‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 67 sur 208 · ENTRE · texte numérisé non relu

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0 et 100

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0 et 300

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0 et 350

(4} La CA[>acité de l'air décroît

?uand la pression augmeote, p tant la pression sous lai^nelfe on Teut connaitre la capialé X de TaiTi on a

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on déduit de cette relation que la capacité de Tair pour la cbaleor, sous la plus forte tension des machines soufflantes, est réduite à 0 9596.

CALORIQUE. i03

Paisqa'il faut des qi^ntités do chaleur inégales pour élever des poids égaux de deux subsiauces différentes d^un même nombre de degrés, il doit paraître évident qu'en mettant en contact deux masses égales de nature différente, le système ne prendra point une température moyenne arithmétique entre les températures de ces masses mélangées; c'est, en effet, ce que de nombreuses expériences ont démontré.

Ainsi, plongez i kilog. de fer à la température de 11 degrés dans 1 kilog. d'eau à 0 ; le mélange acquerra une température non de ii^ = 5 ^, mais celle de 1 degré seulement.

De même, agitez ensemble i kilog. de mercure à lOO^» avec 1 kii , d'eau à li; au lieu d'une température moyenne de ^it^ = 57<>, on ne trouvera, pour la température du mélange, que 17o.

On voit que, dans le premier cas, le kilogramme de fer, en perdant 10 degrés de sa température primitive, n'a pu élever le kilogramme d'eau que d'un seul degré. On en conclut quUI faut dix fois plus de chaleur pour élever une masse d'eau à une certaine tempe* rature que pour élever une même masse de fer à la même température, ou, en d'autres termes, que la capacité du fer pour la chaleur ou son calorique spécifique est ^ seulement de celui de l'eau ; c'est par cette méthode de mélanges qu'on a pu déterminer les nombres de la table ci dessus.

La capacité des corps pour la chaleur parait augmenter avec leur température; la table ci -dessus, par exemple, montrera que celle du fer étant représentée par 0.1098 entre 0 et 100, elle devient 0.1218 entre 0 et 300, et enfin 0.1255 entre 0 et 350o, maisau delà de 350 elle n'est point connue.

Mesure approchée des hautes températures. Toutefois, l'on a souvent appliqué cette connaissance imparfaite de la capacité pour la chalenr à la mesure des hautes températures des fourneaux de Tindustrie.

Yoici la méthode de calcul et d'observation.

Calcul, On place dans la partie du fourneau, dont on veut connaître la tempéroture, une masse de fer pesée d'avance arec beaucoup de soin et de 2 kilog. au plus.

Soit le poids de cette masse de fer = F

Et sa température après avoir été chauffée = t.

On laisse cette masse dans le feu pendant environ vingt minutes. Le fer, après cette durée, ayant acquis la température t de Tes-

Cce où il était situé, on le retire promptcment et on le laisse tomr immédiatement dans un vase plein d'un poids d'eau qu'on aura déterminé d'avance, en le jaugeant avec exactitude. Ce vase devra être aussi étroit et aussi profond que possible.

mè CALORIQUE.

Soit ce poids d*eau E

et soit t*^

la températare également observée d'avance^ à Paide d^an bon thcrmomëlre, que ce poids d'eau possédait ayant Timmersion du fer.

Soit enfin C la capacité du fer pour la chalenr,

celle do Peau étant G'

On obserTera, toujours avec le thermomètre, la température de Peau après l'immersion^ cette température ira d'abord en croissant^ pois elle redescendra ; on prendra la plus haute qu'on ait observée^ nous rappellerons T.

À cet instant le fer sera revenu à la température T du mélange; il aura donc perdu (t — T) degrés de chaleur dans le liquide; celui-cî» de son c61é^ aura acquis par l'immersion, non point {t — T) degrés que

le fer a perdu?, maïs seulement (t — T) ^7 . p-> c'est - à - dire un

nombre de degrés d'autant plus petit que son calorique spécifique et son poids sont plus grands par rapport à ceux du fer. L'eau aura

ft— T) CF donc gagné .,,g — degrés de chaleur; mais comme elle possé-

dait déjà t' degrés^ sa température est <'-|- ^ ,^ — ; or, I'oIh

servation du thermomètre nous a aussi donné T pour sa température; un a donc

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