‹ Aidemémoire de mécanique pratiqueChapitre 2 sur 192 · DÉFINITIONS ET NOTATIONS ADOPTÉES · texte numérisé non relu

DÉFINITIONS ET NOTATIONS ADOPTÉES

mètre, ce que l’on indiquera souvent dans les formules en plaçant en dessus et à droite des nombres qui expriment la quantité d’action ou de travail l’indice k.m.

Lorsque le travail est longtemps et périodiquement reproduit par l’action des forces, pour éviter d’avoir des nombres trop grands pour le représenter, on le rapporte à une certaine période, dont on prend ordinairement la durée égale à celle d’une seconde. On dit alors que la quantité d’action ou do travail, dont il s'agit, est un certain nombre de kilogrammes élevés à un mètre en une seconde.

Force dé cheval dynamique. Dans les machines puissantes, les nombres qui exprimeraient îa quantité d’action ou de travail développée en une seconde seraient encore très -grands. Cette considération et quelques autres circonstances ont fait adopter par les mécaniciens une autre unité de travail, connue sous la dénomination impropre de force de cheval, cheval vapeur^ cheval dynamique. La valeur le plus généralement adoptée pour celle unité est celle de 75 kilogrammes élevés à un mètre en une seconde, et correspond à fort peu près à celle que Watt avait nommée unité routinière^ et qui équivalait à 33 000 livres avoir-du-poids élevées à un pied anglais en une minute.

Cette valeur do la force du cheval n’étant pas cependant employée par tous les praticiens, il est important, dans les calculs et dans les transactions, de spécifier exactement celle que l’on adopte.

Masse des corps. On nomme ainsi le quotient du poids d’un corps par le nombre y, qui représente la vitesse que les graves acquièrent dans le vide à la fin de la première seconde do leur chute. A la latitude- de l’observatoire de Paris, et pour la Franco en général, ÿ = 9"‘,8088 environ.

Quantité de mouvement. C’est le produit de la masse d’un corps par la vitesse qu’il possède à l’instant où on le considère.

Force vive. La force vive pos.sédée par un corps est le produit de sa masse par le carré do sa vitesse à l’instant où on le considère.

Principe des forces vives. Lorsque l’action des forces qui sollicitent un corps a pour effet de faire varier sa vitesse, la variation de la force vive, qui en résulte, est égale au double des quantités d’action ou de travail développées par les forces qui ont agi sur le corps.

Unités de mesure. U»s dimensions linéaires seront exprimées en mètres, les surfaces en mètres quarrés et les volumes en mètres cubes, toutes les fois que le contraire ne sera pas expressément spécifié. Le temps sera ordinairement exprimé en secondes.

ÉCOULEMENT DE L’EAU

DE L’ÉCOULEMENT DE L’EAU

De U dépense d'eau qui se fait en une seconde par un orifice.

1. Dans l’écoulement de l’eau par un orifice, il faut distinguer deu.K cas, ordinairement faciles à reconnaître à la vue simple :

1° Celui où la paroi est assez mince, par rapport aux dimensions de rorificc, pour que la veine fluide se détache complètement des côtés; on dit alors que la contraction a lieu comme m mince paroi. Ce cas se présente fréquemment dans les usines; il a lieu toutes les fois que la plus petite dimension de l’orifice n’est pas moindre que l’épaisseur de la paroi ou de la vanne par laquelle l’eau s’écoule, et que celle-ci n’excède pas 0"*,05 à 0”,06.

2“ Celui où, la paroi ayant une épaisseur au moins égale à une fois et demie la plus petite des dimensions de l’orifice, les filets fluides se rapprochent des parois et les suivent, de manière qu’à l’extérieur ils paraissent se mouvoir parallèlement à ces parois. C’est ce qui a lieu notamment quand l’orifice est prolongé par un tuyau additionnel. Le fluide paraissant sortir en remplissant complètement le tuyau, on dit alors qu’il s’écoule à gueule-bêe.

2. Vitesse moyenne avec laquelle l’eau s’écoule par un ORIFICE DANS LE PREMIER CAS. Duns le premier cas, si l’écoulement a lieu à l’air libre, la vitesse moyenne de sortie de l’eau par un orifice de petites dimensions, par rapport à celles du réservoir et à la charge d’eau sur son milieu, est sensiblement égale à la vitesse due à la hauteur de cette charge.

KCOULEUENT DE L’EAU.

Par conséquent, en appelant H la charge sur le milieu de rorificc.

V la vitesse moyenne d’écoulement de l’eau,

ÿ = 9'",8088 la vitesse que la pesanteur imprime aux graves à la fin de la première seconde de leur chute, on a

Celle relation est connue sous le nom de formule de Torricelli son auteur. Elle revient à la règle suivante :

Pour avoir la vitesse due à une charge donnée sur le centre ou le

milieu d" un orifice,

Multiplie:- la hauteur d'eau au-dessus du centre de l’orifice par 19.62 ; la racine guarrèe du produit sera la vitesse due à cette hauteur.

5, Hauteur a laquelle est due une vitesse donnée d’écoc- LF.MENT. On lire de cette formule la relation

qui donne la hauteur correspondante à une vitesse connue, et revient à la règle suivante ;

Pour avoir en mi'tres la hauteur due à une vitesse donnée, divisez le quarré de cette vitesse par 19,62.

4. Table des hauteurs et des vitesses correspondantes. La table suivante donne les hauteurs et les vitesses correspondantes depuis la hauteur zéro jusqu’à celle de S", 00.

ÉCOULEMENT DE L’EAU

TABLE DES VITESSES CORRESPONDANTES A DIFFÉRENTES HADTEUR9 , VARIANT DE CENTIMÈTRE EN CENTIMÈTRE.

tSi •

Ilauteo de cbul

Vitesses

correspood.

Ilaulcu de chut

Vitesses

correspond.

Hauteu de chut

Vitesses

correspond.

Hauteu de chut

^Vil»ses

correspond.

ro

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