‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 31 sur 208 · ARGENT · texte numérisé non relu

ARGENT

Ainsi le poids spécifique |) d'un liquide qui marquerait 30 degrés au pèse-esprit de Baume serait approximatiTement

On emploie aussi pour les esprits y l'aréomëtrc de Cartier, on a alors

G étant le noml)re de degrés de Cartier , et si Ton représente par B le nombre de degrés du pès^-esprit de Baume, on aura, d'après M. Franoœur, entre B et C, la relation

ARGENT. Blanc sans odeur ni sayeur, densité 10.47; fond à environ à 1000» centigrades, se ramollit à la chaleur oran^re, est un peu volatil sous Faction de la chaleur, ne s'oxyde point à Pair à la température ordinaire, ne décompose pas Teau, se dissout, même à froid, dans Tacide azotique, et dansPacide sulfurique concentré et bouillant; se convertit en chlorure dans Teau régale, n'est point attaqué par les alcalis caustiques quand il est bien pur; s'oxyde quand on le chauffe avec du borax au dard extérieur du chalumeau.

On le trouve à l'état natif, à l'état de sulfures doubles ou multiples , et enfin allié à d'autres métaux. Les minerais dWgent se rencontrent en général dans les terrains dits primitifs, et dans ceux de transition, ils pénètrent même dans les terrains secondaires.

Mmerais. A Tétat natif, il est blanc d'argent naturel, et sa ductilité suffit à le distinguer de tous les autres minerais blancs et argenCios. Combiné à l'antimoine , Yargent antimonial est encore blanc argentin, réductible au chalumeau ea un grain d'argent qui s'élend sous le marteau lorsqu'on le frappe avec précaution. Il se dissout dans l'acidenitrique en se couvrant d'unenduit blanc d'oxyde d'antimoine. Combiné au soufre, l'argent sulfuré est gris de plomb, réductible à la flamme d'une bougie en un bouton d'argent; il se laisse couper au couteau. Combiné avec l'antimoine et le soufre^ Targent antimonié sulfuré a une poussière d'un beau rouge cramoisi, passant au brun; il est réductible en un bouton d'argent au chalumeau, après avoir décrépité et répandu une odeur arsenicale. Quelquefois l'argent ântimonré sulfuré est noir. Vargent carbonate fait effervescence dans l'acide nitrique et se réduit en un bouton d'argent, an chalumeau. Il est d'un gris cendré passant au gris de fer, légèrement ductile, se laissant entamer facuement avec le couteau. \J argent fnuriaié donne des marques d'argent métallique quand il est frotté par du fer humecté; il fond à la flamme d'une bougie en répandant des vapeurs Acres, se réduit au chalumeau en un grain d'ar-

La rencontre de deux pièces peut ayolr lieu de trou manières: lo En formant un angle, et alors Fane des pièces A (pL IX,/!^. 1),

peut porter par son bout entre les extrémités de la pièce AO fig. 2.

C'est le cas des assemblages é tenons et mortaises Tméme planche). Les deux pièces peuvent se réunir , même en formant on angle

quelconque et sans se déborder^ c'est un assemblage iPangle {pL XI,

» Elles peuvent se croiser; elles s'assemblent alors par eniaûles (pi. XV, fig. 1 et 2).

2o Si au contraire deux pièces s^assemblent bout à bout en ligne droite (p/. XIII), l'assemblage prend le nom d^Enture.

3oEnfindeux pièces peuvent être ajustées longitudinalement l'one contre ïsjiire on jumeUies {pi. XY, fig. 8, 9 et 10).

DéniaTioNS. On nomme :

Faces de parement d'un assemblage, celles des faces des pièces de bois carrées assemblées qui sont parallèles au plan des axes. Les autres faces sont dites : Faces d^ipaisseurj faces normales ou faces JCas^ semblage.

Joint j la jonction des deux parties par lesquelles deux pièces de bois qui se rencontrent s'appliquent exactement l'une sur l'autre. Le joint est toujours circonscrit par les lignes qui marquent les intersections des iaces d'une pièce sur celles de l'autre.

Aboutj le bout d'une pièce A convenablement coupée (pi. IX, /îjf.l), pour s'ajuster par contact a une ipièceÈJ,fig. 2. L'emplacement de cet about sur la pièce A' s'appelle : Occupation ou portée de Fabout.

Vabout et son occupation doivent, autant que possible, être plans, de même étendue, et symétriques par rapport au plan des axes ; eifk Imgh sont les abouts de A : les mêmes lettres accentaèes indiquent l'occapation de l'about sur la pièce A,.

Plus généralement , les abouts des pièces assemblées sont l'ensemble des faces qui se presseraient mutuellement^ si un effort tendait à accroître leur pénétration.

Un (Août est dit en coupe, lorsque le plan qui le termine est incliné de telle sorte que l'about assemblé se loge en-dessous de celai qui reçoit l'assemblage et s'y trouve retenu.

Principes communs d tous les ossenAlages. Les axes de deux pièces assemblées doivent être dans un même plan.

Les coupes d'un assemblage doivent être cachées^ ou tout au moins ne iamais sortir au delà des faces de parement.

On ne dmt jamais compter sur la résistance des chevillés pour assurer l'immoMlité d^un assemblage.

Un jotnl ne doit être considéré comme complètement bon, qu'autant qu'il peut être taillé avec précision du premier coup et sans tâtonnement.

I^s saillies formées par les entailles et coupes du bout d'une

pièce qu'on yeol aMembler dans une antre, doivent être en bois de fiietsansinterrnption, afin qu'il ne puisse s'en détacher aucun éclat. (Les queues d^hironde, les endentureset les traits de Jupiter sont exceptés de cette régle^ si leur longueur etrinclinaison de leurs coupes ne laissent rien à craindre au sujet de la rupture d'aucune de leurs parties.)

Les coupes et entailles creusées pour recevoir les assemblages, ne doivent avoir aucune partie de même espèce plus faibles les unes que les autres; elles doivent toutes résister également.

Conservation des assemblages. Il est fort utile de mettre du blanc ds céruse ou du minium dans les assemblages, surtout lorsqu'ils sont engagés dans la maçonnerie. M. £my s'est fort bien trouvé d'à voir fait enduire Pintérieur de divers assemblages de grosse charpenterie, d'un mélange clair de goudron liquide et de suif; on appli- ^e ce mélange bouillant.

Ce mode de conservation, qui convient parfaitement aux constructions hydrauliques et aux roues en particulier , pourrait présenter quelques dangers à IMutérieur des usines où Ton emploie le feu, telles que forges, fonderies, hauts fourneaux.

mas donnons, pL IX à XY, la forme et les tracés des assemblages les plus usuels. Ces types suffiront toujours à un ingénieur intelligent pour retrouver, au besoin, les combinaisons qui ne sont point décrites ici. Nous avons pris pour guide, dans ce résumé, le beau Traité de ckarpenterie de M. le colonel Êmy^ en nous permettant toulelon de repràenter les assemblages suivant un mode de projection oblique qui a reçu le nom de perspective isouéthiqus (Foy. ce mot), et qui, ce nous semble, se prête beaucoup mieux que le système de projection orthogonale aux dessins de ce genre d'objets»

Assemblage droit à tenon et à mortaise. (PI. IX, fig. 1 et 2.) La pièce A qui porte le tenon i ad, s'assemble à angle droit avec la pièce A' dans laquelle est creusée la fnorlai>é t' a' d\ L'épaisseur a b du tenon = celle de chacune des deux jotÂées Vg\ Vf de la mortaise, = le tiers de l'épaisseur e ^ dé chacune des pièces assemblées. La longoear % a du tenon est un peu inférieure à celle t' a' de la mortaise, pour qu'il ne s'écrase pas si la pénétration tendait à augmenter. Une cheville cylindrique dont le diamètre est j de l'épaisseur des jouées, traverse l'assemblage. Le trou qui la reçoit est percé au tiers de la longueur du tenon, à partir de sa radne^ on recoupe cette cheville à fleur des parements des pièces.

Assemblage oblique à tenon et d mortaise {fig, 3, 4, 5, 6,jpl. IX.)

Les assemblages obliques à tenon et à mortaise doivent toujours recevoir un embrèvement. La pièce embrevée B B| porte un about d'embrévement no g lie correspondant à Ventaille d*embrèvement de la pièce B'. La partie o' e' de cette entaille est dans le plan même de Paboul de la mortaise F a', et elle a environ ^ de sa profondeur.

fiicileinent, d'après Tassemblage qai précède, comment cet assemblage devrait être tracé , si les pièces A A' se rencontraieot obliquement.

ASSEMBLAGES d'aRGLBS»

Assemblage d^angles droits par entaille à nu-bois. Les figures l et 2, planche W, en donneront yne idée, en limitant par la pensée la haateur des pièces 4 et 2 à an plan ef d! edi. La partie inférieure à ce plan donnerait Tassemblage en question.

Assemblage d^angles droits à entailles et onglets ou onglets. Mêmes figures. L'épaisseur des pièces est divisée en trois parties; les deux parties inférieures forment Passemblage ci-dessus , la troisième est taillée diagonalement, suivant hfh'f^ pour former Ponglet sur les deux pièces. Ce qui est plus convenable que la coupe qu'on rencontre quelquefois, et dont on prendra une idée, en retranchant de lafig. 2 le prisme triangulaire h' f t' pour Pajouter à celui hfd de la fig. 4.

Assemblage d'angles dièdres à queue d^hironde. Les figures i et 2, planche XI, en donneront une idée suffisante. Il faut imaginer que ia pièce A' se prolonge verticalement dans le sens M N, en conservant son épaisseur M Q ^ que la pièce A s'étend aussi, dans le sens / ou h g, puis que A' a autant de logements a'e'd^ que A a de queues ae d.

On conçoit aussi facilement comment on peut disposer les choses pour que chacune des pièces présente successivement un logement creux et une queue saillante, correspondant à une queue saillante et à un logement creux, sur l'autre pièce.

Ces assemblages sont fréquemment employés dans la menuiserie* Il y a beaucoup d'autres assemblages d'angles faciles à retrouver, en partant de ceux-ci,

Page 1