‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 280 sur 286 · VENTS. — VENTILATEUR. — VENTILATION. ISIS · texte numérisé non relu

VENTS. — VENTILATEUR. — VENTILATION. ISIS

une cause quelconque une masse d'air se meut le long d'un même parallèle, la rotation de la terre est alors sans influence sur sa vi» tesse. Si, au contraire^ celte masse se ment da pôle vers Téqaateur, elle passe successivement par des points dont la vitesse de rotation est plos grande que ia sienne, et retardant ainsi sur le mouvement de la terre, sa vitesse noas affecte comme si cette masse se mouvait de l'orient vers l'occident. Cette déviation est d'autant plus grande que la différence de latitude est plus grande entre le point de départ du courant et son point d'arrivée. En partant de cette idée fondamentale, qui parait due à Hadky {Transaciions philosophi^es , 1735), H. Dove a donné une théorie des vents qu'il n'est pas trop de mon objet de résumer ici et pour laquelle je renvoie à ses Recherekeê méiéorohgiquee, Herlin 1837, ou à la Bibliothèque de Genève, septembre 1838.

VENTILATEUR, machine soufïïante pour laquelle je renvoie à tapage 1098. J'ajoute seulement ici que depuis que j'ai rédigé l'article Machines soufflantes, j'ai eu l'occasion de faire moi-même et de faire faire quelques observations sur les ventilateurs. Elles m'ont conBrmé dans l'idée émise à cet article, savoir, que le travail du ventilateur, aussi bien que celui des machines soufflantes à piston, devait comprendre deux termes, savoir : 1^ le travail nécessaire pour amener l'air de la densité correspondante à la pression barométrique 5 jusqu'à celle correspondante à la tension totale (b'\-T) indiquée par le manomètre ; 2"" le travail nécessaire pour chasser cet air ainsi comprimé kitdiyf ers \di buse. Les formules 7 et 8 de l'arlicle en question paraissent donc en effet applicables aux ventilateurs.

Mais à la somme T, des travaux de compression et d'expulsion dont elles donnent la mesure, il est nécessaire, en pratique, d'ajouter le travail des frottements de l'axe et celui dû à la raideur de la courroie qui embrasse sa poulie. Il faut que ces derniers travaux aient été bien énergiques dans les observations que j'ai faites, car je trouve que la quantité totale de travail moteur ou T^ s'est élevée à environ quatre fois le travail utile ou d'expulsion.

roy«i; page 1095.

VENTILATION. L'homme et les animaux vicient l'air dan^ lequel ils séjournent tant par la respiration que par la transpiration cutanée.

On a calculé qu'un homme de moyenne taille respirait environ 20 fois par minute ou doux fois pour sept battements de son pouls. Chaque inspiration est d'environ O"»»"™. 00065, donc 0.00065 X 20= 13 litres d'air entrent dans les poumons et en sortent en une minute;

i516 VENTILATION.

cela d<5nne 0""".78O par heure, 18*°°»™. 720 en 24 heures^ c'est ua poids d'air d'environ 24 kilog. ; soit 1 kilogr.d'air par heure.

Le résidu de la respiration est un mélange d'azote, diacide car^ bonique et de vapeur d^eau quî« à la température où il est expiré, est spécifiquement plus léger que Pair ordinaire, ce qui fait qa^il s'élève, s'il est libre^ vers les parties supérieures du local habité. C'est versces parties dés lors que les systèmes do ventilation puisent l'air qui doit être expulsé au dehors ; il convient que les orifices d'entrée de l'air frais et ceux de sortie de l'air vicié aient do trèspetites sections et par compensation soient très nombreux.

Quant à la transpiration cutanée, elle est telle qu'un homme de moyenne taille couvert d'habits exhale environ 0*^.080 de vapeur en une heure. Ce poids de vapeur est celui qui saturerait 6w<°.t50 d^air à la température de 15o.

Il en résulte qu'une ventilation^ basée sur la condition que l'air qui a été en contact avec une émanation quelconque ne soit pas respiré une seconde fois, doit chasser du local d'une part, et y faire entrer d'autre part un volume d'air d'environ 7 mètres cubes par heure et par individu.

Mais il faut encore tenir compte de l'air vicié par la combustion des appareils d'éclairage. A ce sujet on remarque que une chandelle^ dite des 6, qui brûle 0^.011 par heure, vicie dans le môme temps O'n^o'.SiO ; une bougie brûlant 0^013 vicie 0'""".445, et une lampe gros bec brûlant 0*^.042 vicie loimm.ege dans le même temps. Ces chiffres permettront d'évaluer la quantité d'air h renouveler par heure, en observant qu'il suffit que l'air ne contienne plus que 15 pour 100 d'oxygène pour déterminer infailliblemeDt l'asphyxie.

Quant aux gaz étrangers à l'air^ le docteur Reid remarque que leur mélange accidentel en petites proportions influe diversement suivant que le local est bien ou mal éclairé. Une proportion de 8 à 10 pour cent d'acide carbonique^ par exemple, qui dans l'obscurité cause beaucoup d'oppression et de danger^ peut être supportable, si l'on est exposé à une vive lumière , et sir Wtly a constaté que dans une grande caserne de Saint-Pétersbourg, les cas de maladie ont été pendant plusieurs années consécutives dans le rapport de 3 à 1 pour le côté peu éclairé comparé à celui qui jouissait d'une belle lumière.

Vu très-bon principe à suivre, lorsque l'on aura à combiner la ventilation avec le chauffage d'un établissement, consiste à prendre h la partie supérieure des salles tout l'air qui doit alimenter la combustion des foyers de la même salle ou de la salle imiûèdiatement supérieure. L'application de ce principe a été faite en Angleterre, avec un succès complet, dans un hôpital. On a pris, pour alimenter la combustion des foyers de la salle supérieure, l'air du plafond

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