PREMIER ET DEUXIÈME GROUPE
Traitement du précipité produit par le chlorure hydrique.
Recueillir le précipité sur un filtre, mettre à part le liquide filtré pour le traiter ensuite par le sulfure hydrique, laver à l’eau froide le précipité recueilli sur le filtre, réunir les eaux de lavage au liquide filtré. Le précipité peut contenir du plomb , du mercure , et de Y argent.
Plomb. — Traiter le précipité sur le filtre par l’eau bouillante, ajouter de l’acide sulfurique au liquide filtré ; s’il y a du plomb, il se produit ainsi un précipité blanc de sulfate plombique.
[Comme le chlorure plombique n’est pas tout à fait insoluble dans l’eau froide, on trouve aussi le plomb dans le précipité produit dans le sulfure hydrique. Voy. plus bas, p. 91. j
Mercure. — Après avoir lavé le précipité sur le filtre à l’eau bouillante, verser de l’ammoniaque sur ce qui reste dans le filtre ; si ce résidu noircit, il renferme du chlorure mercureux.
[Si le mercure est contenu dans la matière à l’état de sel mercurique, il ne se précipite pas par l’acide chlorhydrique, mais il se trouve alors dans le précipité formé par le sulfure hydrique.]
Argent. — Si la liqueur ammoniacale, séparée par le filtre, dans le traitement précédent, renferme de l’argent, elle donne, quand on la sursature par l’acide nitrique, un précipité blanc de chlorure d’argent.
Si la matière h examiner est une solution aqueuse,
KECHERCHE DES BASES.
alcaline aux papiers réactifs, elle peut précipiter par l’acide chlorhydrique et même par l’acide nitrique, les corps suivants maintenus en dissolution par l’ammoniaque, la potasse, les sulfures ou les cyanures alcalins:
1 e chlorure argentiquc, le sulfate plombique, les sulfures des métaux du deuxième groupe (étain, antimoine, arsenic, or, platine; dans ce cas l’acide chlorhydrique dégage de l’hydrogène sulfuré), ainsi que le sulfure mer curique , des cyanures (nickel, argent, etc. ; dans ce cas l’acide chlorhydrique dégage de l’acide cyanhydrique), etc. Faire bouillir la liqueur avec un excès d’acide chlorhydrique, afin de détruire les sulfures et les cyanures doubles, filtrer, traiter la liqueur filtrée par le sulfure hydrique (Voy. ci-après, p. 90), et faire fondre le résidu insoluble avec du carbonate sodique (p. 83), pour le redissoudre ensuite et le traiter successivement par les quatre réactifs généraux. Le dégagement de l’hydrogène sulfuré, par l’addition de l’acide chlorhydrique, devient toujours manifeste par l’odeur du gaz et par la coloration brune ou noire d’une bande de papier imprégnée d’acétate de plomb (p. 17). S’il se dégageait en même temps de l’acide cyanhydrique, l’odeur de celuici pourrait être masquée par celui du sulfure hydrique; il faudrait alors, dans un essai spécial, détruire d’abord le sulfure par l’addition du chromate potassique, et ajouter seulement alors l’acide chlorhydrique.
Enfin la solution alcaline peut, par les acides, précipiter de la silice (en gelée), de V acide borique (en paillettes), de Y alumine (en flocons volumineux), de Y oxyde
de zinc (en flocons volumineux) , mais un excès d’acide et d’eau fait disparaître ces précipités.
Traitement du précipité produit par le sulfure hydrique.
Bien laver le précipité (recueillir à part le liquide filtré pour le traiter ensuite par le sulfure ammonique, p. 96) et mettre le précipité en digestion avec du sulfure ammonique (s’il renferme du cuivre, avec du sulfure potassique) ; jeter sur un filtre la partie insoluble A, qui peut contenir tout le premier groupe des métaux, et recueillir à part le liquide filtré B, qui peut renfermer tout le deuxième groupe des métaux.
A. — Partie insoluble dans le sulfure ammonique. Après l’avoir lavée, la traiter à chaud par l’acide nitrique concentré : on a ainsi une partie soluble et une partie insoluble.