MÉTHODE COLSON
Pour o",07 en plus f = o%oi54o
D'où pour i'n,07 t' = o%46695
On fait la soustraction et la durée d'exposition se trouve être :
Méthode Vidal . — Cette méthode consiste à photographier une aiguille blanche effectuant son mouvement de rotation sur un cadran noir portant des divisions blanches. Connaissant la vitesse de rotation de l'aiguille et comptant sur le négatif obtenu le nombre de divisions correspondant au déplacement de l'aiguille pendant la pose, on déduira exactement la durée de celle-ci. Cette méthode ne peut donner de bons résultats que si l'aiguille est animée d'un mouvement régulier et uniforme ainsi que l'a fait M. Marey dans son chronographe enregistreur. Si on se contente, comme l'a fait M. Vidal, de faire tourner l'aiguille au moyen d'un mouvement conduit à la main, la précision laisse de beaucoup à désirer.
Méthode Golson. — M. le capitaine Colson a proposé de photographier un pendule battant la seconde et se mouvant devant une règle divisée par le calcul
en dents correspondant chacune à -i- de seconde. ^ 100
Dans cette hypothèse la longueur du pendule doit être exactement de979'^"^ Il est indispensable d'opérer au moment précis où les battements extrêmes correspondent exactement à deux repères fixes qui indiquent les extrémités de la course du pendule, lorsque celui-ci donne la seconde par rapport aux divisions adoptées.
Cet appareil, construit par M. Hermagis, fonctionne bien, mais ne saurait s'appliquer à l'étude des obturateurs très rapides, la trace laissée par le fil du pendule
DÉTERMINATION DU TEMPS DE POSE
ayant toujours une certaine indétermination de contour et les divisions correspondant au -—de seconde étant
lOO
relativement petites.
Considérations générales. — Étant données les réserves que nous avons faites, nous devons reconnaître que les méthodes dece genre sont les seules applicables pour savoir exactement la durée d'action lumineuse correspondant à une impression photographique déterminée. Ce sont les seules qui permettent, en faisant un négatif quelconque et au même moment l'enregistrement de connaître la durée d'exposition et c'est, il faut bien le dire, la seule chose qui intéresse le praticien.
La vitesse mécanique d'un obturateur ne saurait à elle seule permettre de déterminer les durées d'exposition réellement obtenues dans la pratique, car elle n'est qu'un des termes de la fraction qui correspondrait à la détermination mathématique de la durée d'expo sition si on cherchait à l'établir.
Pour montrer la complexité du problème, je rappellerai que, pour savoir exactement la durée de temps pendant lequel la lumière a réellement agi pour obtenir une image déterminée dans le cas d'une pose instantanée, il est nécessaire de connaître la durée mécanique de fonctionnement de l'obturateur, l'actinisme du modèle, l'intensité de l'éclairage au moment de la pose, le pouvoir lumineux de l'objectif, la sensibilité des plaques et enfin l'énergie du révélateur.
C'est du reste pour cette raison que le Congrès, chargé de chercher les méthodes les plus pratiques pour étudier le fonctionnement des obturateurs, s'est limité aux seules déterminations qui pouvaient être faites avec précision et qui, bien que n'étant pas suffisantes,