COUVERT
et très sombre
dO
DO
(1) La hauteur de 60% soit celle du soleil à Paris le 21 juin à midi, est prise pour unité.
DES FACTEURS NATURELS
Pour connaître la hauteur du soleil au jour et à l'heure de l'exposition, il suffira de consulterles tables astronomiques.
De la lumière du jour dans les intérieurs. — Dans ce cas particulier, deux nouveaux facteurs vont intervenir, ce sont :
1° La dimension de l'ouverture ou des ouvertures qui permettent l'admission de la lumière ;
2° La distance qui sépare le modèle à reproduire de ces ouvertures.
On devra appliquer ici les deux lois d'optique élémentaire que voici :
1° La lumière est directement proportionnelle aux surfaces d'admission de cette lumière ;
2° Les quantités de lumière reçues normalement par une même surface, à différentes distances d'une même ouverture lumineuse^ sont en raison inverse du carré des distances.
Nous n'insisterons pas sur la détermination de ces facteurs qui est fort délicate, par la raison bien simple que, devant les progrès accomplis depuis l'emploi des lumières artificielles, il est bien plus simple, à notre avis, de faire les intérieurs avec ces éclairages. Nous en reparlerons du reste plus loin.
Dks lumières artificielles. — 11 est intéressant de connaître les coefficients de pose que l'on devra employer d'après les sources de lumière adoptées.
En prenant toujours la même unité (plein soleil midi 2 1 juin), les coefficients de pose seront les suivants :
Bougie ordinaire 18.000
Lampe à huile ordinaire, lampe à pétrole à mèche
ronde 2.2b0
Bec <1e gaz papillon 1.000
DÉTERMINATION DU TEMPS DE POSE
Lampe à incanrlescence d'Edison ou de Swann alimentée par 14 éléments de Grove 4.700
Lampe à incandescence d'Edison ou de Swann alimentée par 20 éléments de Grovo 5.000
Lampe à incandescence d'Edison ou de Swann alimentée par 24 éléments de Grove 1.600
Lumière oxhydrique 50
Lampe électrique à arc 36
Fil de magnésium plat de 0""»,3 de largeur 14
Ces coefficients sont calculés pour la distance de I mètre à partir de la source lumineuse ; aux distances plus grandes, il faudra appliquer la loi suivante : « L'intensité de Véclairage est en raison inverse de la distance qui sépare le sujet de la source lumineuse. » On devra donc aug-menter la pose en conséquence.
Les lumières artificielles obtenues par la combustion du mag-nésium en poudre ou mélang-é avec des substances oxydantes ont une intensité lumineuse bien plus considérable que celle des sources indiquées précédemment, mais leur coefficient n'a pas été encore déterminé.
Dés instruments propres à déterminer l'intensité de Véclairage. — De nombreux instruments ont été proposés dans ce but; en effet, la détermination de l'intensité de la lumière au moment où l'on opère est primordiale. Ces instruments peuvent se diviser en deux classes : les actinometres et les photomètres.
Les actinomètres sont destinés à faire connaître l'énergie de la lumière au point de vue photographique; ils reposent tous sur des procédés chimiques.
Les photomètres, au contraire, permettent de mesurer l'intensité de la lumière, mais seulement d'après son action sur la rétine.
Inutile d'insister sur la valeur de ces derniers; ils
DES FACTEURS NATURELS
peuvent, il est vrai, donner quelques indications approchées, mais ils sont basés sur un principe absolument faux, qui consisterait à juger l'intensité chimique de la lumière d'après un etfet purement physiologique. Le lecteur n'a qu'à se reporter à l'étude que nous avons faite des radiations colorées pour se convaincre qu'on ne peut accorder aux photomètres qu'une conhance plus que hmitée.
Parmi les actinomètres, certains sont des instruments scientifiques de haute précision, et c'est du reste grâce à leur emploi que l'on a pu étudier les variations de l'intensité chimique de la lumière aux diverses saisons et aux diverses heures de la journée. Mais, en fait d'appareils susceptibles d'être emportés par l'excursionniste et de lui donner par des moyens simples des résultats précis, nous n'en connaissons aucun.
Dans la pratique et pour user des modihcations apportées, certains opérateurs se servent de photomètres dont les plus connus sont ceux de Decoudun et de Géo Richard.
Le premier est de forme circulaire (fig. 44) et s'applique sur le verre dépoli de la chambre. Une fois la mise au pointfaite, ou se place alors sous le voile noir et on regarde à une distance de 20 à 3o centimètres la petite fenêtre placée sur la gauche du photomètre. On aperçoit 3 points lumineux; en faisant tourner le bouton du centre ces points s'obcurcissent de plus en plus et on arrête le mouvement lorsqu'ils disparaissent. Le temps de pose se trouve indiqué sur le tableau par la lettre correspondant à celle qui apparaît dans la lucarne ronde. Pour les plaques sensibles rapides, on divise le chiffre trouvé par 3.
Le photomètre Géo Richard (fig. 45) se compose d'une lunette avec laquelle on examinera un point de
DÉTERMINATION UU TEMPS D£ POSE
rimage sur le verre dépoli dans une partie correspondant à un éclairag"e nio}en. On fait alors mouvoir une bajoue moletlée jusqu'à ce que l'on ne perçoive plus aucun éclairage. La durée d'exposition est indiquée alors sur la graduation qui se trouve surle tube même de l'appareil.