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MESURE DE LA DISTANCE FOCALE

On reproduit ensuite un objet à taille égale. M. Davanne recommande à ce sujet de tracer sur le verre dépoli une circonférence au crayon, puis d'en reproduire une autre de même diamètre. Lorsqu'il y aura superposition, on sera sûr d'avoir fait la reproduction à taille égale. On marque alors un nouveau trait comme précédemment sur la queue de la chambre.

La distance qui sépare les deux traits est précisément égale à la distance focale cherchée.

Cette méthode exige, comme la première, un tirage de chambre égal à 2 /; si le tirage est insuffisant, on pourra reproduire l'objet à mi-grandeur.

La distance trouvée sera égale alors à

4« Méthode (Gustave Le Bon). — Mettre au point, sur la glace dépolie, un objet de grandeur connue, un mètre ou une carte de géographie, par exemple, et se reculer à une distance telle que l'objet soit réduit dans une proportion quelconque mais pas trop considérable, de quatre à dix fois par exemple. Pour connaître le foyer, il suffit de mesurer la distance horizontale qui sépare l'objet reproduit du centre optique de l'objectif, c'est-à-dire de l'emplacement du diaphragme, et de diviser ce nombre par le chiffre exprimant la réduction plus i .

Sionappelle /lefoyer cherché, Dladistance del'objet au centre optique, n le coefficient de réduction, on a

Cette méthode est très simple à appliquer et pratiquement elle donne des résultats qui approchent de beaucoup de ceux donnés par les méthodes qualifiées de grande précision.

DE l'objectif

5" Méthode. — On peut enfin se servâr de l'appareil spécial construit par M.Moessard et connu sous le nom tourniquet photoffraphique. Cet appareil permet de mesurer facilement les foyers des objectifs. Mallienreusement son prix fort éle\^é n'en permet pas l'acquisition aux amateurs.

Des diaphragmes

Le diaphrag'me a pour but^ en éliminant les rayons marginaux ou trop obliques, d'améliorer rimati^e en

Fig. 32. — Objectif avec Fig. 33. — Objt^clif avec

diaphragme ordinaire. diapliragme-iris.

netteté et en profondeur. Il se compose, en principe, d'une lamelle métallique percée d'une ouverture circulaire plus ou moins çraude. On emploie également le diaphragme-iris (fij»-. 33), qui est formé dune série de lamelles se manœuvrant de l'extérieur et permettant toutes les variations d'ouverture. L'emplacement du diaphragme varie suivant le type d'objectif employé et son mode de construction. Dans les objectifs simples, il est en avant de la lentille; dans les objectifs

DIAPHRAGMR NORMAL

symétriques ou composés, il est entre les deux systèmes de lentilles.

Les diminutions du diamètre du diaphragme entraînant, par suite de la suppression de lumière qui en résulte, des augmentations de la durée d'exposition, il est absolument nécessaire pour l'amateur de mesurer le diamètre des divers diaphragmes et de calculer ensuite l'augmentation de la durée d'exposition qui est la conséquence naturelle de la diminution de l'ouverture laissant passage à la lumière.

Loi DES VARIATIONS DE LA POSE SUIVANT LE DIAMETRE

DU DIAPHRAGME EMPLOYÉ. — « Le tcmps dc posc varie pour chaque objectif en raison inverse de l'ouverture du diaphragme ou du carré de son diamètre. »

Exemple: Etant donné un objectif quelconque, s'il est nécessaire de poser une seconde avec un diaphragme ayant un centimètre d'ouverture, il faudra, avec un diaphragme de o,5, poser quatre fois plus.

Diaphragme normal. — D'après les décisions du Congrès international de Photographie de 1889, le diaphragme normal est celui dont l'ouverture égale —

de lalongeur focale principale. Les autres diaphragmes seront ouverts de telle façon que les temps de pose aillent toujours en doublant, suivant la progression géométrique 2, 4, 8, 16, etc. Ces chiffres seront gravés sur les diaphragmes et permettront, étant donné le temps de pose unitaire avec le diaphragme normal, de multiplier ce temps de pose parle chiflFre correspondant d'un diaphragme quelconque et d'obtenir la même impression.

DE l'objectif

Calcul des diaphragmes d'un objectif quelconque. — Prendre exactement le diamètre de chacun des diaphragmes et élever les nombres trouvés au carré. Prendre comme unité le carré du diamètre du plus grand diaphragme et le diviser successivement par le carré du diamètre de chacun des autres; les quotients obtenus seront les coefficients dépose et devront être gravés sur les diaphragmes.

Essai de l'objectif

Après avoir mesuré le foyer et le diamètre des divers diaphragmes, on procédera aux essais suivants, qui permettront d'apprécier exactement les qualités de l'objectif et de voir les défauts, s'ils existent.

Centrage. — Les centres de courbure de toutes les surfaces doivent être exactement sur l'axe principal. On peut se servir à cet effet du tourniquet de M.Moessard ou plus simplement du procédé indiqué par Wollaston. On regarde à travers l'objectif une bougie placée à une certaine distance. Si le centrage est bon, il sera toujours possible d'amener sur une même ligne droite les différentes images données par chacune des surfaces. Si le centi*age est mauvais, il est absolument impossible de le faire.

Travail des surfaces. — Cette étude ne peut être faite qu'à l'aide du tourniquet, et l'on peut constater les défauts d'homogénéité du verre que l'on rencontre fréquemment dans les objectifs à bon marché dont les lentilles sont produites par compression.

Position des diaphragmes. — S'ils sont bien placés, le champ de visibilité ne doit pas varier, quel que soit celui que l'on emploie. Si au contraire le champ de visibilité diminue au fur et à mesure que l'on emploie

ESSAI DE l'objectif

des diaphragmes de plus petit diamètre, c'est que leiir position est défectuause.

Achromatisme. — On dispose obliquement à l'axe de l'objectif une surface plane portant une série de caractères régulièrement espacés. On met rig-oureusement au point un des caractères avec l'objectif non diaphragmé puis on fait le cliché. Si l'achromatisme est réalisé, le maximum de netteté doit être précisément sur ce caractère.

On peut encore employer pour "cette vérification le focimètre, qui est composé d'une série de secteurs implantés à des distances égales et connues sur un même axe et disposés de façon à donner par leur projection sur la plaque l'image d'un cercle complet. Chaque secteur porte un chiffre différent et une série de lignes parrallèles très fines. On met au point sur le secteur du milieu, et l'on expose une plaque. L'image de ce secteur doit être la plus nette, sinon l'achromatisme n'est pas réalisé. Dans ce cas, on dit encore que l'objectif a un foyer chimique. Un tel objectif est évidemment à rejeter parce que l'image des radiations les plus lumineuses qui servent à effectuer la mise au point ne coïncide pas rigoureusement avec celle des radiations chimiques qui seules contribuent à l'impression de la couche sensible.

Aplanétisme. — Après avoir mis au point sur un objet assez éloigné situé dans l'axe principal et avec l'objectif non diaphragmé, bien entendu, on fait deux épreuves avec un dispositif qui permet de recevoir, d'une part, l'image produite par les rayons centraux et, de l'autre, celle donnée par les rayons marginaux. A cet effet, on découpe un rond de papier opaque du diamètre de la lentille, puis on enlève une rondelle dans celui-ci. La première pose sera faite avec l'anneau

DE l'objectif

ainssi obtenu, et la seconde avec le disque enlevé. Si l'objectif est aplanétique, la netteté de l'imag-e dans les deux cas doit être aussi parfaite.

Astigmatisme. — On examine avec l'objectif un réseau formé de lignes verticales et horizontales et on amène l'image sur le bord du champ à hauteur de l'axe. En examinant à la loupe cette image et en déplaçant lentement la çlace dépolie, on verra que les lig-nes verticales, d'un côté, et les lig-nes horizontales, de l'autre, prennent une importance exagérée. Ce phénomène est très bien mis en lumière par le tourniquet.

Distorsion. — On la met en lumière en photographiant un réseau quadrillé placé bien normalement à l'axe de l'objectif. On constate parfaitement le sens de la distorsion qui est en général plus sensible à une certaine distance de l'axe et qui produit l'incurvation des hgnes soit en dehors, soit en dedans.

Tache centrale. — Elle se constate parfaitement par l'examen direct sur le verre dépoli, l'appareil étant dirigé vers le ciel.

Méthodes rigoureuses d'essai des objectifs. — La détermination des constantes d'un objectif ne peut se faire qu'à l'aide d'appareils de physique déterminés ou de dispositifs spéciaux qui ont été combinés par leurs auteurs plus particuhèrement pour l'examen des objectifs photographiques. — Nous citerons principalement les appareils construits sur les indications de M. Moessard, de M. Houdaille et de M. Féry.

Ce dernier, qui consiste en principe à photographier une mire oblique, est celui qui pourrait être appliqué le plus facilement par l'amateur. Pour la description de cet appareil nous renvoyons au Traité de Photoçfraphie industrielle de M. Charles Féry et A. Burais.

EXAMRN DKS LENTILLES

Los appareils Moessard et Iloudaille sont employés couramment dans le laboratoire d'essais de la Société française de Photographie; c'est dans ce laboratoire que, moyennant un tarif déterminé, tout le monde peut faire essayer des objectifs.

Examen dos lentilles

Elles ne doivent présenter aucune coloration jaune, ce qui arrive fréquemment avec des verres de qualité inférieure; elles ne doivent pas renfermer de bulles dans la masse. Il est à remarquer cependant que l'on rencontre souvent des bulles dans certains verres mais que leur présence n'a pas les inconvénients que l'on pourrait craindre à moins, bien entendu, qu'elles n'aient des dimensions un peu fortes.

Les rayures du verre sont plus graves à notre point de vue ; aussi ne faut-il nettoyer les lentilles qu'avec une peau de daim très douce.

Les lentilles doivent être bien collées et, si le baume qui les réunit devient visible ou se fendille, il faut les reporter à l'opticien.

IVottoyagfo dos lentilles

On se sert à cet effet d'une peau de chamois très douce. Eviter avec le plus g-rand soin d'employer des étoffes dures qui pourraient rayer les lentilles.

Choix de l'objcclif

Le choix de l'objectif dépend : i° du format de l'imag-e; 2° de la nature du travail à exécuter.

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