ÉCLAIRAGE DU LABORATOIRE KJI
la lumière puisse y pénétrer. On arrive facilement à ce résultat au moyen d'une double porte ou de deux rideaux que l'on ouvre l'un après l'autre. On peut encore faire un couloir eu chicane qui permet de.supprimer complètement portes et rideaux, et ne laisse aucun passa^^e à la lumière. Ce dispositif n'a qu'un inconvénient, c'est d'exiger un emplacement un peu plus grand (fig". 4G).
Éclairage du laboratoire. — Alors que du temps du collodion humide et ducollodion sec on pouvait se contenter de la lumière jaune pour l'éclairage du laboratoire, aujourd'hui il est nécessaire, avec les préparations au gélatino-bromure d'argent, de se servir de la lumière Touge, Si l'on emploie la kimière extérieure, on garnit la fenêtre d'un verre rouge ; si l'on se sert de lumière artificielle, on adopte une lanterne munie, également, de verre rouge.
Choix de verre roiuje, — Le verre rouge ne doit laisser passer que des rayons rouges sans traces de rayons jaunes. Pour en contrôler la qualité, on fait un essai au spectroscope. Dans cet instrument, toutes les couleurs du spectre doivent être absorbées, sauf le rouge. On trouve dans le commerce des petits spectroscopes de poche à vision directe, qui sont très commodes pour cet usage.
Essai pratique da verre roage. — A défaut de l'essai par le spectroscope, voici comment l'amateur peut reconnaître pratiquement si l'éclairage du laboratoire est satisfaisant. On met une plaque dans un châssis négatif, puis, ouvrant celui-ci à moitié, on le place à l'endroit où doivent s'effectuer les opérations du développement, c'est-à-dire devant la fenêtre, si l'on se sert de la lumière naturehe, ou devant la lanterne
Fig. 47. — Type de laboratoire do développe
DU LABORATOIRE
dans la deuxième hypothèse. On le laisse exposé ainsi pendant un temps cjui correspond au développement moyen d'un cliché, soit cinq minutes. On développe alors ; la partie qui a été exposée à la lumière rouge ne doit pas montrer de traces appréciables d'impression par rapport à la partie qui a été préservée par le volet à moitié ouvert.
Dans le cas contraire, on devra rejeter le verre rouge essayé ; si cependant l'impression est assez faible, on pourra employer l'un des procédés suivants pour éviter toutes traces de voile : i° mettre un deuxième verre rouge ; 2° mettre un verre dépoli ; 3° s'éloigner davantage de la fenêtre ou de la lanterne ; 4° diminuer l'intensité delà source krmineuse employée.
11 est bien peu de verres rouges qui sortent indemnes d'un essai de ce genre.
Mais, en pratique, il ne faut pas s'en eftraycr outre mesure, car on n'ignore pas que la plaque plongée dans le bain de développement est beaucoup moins sensible et, pour obtenir la môme impression qu'à surface nue, il faudrait certainement tripler ou quadrupler la durée d'exposition. D'autre part, il est absolument inutile de laisser la plaque exposée à la lumière rouge pendant toute la durée du développement : on recouvre la cuvette d'un carton et on ne retire celui-ci que de temps en temps pour surveiller la venue de l'image. De cette manière, les chances de voile sont de beaucoup diminuées.
Construction de la lanterne. — La lanterne, de quelque modèle qu'elle soit, ne doit laisser passer aucun fdet de lumière blanche. Or, en cas de construction défectueuse, celle-ci peut fdtrer par les feuillures qui maintiennent le verre rouge, par les ouvertures servant à l'arrivée de l'air et à la sortie des produits