‹ Aide-memoire pour l'analyse chimiqueChapitre 19 sur 30 · PARTIE INSOLUBLE DANS L ACIDE NITRIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE INSOLUBLE DANS L ACIDE NITRIQUE

Elle peut contenir ;

du Mercure, à l’état de sulfure noir. Dissoudre dans l’eau régale ;

du Plomb, à l’état de sulfate blanc. Essayer au chalumeau.

RECHERCHE DES RASES

a. — Partie dissoute dans l’acide nitrique. Ajouter à la solution de l’acide sulfurique ; s’il se forme un précipité, c’est du plomb.

Plomb. — Précipité blanc de sulfate plombique, soluble dans le tartrate ammonique rendu ammoniacal; lechromate potassique précipite cette solution en jaune.

Séparer le sulfate de plomb par le fdtre, et ajouter au liquide filtré de l’acide chlorhydrique; s’il se forme un précipité, c’est de l’argent.

Argent. — Précipité blanc, caillebotté de chlorure argentique, soluble dans l’ammoniaque; la solution est reprécipitée par l’acide nitrique. Si la liqueur primitive a été d’abord traitée par l’acide chlorhydrique, avant de l’être par l’hydrogène sulfuré, elle ne peut plus contenir d’argent.

Séparer le chlorure d’argent par le fdtre, et sursaturer le liquide filtré par l’ammoniaque; s’il se forme un précipité, il est dû au bismuth.

Bismuth. — Précipité blanc d’hvdrate bismuthique. La solution du précipité dans très peu d’acide chlorhydrique est troublée par l’eau ; le trouble n’est pas redissous par l’acide tartrique.

Séparer par le filtre le précipité d’hydrate bismuthique; le liquide filtré peut contenir du cadmium et du cuivre.

Cuivre. — S’il y a ce métal, la liqueur est colorée en bleu, et donne un précipité marron par le ferrocyanure potassique , la liqueur ayant été additionnée d’acide chlorhydrique.

Cadmium. — Si ce métal s’y trouve sans cuivre, la liqueur est incolore et précipite en jaune par le sulfure d’hydrogène; s’il y a du cuivre en même temps que du cadmium, on sursature légèrement par l’acide chlorhydrique, puis par un excès de carbonate ammonique qui précipite le cadmium; ou bien on ajoute un excès de cyanure potassique, puis du sulfure d’hydrogène, qui ne précipite aussi que le cadmium.

b. — Partie insoluble dans V acide nitrique. Elle peut contenir :

Mercure. — A l’état de sulfure, noir, floconneux, se dissolvant aisément dans l’eau régale, et donnant un sublimé de mercure métallique, par la calcination avec le carbonate sodique dans un petit tube. Lorsqu’on obtient cette réaction, il faut essayer la liqueur primitive pour voir si elle contient du sel mercureux ou mercurique. On y ajoute de l’acide chlorhydrique , qui précipite le chlorure mercureux (noircissant par l’ammoniaque ou la potasse) ; si la liqueur séparée de ce chlorure par le filtre renferme du sel mercurique, elle précipite, parle chlorure stanneux, du mercure métallique, qu’on reconnaît en le frottant sur une lame de cuivre. Si la liqueur primitive a été d’abord traitée par l’acide chlorhydrique, avant de l’être par l’hydrogène sulfuré, elle ne peut naturellement plus contenir de sel mercureux.

Plomb. — A l’état de sulfate, blanc, pulvérulent, soluble dans le tartrate d’ammoniaque, et donnant un globule métallique par le carbonate sodique, au chalu-

meau.

RECHERCHE DES BASES

Il est à remarquer que le résidu , insoluble dans l’acide nitrique, peut aussi être du soufre jaune ou gris, ordinairement aggloméré, et tenant emprisonné un peu de sulfure métallique. •

B. — Partie soluble dans le sulfure ammonique et contenue dans le liquide filtré. Précipiter ce liquide par l’acide chlorhydrique dilué, recueillir le précipité sur un filtre et laver. 11 peut contenir :

Arsenic. — Ce métal est seul si le précipité est jaune, entièrement volatil, et tout à fait soluble dans l’ammoniaque.

Étain , arsenic et antimoine. — Ces tl’OÎS métaux peuvent être ensemble si le précipité est jaune ou orangé, et volatil seulement en partie. S’il donne au chalumeau, avec le carbonate sodique ou le cyanure potassique, des grains ductiles, il y a de X étain; si les grains sont cassants, il y a de X antimoine ; s’il se développe en même temps une odeur d’ail , il y a de IVsenic.

Dissoudre le précipité dans l’acide chlorhydrique en y ajoutant un peu de chlorate potassique, et chauffer avec une lame de zinc ; enlever le dépôt noir métallique, et le chauffer avec de l’acide chlorhydrique concentré; si le dépôt renferme de X étain, on obtient ainsi une solution qui précipite en brun par l’hydrogène sulfuré.

Le résidu insoluble dans l’acide chlorhydrique peut contenir de X antimoine et de X arsenic; faire les réactions indiquées pour l’anneau métallique qu’on obtient avec

1 appareil de Marsh (p. h 5), ou dissoudre le résidu dans l’eau régale, évaporer l’excès d’acide, essayer si le résidu précipite par l’eau , et si le précipité se redissout dans l’acide lartrique ; si celte dernière réaction se manifeste, il y a de Y antimoine.

Or et platiné. — Ces métaux sont contenus dans le précipité, s’il est coloré en brun ou en noir. Dissoudre une portion du précipité dans l’eau régale, chasser l’excèsd’acide par l’évaporation, reprendre par l’eau, chercher l’or par le chlorure stanneux ou le sulfate ferreux, et le platine par une solution de chlorure ammonique. ( Voy . les réactions de ces métaux, p. 50 et 51.)

TROISIÈME GROUPE

Traitement du précipité produit par le sulfure ammonique.

Ce précipité est produit par le sulfure ammonique, dans le liquide, séparé par le filtre, du précipité formé par l’hydrogène sulfuré dans la liqueur primitive rendue acide. On jette sur un filtre le précipité produit par le sulfure ammonique, et l’on recueille à part le liquide filtré.

Si ce précipité contient du nickel , la liqueur filtrée se colore en brun par suite de la dissolution d’une petite quantité de sulfure de nickel dans le sulfure ammonique. Laver le précipité et le traiter sur le filtre par de l’acide chlorhydrique dilué et chaud. Si ce traitement laisse un résidu noir insoluble, cela peut être du nickel et du cobalt ; examiner au chalumeau pour découvrir le

RECHERCHE DES BASES

cobalt; traiter ensuite tout le précipité par de l’acide chlorhydrique concentré, additionné d’acide nitrique (ou de chlorate potassique), et sursaturer par de la potasse caustique.

Page 1