‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 180 sur 208 · EAUX · texte numérisé non relu

EAUX

millième «fiviron ; cette dimination parait constante jnsqa^à la pression de seize atmosphères.

La comfosition chimique de l'ean^ d'après les dernières analyses de MM. Berzelius et Dulong^ est en poids et en yolume, savoir :

Oxygène 88.9. . . . 1 Toluroe. Hydrogène 11.1. . . . 2 volumes.

Action sur Tair et ses composants. L'eaa à l'état liquide a la propriété de dissoudre d'autant plus d'oxygène que la température est plus basse et la pression plus grande. A lOo et (y^l% de pression elle en dissout plus de la 25« partie de son propre volume. L'eau agit sur Tair comme sur Toxygène, si ce n'est qu^elle en dissout un peu moins , ^ environ , mais ce qu'il y a de très remarquable^ c'est que l'air de Teau contient toujours plus d'oxygène que Pair de Tathosphère. Ainsi, tandis que celui-ci en contient environ \y celui de l'eau en contient près de |. Toutefois, lorsqu'on retire cet air de l'eau par rébullition et peut-être aussi par le choc, il arrive que les premières portions qui s'échappent renferment 0.S3 à 0.23 d'oxygène, les secondes 0.25 à 0.26 et les dernières à 0.33 à 0.34. Cet effet est dû à l'affinité plus grande de l'eau pour l'oxygène.

Toutes les eaux de pluies, toutes les eaux courantes et même les eaux stagnantes, qui ont le contact de l'air libre, contiennent donc au niveau des mers environ 0.035 de leur volume d'air plus ou moins oxygéné, soit 35 litres par mètre cube, on 45 grammes par 1,000 kil. d'eau.

Troubles , L'eau de rivière, médiocrement troublée, contient en poids -^ de matières limoneuses, celle de la Seine, en particulier, -^ environ.

Matières Hrangères, Les eaux communes contiennent presque toutes des sels sbiubles qui en altèrent la pureté, les rendent plus ou moins impropres à certains usages; ce sont ces sels qui forment en grande partie les incrustations dans les chaudières à vapeur. On reconnaîtra leur présence par les moyens indiqués plus loin. — L'eau de pluie est la plus pure que nous fournisse immédiatement la nature; cependant Margraffa trouvé qu'elle donnait des traces évidentes d'acide nitrique. — Yoici, d'après les analyses de M. Colin, la composition des eaux de Paris.

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