‹ Aide-mémoire pratique de photographieChapitre 33 sur 201 · FOCALE · texte numérisé non relu

FOCALE

en millimètres

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OBTENTION DU NÉGATIF

netteté moins parfaite ou si l'on fait usage de plus petits diaphragmes.

En admettant comme diamètre des cercles de confusion o'",oooi, ce qui correspond à une netteté très grande de l'image, Pizzighelli donne le tableau précédent qui pei met, étant connu lefojerd'un objectif, de savoir à quelle distance pourra se trouver l'avantplan rigoureusement net, tous les plans postérieurs l'étant également, et ceci lorsque l'on fait usage des divers diaphragmes (page 47)-

2° Appareils a foyer réglable. — Ces appareils ont été construits précisément pour éviter la critique que nous venons de formuler à propos des appareils à foyer fixe. Ils permettent de déplacer le plan focal de façon à obtenir les objets plus rapprochés dont l'image se fait en arrière du plan focal à des distances d'autant plus grandes que le sujet est plus rapproché. Au moyen de repères convenablement placés et réglés expérimentalement on peut, connaissant la distance du modèle, placer le plan focal de telle façon que l'image de l'objet soit rigoureusement nette.

Cette façon de procéder est évidemment supérieure à la première, mais elle n'est pas cependant à l'abri d'une critique impartiale. En effet, l'usage d'un appa reil à foyer réglable exige la connaissance de la distance qui sépare le modèle de l'opérateur. Chaque fois que l'on pourra mesurer cette distance, les résultats seront absolument certains; mais en pratique les choses ne se passeront pas toujours ainsi, et lorsqu'une scène imprévue se présente, s'il faut au préalable aller mesurer la distance, on s'expose à de nombreux insuccès.

En effet, on attirera forcément l'attention des personnages que l'on veut saisir ; d'autre part, pendant

RÉGLAGE d'un APPAREIL A MAIN

cette opération, la scène aura pu se modifier complètement ou même ne plus exister. On répond à ceci qu'il est facile d'apprécier la distance à l'œil et d'en éviter ainsi la mesure. C'est là, nous tenons à le dire, une erreur profonde, car l'appréciation des distances est une opération fort délicate qui donne lieu à de fréquentes erreurs, et avec cette circonstance particulière que plus on opérera de près, plus la précision de l'appréciation devra être grande. Cette manière de procéder entraînera donc dans la pratique de nombreux insuccès. De plus, l'obligation de modifier à chaque instant la distance focale sera cause d'erreurs continuelles. Venant de prendre une vue à courte distance, on oubliera de régler à nouveau l'appareil pour opérer à l'infini et réciproquement. En un mot, il faudra une attention constante, et quand il s'agit de reproduire ces scènes si courtes que l'on rencontre dans la photographie instantanée, scènes qu'on a peine quelquefois à suivre, la nécessité de régler l'appareil, celle d'apprécier la distance seront de réelles complications qu'il serait plus sage d'éviter.

Procédé pratique pour le réglage expérimental d'un appareil. — Le réglage de l'appareil pour obtenir sans mise au point préalable la netteté d'objets situés à des distances connues est nécessaire dans les appareils à fover réglable : il peut être aussi utile dans les grands appareils, car il permet, en cas de bris du verre dépoli, de pouvoir encore travailler. D'autre part, dans certains cas, comme la photographie des éclairs, il est bon de pouvoir mettre sa chambre sur l'infini sans tâtonnements.

Voici la façon d'opérer :

1° Réglage d'un appareil a main. — Le réglage doit toujoursêtrefaitsans employer aucun diaphragme:

OBTENTION DU NEGATIF

de celte manière, la profondeur du foyer étant très faible, il n'y a pas d'incertitude sur la position du verre dépoli correspondant au maximum de netteté. L'appareil est monté sur un pied en face d'un espace de terrain suffisamment vaste pour placer des repères aux différentes distances. L'appareil est rentré à fond, et dans cette position, qui correspond au minimum de tirag-e, il devra être rég-lé pour la distance à partir de laquelle il n'y a plus de variations de la mise au point, c'est-à-dire pour l'infini. De cette manière l'appareil pourra, dans certains cas, fonctionner d'une manière automatique. On déterminera exactement cette distance et l'on saura qu'au delà il ne sera plus nécessaire d'opérer aucun rég-lage. Pour graduer l'appareil pour des distances inférieures, on jalonne le terrain de mètre en mètre au moyen de piquets portant une pancarte avec un numéro bien apparent.

Théoriquement, le point de départ de ce jalonnag-e devrait être le centre d'émergence de l'objectif, mais, en pratique, il vaut mieux l'installer à partir de la place qu'occupe l'opérateur se servant de l'appareil. On effectue la mise au point sur chacun des jalons avec grand soin et au moyen d'une forte loupe. Prenant alors un point de repère sur la partie mobile de l'appareil, on inscrit en face, au moyen d'une pointe, un trait qui indique exactement l'emplacementque doit occuper lapartie mobile pour chaque distance. On grave à côté de chaque trait la distance correspondante.

Souvent on effectue le réglage de l'appareil au moyen de l'objectif qui est muni d'une partie filetée plus longue que dansles appareils ordinaires ou d'unebague à mouvement hélicoïdal qui le fait avancer ou reculer.

Dans le premier cas, on se sert d'équerres mobiles qui indiquent de combien il faut déplacer l'objectif.

RÉGLAGE d'un APPAREIL ORDINAIRE

Dans le second, les traits des distances sont portés sur la monture fixe et le repère sur l'objectif luimême. En faisant ce réglag-e, on constate que les traits, correspondant à un même écartement des jalons et qui par conséquent représentent les différentes distances en mètres, sont de plus en plus éloignés au fur et à mesure que l'on se rapproche, et qu'au contraire plus l'on s'éloigne plus ils se rapprochent jusqu'à la limite qui correspond à l'infini et à partir de laquelle les différences ne sont plus perceptibles. Le raisonnement indique de suite que, si les erreurs d'appréciation de la dislance ne sont pas très graves au point de vue de la netteté lorsque l'on opère à une certaine distance, elles seront d'autant plus sérieuses que l'on se rapprochera, et si une erreur de quelques mètres n'est pas préjudiciable dans le premier cas, au contraire, une erreur de quelques centimètres dans le second sera beaucoup plus sérieuse.

2° Réglage d'un appareil ordinaire. — On opérera de la même manière, en notant tout d'abord l'emplacement du verre dépoli pour l'infini, puis pour les distances plus rapprochées.

Observations. — a. L'amateur en possession du procédé fort simple que nous lui indiquons pourra facilement contrôler le rég-lage de ses appareils. Il constatera très souvent que l'appareil rentré à fond n'est pas rég-lé pour l'infini. Faute d'espace, surtout dans les g-randes villes, les fabricants règlent leurs appareils sur des distances trop courtes et qui ne correspondeïit pas réellement à l'infini.

D'autre part, certains constructeurs effectuent le réglage avec l'objectif diaphragmé ; il peut donc, dans ce cas, y avoir des erreurs dans la position exacte du plan focal, erreurs qui seront mises en

OBTENTION DU NÉGATIF

lumière le jour où on opérera sans dinphrag-me.

b. En pratique, il est inutile d'effectuer la graduation mètre par mètre jusqu'à l'infini, car au voisinage de cette limite les variations de la distance focale sont insensibles. Prenons à titre d'exemple un objectif de lo de foyer. A partir de lo mètres il sera automatique, nous le g-radiierons pour les distances suivantes : 7'",5o, 5, 3, 2, I m. et 5o centimètres. De cette manière, les traits de la graduation seront bien distincts et, au cas d'une distance intermédiaire, il suffira de régler l'appareil entre deux des divisions.

3" Appareils a vision simultanée. — Ces appareils, tout à fait distincts des précédents, ont pour but d'effectuer la mise au point de l'image au moment précis d'opérer. A cet effet, on emploie deux objectifs de même loyer, ou un objectif seul muni d'un miroir ou d'un prisme; l'une et l'autre combinaison permettent de voir l'image sur un verre dépoli placé à la partie supérieure de l'appareil, et d'effectuer sur ce verre dépoli la mise au point.

Dans cette classe d'appareils, les deux objectifs devront être exactement de même foyer, et la position de la plaque sensible et du verre dépoli rigoureusement réglées pour que l'image soit nette sur les deux en même temps : de même, lorsque l'on n'emploie qu'un seul objectif ; dans ce dernier cas, la surface réfléchissante qui renvoie l'image sur le verre dépoli supérieur ne devra pas donner de doubles réflexions. C'est du reste dans ce but que nous avons imaginé une chambre à prisme qui a été construite par Ch. Dessoudeix; à cause de certaines difficultés de construction, cet appareil a été remplacé par le suivant.

Chambre à main Londe et Dessoudeix. — H y a quelques années, au retour d'un voyage en Amérique

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