CHAMBRE LONDE ET DESSOUDEIX
vérer dans cette voie, et de chercher la perfection des épreuves et le maximum de rendement plutôt qu'un instrument moins volumineux et plus léger qui n'aurait pu nous donner les mêmes résultats.
Du choix d'un appareil
Nous croyons devoir terminer ce chapitre par l'énumération des considérations diverses qui guideront le débutant dans le choix d'un appareil : de cette manière nous espérons lui éviter de nombreux tàtonnémcnts.
Jusqu'à présent on n'a pas encore trouvé d'appareil universel, susceptible de donner complète satisfaction dans les diverses hypothèses de la pratique et il y a avantage dans tel ou tel cas à adopter un modèle déterminé plus spécialement établi en vue d'un but précis.
On peut diviser les appareils photographiques en deux grandes classes : les appareils portatifs et ceux qui ne le sont pas.
Appareils non portatifs
Ces derniers sont spécialement destinés au travail de l'atelier soit pour la reproduction soit pour le portrait. Ils sont en général massifs et robustes, montés sur des pieds très stables et si on peut les déplacer pour les besoins du travail ils ne sauraient aucunement convenir pour les opérations à l'extérieur.
Les chambres noires d'atelier ou de portrait comportent les divers mouvements de l'objectif dans les deux sens, le mouvement de bascule à l'arrière. Elles ont plusieurs corps de façon à obtenir le tirage suffisant pour l'emploi d'objectifs de longs foyers destinés à couvrir de grandes plaques ; elles permettent également de faire des agrandissements directs ou par transparence. Dans cè dernier cas la planchette d'objectif
OBTENTION DU NEGATIF
se placera sur le corps du milieu et lè modèle à copier sur le corps d'avant.
Ces appareils, étant destinés à servir dans le voisinag-e du laboratoire, ne sont munis que d'un nombre restreint de châssis. On se contente en général de i ou 2 châssis simples à rideau. Ceux-ci sont munis de tous les intermédiaires nécessaires pour recevoir des plaques de divers formats.
Appareils portatifs
Cette deuxième catégorie comprend tous les appareils permettent de travailler loin du laboratoire.
Ils sont caractérisés par une lég-èreté plus g-rande de construction et une simplification de dispositif qui tient à ce qu'ils sont destinés généralement àfaire des vues présentant par rapport à l'orig-inal une réduction considérable. Par suite de ces considérations, le soufflet peut être fortement diminué. Néanmoins, dans un appareil bien compris, celui -ci devrait être toujours égal àdeuxfois la distance focale principale de l'objectif employé, ce qui permet, le cas échéant, de faire une reproduction à taille égale.
Ces appareils comportent un nombre de châssis plus considérable de façon à avoir à sa disposition une certaine quantité de plaques à exposer. On préfère en général les châssis doubles qui son t moins volumineux. Enfin cette partie du matériel est l'objet desoins spéciaux pour maintenir les préparations sensibles à l'abri de toute action lumineuse.
Il convient néanmoins , dans la classe des appareils portatifs, de faire trois catég'ories nettement distinctes : les appareils à pied, les appareils à main et enfin les appareils mixtes pouvant servir à la fois sur pied et à la main.
Al'l'AREILS PORTATIFS A l'IEU
Appareils portatifis à piod
Ce Ijpe, le plus répandu, constitue le dispositif indispensable à celui qui veut s'occuper de photographie d'une manière sérieuse. Il permet en effet de faire toutes les études : paysages, monuments, reproductions, portraits, instantanés.
Sur ce dernier point, cependant, nous décrirons dans un instant d'autres appareils qui, par leur por-
Fig. 23. — Appareil portatif à pied.
tativitéet leur construction spéciale, permettent d'aborder plus facilement certaines études. Mais s'ils complètent le matériel précédent ils ne font pas double emploi.
L'avantage des appareils à pied est en eff'et de permettre d'utiliser des formats de plaques de dimensions sérieuses, tandis que les seconds ne donnent que des images relativement petites.
On fabrique des appareils portatifs depuis le format 9/12 jusqu'au 5oX6o etmêmeau delà: ils sont évidemment de plus en plus lourds et encombrants suivant A. LoNDE. — Pliotographie. 4
02 OBTENTION DU NEGATIF
que le format augmente, mais grâce à leur constiuction ils peuvent se replier pour n'cccuper pendant le transport que le minimum de place possible : il n'en est pas de même pour les appareils d'atelier, qui ne sont pas démontables et ne pourraient remplacer les précédents.
Un appareil portatif doit posséder les divers mouvements de décentration de l'objectif et permettre leur substitution facile. Il peut être muni à l'arrière d une double bascule si l'onjuge la nécessitédecet accessoire. Le verre dépoli doit être monté à charnières. Les châssis numérotés devront être absolument imperméables à la lumière. L'ensemble devra se replier de façon à réduire le volume le plus possible.
Parmi les divers modèles de chambres remplissant ces conditions, nous citerons le modèle français à queue pliante, et le modèle anglais, plus compliqué, il est vrai, mais moins volumineux.
Si la légèreté doit être une des qualités primordiales de cette catégorie d'appareils, il ne faut pas, à notre avis, la pousser à l'extrême, car l'ensemble manque de stabilité. On doit prendre un juste milieu.
Le pied destiné à supporter l'appareil devra être aussi peu volumineux et aussi léger que possible. Néanmoins, toujours d'après nos goûts personnels, nous ne sommes pas partisan des pieds trop légers, qui ne donnent pas à l'appareil la solidité nécessaire. Nous recommandons particulièrement de prendre une tête de pied relativement grande, l'assiette sera mieux obtenue.
Appareils porlatirs sans pied
Dans cette catégorie d'appareils, que l'on pourrait appeler également et plus justement appareils à main^