vécrasement. Les petits cubes de fer forgé s'écrasent sous une charge de 50 kil. par millimètre carré. Lorsque le fer est forgé en colonne cylindrique pleine ayant au moins trente diamètres, la colonne rompt par flexion sous une charge K en kilogrammes, qui est, d'après M. Hodgkinson^

K= îïT- X 5 808 645 333. , D et H étant 1c diamètre et la hauteur en mètres. Ainsi, toutes

choses égales d^aiileurs, la résistance des colonnes en fer forgé est à celle des colonnes en fonte pleine environ, comme 1745 & 1000.

Je remarquerai, avec M. Hodgkinion, que les résistances.à la rupture des colonnes semblabks ne croissent pas comme les carrés de leurs dimensions homologues, mais comme les puissances 1 .865 de ces dimensions. Ce même résultat s'applique aux oolonnes ou piliers en fonte.

Résistance du fer d la rupture par extension. Les poids en kilogrammes expriment la tension par millimétré carré de section transversale.

Fer anglais lamioé

Id&m, • • • martelé

Fer russe

Jd, suédois

Id. français^ fabriqué an charbon de bois et ao marteau de O^UX 0.006 tout

nerL

Le même avec un tiers de ^rain

Le même avec plus de moitié de grain. . Fer français de 0.009X0.009 :

A gros grain sans nerf.

A grains moyens sans nerL ....

A grains Gns sans nerf.

A gros grains moitié nerf. ....

A grains moyens moitié nerf. . . .

Tout nerf.

Grain moyen brillant

Le même, les morceaux soudés

Même fer^ échantillon un peu plus fort.

Fer grain fin gris-bleu

La même barre

Idem.

Idem chauffée au blanc atant l'épreuve.

Morceaux corroyés et étirés

Les mêmes

Les mêmes chauffés au blanc et trempés

dans l'eau froide

Fer rond provenant du corroyage de rognures de tôle au laminoir deGuérigny.

Fer à câble de Rigny. . ^

Chaînes à chaînons elliptiques sans

éuis^ fer de 0».012

Idênif idenij avec étais

Tôles tirées dans le sens du laminage.

idem dans l'autre sens

Idem dans le sens du laminage.

Idem dans l'autre sens |

Poids.

de36à45 de 33 à 39

AlioDgement

par maire,

lors

de la ruptore.

Brunel.

Lamé.

Rennie.

Rondelet et

Souffloi,

Idem,

Idem,

Idem,

Idem,

Idem,

Idem,

Idem,

Minard et

Désormes.

Idem,

Idem.

Idem,

Idem,

Idem,

Idem,

Idem.

Idem.

E. Martin.

Idem,

Brunel.

fiarlow.

Navier.

Idem,

Mitis.

Idem,

Fils dk Idem. .

îdem. .

Idem, .

Idem, .

Idem, .

FER anglab de l de millimétré.

. . russes de j à ^ de millim.

. . de Bourgogne de 1 millim.

. • idem, recuit

. . de Besançon de 0^.0006..

. . d'Allemagne, non rebui'. .

. . idem^ recuit

Poids.

de 57 à 68 de ^5 à 14a

Allongement

par mëtre,

lors

de la ruptore.

Telford.

Lamé.

Seguin.

Idem,

Idem,

Brix.

Idem,

Résistance des fers âPextension, P. Barlow a déduit les résultats suivants des expériences qu'il a entreprises vers 1838, dans le but d'éclairer la question de rétablissement des chemins de fer.

I/élasticité des bons fers n^est point instantanément altérée tant que refTort d'extension ne dépasse pas 14 à 15 kil. par millimétré carré de section transversale.

A cette extrême limite^ rallongement de la barre est à trés-pcu l^ès de 1 millimétré par métré» soit 0,001 .

Tant que cette limite n'est pas atteinte^ rallongement est proporliooAei aaiL efforts et peut dés lors être considéré comme égal à 0".00006666 par métré, pour chaque Jtilogr. dWort par millimètre carré de section.

D'après M. NavieTj ce dernier chiffre ne serait que 0.00005166, et pour les fils de fer en particulier, M. Vtcat a trouvé 0.0000579 au plus. Je donne ci-dessous les allongements par mètre observés par M. Barlow, sur une barre carrée de (0.0254)^ et une longueur de 3™. 04, ainsi que ceux observés par M. Bomei sur une barre ronde de 0™.04d5 diamètre. La première colonne indique les charges par millimètre carré qui ont produit les allongements. On peut remarquer que la proportionnalité entre les allongements et les efforts n'est nullement confirmée par ce tableau au delà des plus faibles chargfcs.

Charges

par millunètre carré.

BORMET.

Jim.

allongement par mètre.

Barlow.

L'allongement par mètre a varié de

CbarçeB

par millimètre

carré.

fiORKBT.

AlloDgement par mètre.

Barlow.

Âlloogement par mètre a ? arlé

de

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