DU VISEUR
de la faible ouverture de la lentille employée. Aussi devons-nous citer le nouveau dispositif proposé par M. Balbreck, qui évite complètement ce reproche.
Ce viseur est également à double effet et reproduit les dispositions essentielles de celui de Dessoudeix, mais la petite lentille est remplacée par une grande lentille bi-convexe, derrière laquelle se trouve un ménisque convergent. — Au lieu d'être reçue sur deux petits verres dépolis, l'image vient se faire sur deux ménisques convergents placés à la partie supérieure et à la partie postérieure.
Elle se présente donc avec un brillant et un éclat qui sont très appréciables dans la pratique.
Observations importantes.
— Tous les modèles de viseurs simples ou à double effet (fig.
17) sont à foyer fixe. Ils sont réglés pour donner exactement l'image embrassée par l'objectif, lorsque l'objet est à l'infini.
Dans cette hypothèse, qui est la plus fréquente, il y aura concordance évidemment entre les deux images, mais en sera-t-il de même si Ton opère à plus courte distance?
Evidemment non, et c'est là un point sur lequel nous devons insister, parce que, dans ce cas, les viseurs sont cause d'erreurs très graves. En effet,le modèle se rapprochant, la distance focale de notre objectif va augmenter et nous devrons reculer plus ou moins le cadre d'arrière ; notre viseur étant à foyer
OBTENTION DU NÉGATIF
fixe, nous ne pouvons j apporter aucune modification et l'imag-e qui se forme sur le verre dépoli est plus petite qu'elle ne devrait être : en effet, nous coupons le faisceau lumineux en avant du plan focal des objets japprochés qui se trouve en arrière du plan focal de l'infini pour lequel l'appareil est réglé.
En un mot l'image n'est plus nette dans le viseur, mais l'opérateur n'en est pas averti parce que, le viseur n'étant employé que pour déterminer la vue embrassée, l'image n'est jamais d'une grande netteté; de plus, le très court foyer de l'objectif du viseur fait qu'à l'oeil il esta peu près impossible de déterminer le maximum de netteté.
11 s'ensuit que, dans l'hypothèse que nous envisageons (objets rapprochés), un sujet contenu exactement dans le viseur ne le sera plus dans l'appareil.
La théorie montre que, pour avoir la correspondance absolue entre les deux images pour des distances plus courtes que l'infini, il faudra tracer pour chaque dislance des cadres sur le verre dépoli, cadres qui seront d'autant plus petits que l'on sera plus près.
En dernier lieu, il est nécessaire de tracer sur le verre dépoli du viseur, qui à cet effet devrait être légèrement plus grand qu'on ne les fait généralement, deux rectangles qui correspondront l'un à la vue prise en hauteur et l'autre à la vue prise en largeur. Pour répondre à ce désidératum, M. Turillon, le successeur de M. Darlot,a imaginé un cadre métallique pivotant qui est fixé au-dessus du verre dépoli et que l'on met ea hauteur ou en largeur, suivant le sens de la vue.
Cliainbrcs saus pied
Depuis l'apparition du gélatino-bromure, qui est d'une sensibilité exquise, on a combiné toute une sé-