VERRES COLORÉS
Nous ne sommes pas partisan de la bougie, à moins de l'employer dans les dispositifs spéciaux qui permettront à la flamme de se trouver toujours à la même hauteur.
Emploi du verre dépoli. — Nous superposons toujours un verre dépoli au verre rouge et ceci dans le but de nous donner un éclairage diff'us sur toute la surface du verre. Ce dispositif permet d'examiner le cliché avec beaucoup plus de précision car celui-ci se trouve éclairé d'une manière sensiblement uniforme sur toute sa surface.
Il n'en est plus de même lorsque le verre dépoli est supprimé : les conditions d'examen du cliché se trouvent tout à fait modifiées suivant que l'on se place à hauteur de la flamme éclairante ou diff"éremment.
Lorsque l'on emploie l'éclairage naturel, même observation afin d'éliminer l'image des objets extérieurs qui viendraient gêner l'examen.
Emploi d'autres verres colorés. — Différentes personnes ne peuvent supporter la lumière rouge qui les fatigue beaucoup. Aussi a-t-on indiqué, à plusieurs reprises, d'autres éclairages que le verre rouge. L'un des plus employés est obtenu par l'interposition d'un verre dépoli, d'un verre orangé foncé et enfin d'un verre vert. Celui-ci est choisi de la teinte dite vert cathédrale.
Cette combinaison est souvent adoptée, bien que théoriquement elle soit absolument inférieure au verre rouge. Son usage dans la pratique est néanmoins possible à condition de se servir uniquement de l'éclai rage artificiel ; dans cette hypothèse, en effet, les sources de lumière ordinairement employées, bougie, lampes à essence ou à pétrole, gaz, sont beaucoup moins riches en rayons bleus et violets que la lumière
DU LABORA.TOIRE
naturelle. D'autre part, on indique l'emploi nécessaire d'un verre dépoli qui absorde une grande quantité de rayons ; enfin on sait que la plaque, aussitôt plongée dans le révélateur, est beaucoup moins sensible et par suite moins susceptible de se voiler.
Si donc ce modèle d'éclairage est adopté pour le développement par les personnes qui ne peuvent supporter la lumière rouge, elles feront bien de conserver ce dernier éclairage pour le chargement des châssis.
LviER. — Devant la lanterne on placera une caisse en bois doublée de plomb mince qui constituera l'évier. On lui donnera la pente voulue pour obtenir l'évacuation facile des produits liquides par un conduit qui sera placé à l'un des angles de la partie la plus basse. Le dessous de l'évier sera utilisé pour ranger les cuvettes que l'on disposera dans une série de casiers verticaux. Le long de l'évier et au-dessus circulera une conduite d'eau sur laquelle seront fixés un ou plusieurs robinets. Ceux-ci se termineront par de petites pommes d'arrosoir dè façon à diviser l'eau et à éviter les accidents qui pourraient se produire sur la couche, en faisant usage d'un -jet trop violent.
Parmi les modèles de robinets très pratiques nous devons citer les robinets à vis qui permettent de graduer à volonté l'arrivée de l'eau ou encore les robinets tournants, qui sont également fort commodes.
Balance-cuvette. — Le balance-cuvette est un appareil qui permet d'obtenir l'agitation continuelle du bain pendant le développement. L'utilité de ce dispositif n'est pas discutable; en effet, il favorise l'action du révélateur en renouvelant constamment les couches en contact avec la plaque, il chasse les bulles d'air qui pourraient se trouver sur la couche et se tradui-