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S98 CHAUX

Il n'y a poiol de remède contre les dépôts, si ce n'est de les enlever. Ni les pommes de terre, ni Targile , ni le suif n'empêchent leur formation.

Dispositions spéciales relatives aux chaudières des logouobiles et des LOcoMOTiTBS. — Sont considérées comme locomobiles, les machines à vapear qui, pouvant être transportées facilement d'un lieu dans un autre, n'exigent aucune construction pour fonctionnera chaque station.

Elles ne pourront, sans l'autorisation spéciale du maire, fonctionner à moins de i 00 mètres de tout bâtiment. Leurs chaudières, dans le cas où elles seraient construites suivant un système tuhulairc, ne seront éprouvées que sous une pression double de la tension effective ^ et, quelle que soit cette tension, elles pourront n'être munies que d'un manomètre à air comprimé^ et d'un tube indicateur en verre convenablement placé.

Quant aur locomotives, l'ordonnance les définit ainsi : machines à vapeur, qui^ en se déplaçant par leur propre force, servent au transport des voyageurs, des marchandises et des matériaux.

De même que les locomobiles, si leurs chaudières sont construites suivant un système tubulaire, elles ne seront éprouvées que sous une pression double de la pression effective. Ainsi qu'on l'a vu plus haut, leurs soupapes de sûreté pourront être chargées par la tension des ressorts.

Dispositions générales^* — Lorsqu'une chaudière à vapeur sera alimentée par des eaux qui auront la propriété d'attaquer d'une manière notable le métal de cette chaudière, la tension intérieure de la vapeur ne devra pas dépasser une atmosphère et demie, a moins que la propriété corrosive des eaux n'ait été détruite par un moyon reconnu efficace.

En cas d'explosion d'une chaudière, le propriétaire ou son représentant ne devra ni réparer les constructions, ni déplacer, ni dénaturer les fragments de cette chaudière, avant la visite et la clôture du procès-verbal de l'ingénieur.

Nulle chaudière à vapeur fixe, employée ailleurs que dans l'intérieur des mines, ne peut être établie sans l'autorisation du préfet.

Yojez l'ordonnance royale des 22 et 23 mai 1843 pour les formalités. Le recours au Conseil d'Etat est ouvert au demandeur contre la décision du préfet qui aurait refusé l'autorisation.

CHAUX. — La chaux est le protoxydc du calcium. Lorsqu'elle est pure, elle est blanche, pulvérulente, d'une saveur acre, elle détruit le tissu des substances animales sur lesquelles on l'applique, elle verdit fortement le sirop de violette et rougit la teinture de curcuma. Elle pèse 2. 3 autant que l'eau pure, elle est infusible au feu le plus violent, fixe et irréductible par le charbon et ses gaz.

CHAUX. â99

Elle se diBsout complètement dans 635 fois environ son poids d^eau froide et dans 1 270 fois son poids d'eau bouillante. Leau bouillante en dissout donc moins que Fean froide. Elle est formée de

Calcium, 71.9! I ^oOchaux.

Oxygène, 28.09 J

Hydrate de chaux. — Si Ton verse de l'eau sur la chaux pure ou vive^ cette eau disparaît si elle n'est point en excès ; elle est absorbée; la chaux s'échauffe jusqu'à 300o environ; il s'exhale de la vapeur; elle se fendille, se délite et se réduit en poudre fine. La chaux est alors éteinte, et il s'est formé un hydrate de chatiXy qui semble é(re composé de

Chaux, 75 = I ^«''^'r ' J?«,»

I Oxygène, 21.07

Eau, 25 25

1 00 1 00 hydrate.

Eau de chaux. — L*eau froide à 15^ dissout environ ~ de son poids d'hydrate |de chaux. C'est celte dissolution qu'on emploie si fréquemment dans les laboratoires sous le nom d*eau de chaux. Pour l'obtenir, on met dans un grand flacon de l'eau distillée et de l'hydrate de chaux ; on le ferme, on l'agite et on laisse déposer la chaux tenue en suspension. Lorsque l'eau est devenue limpide, on la décante et on la conserve dans un flacon bien bouche. Si Ion avait employé de Peau bouillante, l'eau n'aurait dissous que ~ environ de son poids de chaux. L'hydrate est donc luimême plus soluble dans l'eau froide que dans l'eau bouillante.

Pierres à chaux. — Ce sont des sous-carbonates de chaux ou purs ou intimement mélangés avec silice, alumiue, magnésie, quarz en grains, fer oxydé, manganèse, bitume, hydrogène sulfuré.

Cuisêon. — La cuisson des pierres à chaux a pour objet de les débarrasser d'une partie de l'acide carbonique et de l'eau de carrière qu'elles contiennent. La décomposition ne commence qu'à la chaleur rouge; elles perdent à cette calcination environ 0.40 de leur poids, et environ -^ de leur volume seulement. La calcination oe peut s'achever que sous l'action d'une chaleur continuellement croissante , l'intensité de la chaleur né pouvant être remplacée par la durée de soa application. La durée de la calcination a été quelquefois diminuée oans le rapport de 2 à 3, par l'emploi de la vapeur d^eau, qui empêche d'ailleurs la surcalcination des parties inférieures, mab il reste à rechercher des moyens commodes d^appliquer cet agent. Ce n'est d'ailleurs qu'au moment où la température

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