‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 89 sur 208 · CHALUMEAU · texte numérisé non relu

CHALUMEAU

de l'influence des deux antres sources de chaleur, et apprécier leur action totale sur la température terrestre; malheureusement^ une pareille exposition est complètement inabordable ici ; nous ne pouvons donc que renvoyer les lecteurs suffisamment préparés par l'étude de l'analyse à Fouvrage môme de M. Poisson. »

CHALUMEAU. Instrument trop connu de toutes les classes d'ingénieurs pour qu'il soit nécessaire de rappeler ici sa forme. Il paraît avoir été inventé par Swaby chimiste suédois en 1738.

Le bon emploi du chalumeau exige une très grande habitude. Le souffle, sans être jamais violent, doit toujours être continu, ce qui oblige ropérateur à ne respirer que par les narines, on gonflant d'ailleurs les joues de manière à augmenter, autant que possible, la capacité du réservoir d'alimentation. L'extrémité du bec du chalumeau doit pénétrer un peu dans la flamme, à une certaine distance au-dessus de la mèche. Ou obtient ainsi un dard dont l'extrémité la plus éloignée de la mèche oxyde, tandis que la partie qui se rapproche delà flamme bleue qui a son origine à la mèche, est essentiellement désoxydante et réductive. On distingue assez facilement le feu d'oxydation du feu de réduction, ou la flamme extérieure de la flamme intérieure, en s'exerçant à oxyder et à réduire successivement sur le charbon un petit grain d'étain.

JFTt^j; ou fondants. Le plus souvent, on pulvérise la matière à essayer et on la pétrit, à l'aide d'une lame de couteau, avec un flux ou fondant réduit en poudre fine et qu'on humecte. Les flux qu'on emploie le plus ordinairement sont : 1» le borax purifié et fonda; !2o le phosphate de soude et d'ammoniaque qu'on appelle vulgairement sel de phosphore; 3<> le carbonate de soude ; il doit être pur et surtout exempt de sulfate.

Supports. Les supports ordinaires sont le charbon de bois et le fil de platine. Le meilleur charbon est celui qui contient le moins de substances étrangèrei, et surtout de substances métalliques qui allé* reraient la couleur du verre. — Onéreuse une petite cavité dans le charbon et l'on y introduit le mélange préparé d'avance de la matière à essayer ou du flux. — Le fil de platine doit avoir 0.08 à 0.10 de longueur; s'il est plus court, on enfonce l'une de ses extrémités dans un bouchon qu^on tient de la main gauche, le chalumeau étant porté par la main droite^ dans les deux cas, l'autre extrémité du fil de platine est recourbée en crochet qu'on humecte avec la langue, et qu'on trempe ensuite dans le flux en poudre qui s'y attache. Ici, on fond le flux seul, puis on humecte la substance à essayer, on la fixe ainsi à la goutte qui s'est solidifiée dans le crochet du fil, et on fond de nouveau le tout ensemble.

Les caractères qu\)n tire de l'emploi du chalumeau ne sont pas

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