‹ Aide-mémoire pratique de photographieChapitre 146 sur 201 · PROJECTIONS EN MOUVEMENT · texte numérisé non relu

PROJECTIONS EN MOUVEMENT

saisissants de relief. Les deux diapositives du nég-alif stéréoscopique sont mises dans deux lanternes à projection juxtaposées et rég-lées de façon à ce que les iinag-es se superposent rig-oureusement sur l'écran. La diapositive correspondant à la g-auche du négatif est mise dans la lanterne de droite et réciproquement. On interpose alors dans une des lanternes un verre vert et dans l'autre un verre rouge ; puis les spectateurs, s'armant d'une lunette garnie d'un verre vert et d'un verre roug-e, regardent l'écran. Par suite de ce dispositif, chaque œil ne voit qu'une imag-e, d'un côté une verte, de Fautre une rouge, et le spectateur a alors l'impression d'une image unique non colorée et qui possède un relief magnifique.

M. le colonel Moëssard a indiqué un autre dispositif tout différent. On projette sur l'écran les deux images sétréoscopiques et on les examine au moyen d'un dispositif quel'auteur a nommé s^e're'o-yMm(?//e. Les imag-es sont placées sur la projection l'une à côté de l'autre, celle correspondant à l'œil gauche en haut et un peu à droite (2 à 3 millimètres sur l'épreuve) de celle destinée à l'œil droit.

La stéréo-jumelle se compose de deux prismes plans qui peuvent tourner en même temps d'un mouvement inverse de façon à accommoder leur direction à la distance de l'observateur par rapport à l'écran.

Projections en mouvement. — En substituant rapidement les unes aux autres des projections représentant les diverses phases d'un mouvement, on peut obtenir surl'écran une véritable synthèse qui constituera la photographie animée. Les appareils de ce genre ont à l'heure actuelle ung'rand succès et, marchant sur la trace de MM. Lumière, qui les premiers ont exhibé

DE=; RÉDUCTIONS

le cinèinatoffrapJie, de nombreux inventeurs étudient cette question fort intéressante.

En ce qui concernela prise desimag-cs," lesméthodes à employer ont été mag-istralement décrites par notre maître, M. le professeur Marey. Pour ce qui est de la projection, la principale difficulté provient de la petitesse des images qui supportent mal l'agrandissement et de la nécessité de posséder nn éclairage suffisamment intense pour que la lumière admise pendant le court éclairag-e de chacune des images passe encore en quantité suffisante. On a résolu actuellement le problème en se contentant de faire des projections de taille restreinte, en employant des foyers électriques très puissants et enfin en aug-mentant autant que possible la durée des éclairements.

Cet artifice, s'il donne de bons résultats au point de vue de la quantité de lumière adm'se, n'est ])as sans inconvénients au point de vue delà fixité de l'image, et c'est ce qui explique les saccades que l'on constate g-énéralement.

Ces saccades peuvent provenir également d'un nombre insuffisant d'images pris dans l'unité de temps et de ce côté il y a encore des prog-rès à réaliser.

Projections polychromes. — Le principe du procédé a été indiqué dès iSôgparMM. L. Diicos de Hauron et Charles Cros. L'application pratique en a été faite dernièrement par M. Yves en Amérique et M. \ idal en France. Les résultats obtenus sont des ])lus intéressants.

En substance, le procédé consiste à faire d'un même objet trois nég-atifs en interposant chaque fois un écran coloré approprié de façon à réaliser un véritable triage des couleurs.

Le tableau suivant indique la nature des radiations

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