‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 25 sur 198 · ARRACHAGE.— ASCENSION DROITE · texte numérisé non relu

ARRACHAGE.— ASCENSION DROITE

gcnt, reçoit l’empreinte des corps durs comme la cire; il est gris,

passant au jaunâtre, au verdâtre, et enfin au violet brunâtre.

ARRACHAGE. L’effort nécessaire pour arracher des r/owsest, d’après l’ingénieur anglais Bevan , savoir :

Le clou de longueur

Enfoncé dans le sapin de

A été arraché par un elfort

kl!.

n i TT*

WnrQrïB

Dans le chêne sec, l’effort pour des clous de 0.ro05 enfoncés do 0.025 a dû être de 233* et de près de 470* pour un enfoncement de 0.m05.

Les vis à bois de même longueur que les clous exigent des efforts triples.

ARRANGEMENTS. Voyez Combinaisons.

ARROSAGE. Bélidor recommande, avant toute chose, de constater l’effet des eaux que l’on destinerait à des arrosages. II cite un exemple d’eaux calcaircsqui rendirent stériles leslerrains sur lesquels elles furent conduites.

Suivant MM. Grangent et Montluisant , l’arrosage dans le Bas- Languedoc, d’anciens marais desséchés, exige annuellement une hauteur d’eau de 0."30, répartis sur 30 jours au moins ou sur 120 jours au plus. Pour les arrosages par semaine et les cultures ordinaires, on compte, dans le Dauphiné, sur une hauteur d'eau de 0.-10; quand les eaux sont chargées d'un limon favorable aux terres, on élève à 0”.i5 la hauteur d’eau hebdomadaire.

ASCENSION DROITE. L’ascension droite d’un astre est l’arc d’équateur compris entre le point équinoxial ou du bélier v et le cercle de déclinaison de l’astre. Elle se compte en degrés ou en temps depuis le point du bélier où elle est zéro jusqu’à 360° ou de O11 à 24h en suivant le cours de la marche apparente du soleil, c’est-à-dire d’occident en orient. L’ascension droite du soleil est zéro à l’équinoxe du printemps, 90° au solstice d’été, 180° à l'équinoxe d’automne, 270° au solstice d’hiver, 360° ou 0° lorsque le soleil se retrouve au point du bélier.

L’ascension droite des astres se tire de la connaissance des temps où elle est donnée pour chaque jour à Paris, tant pour le soleil vrai que pour le soleil moyen sous les titres : temps sidéral à midi moyeu et ascension droite du soleil.

Le temps sidéral à midi moyen ou l’ascension droite moyenne du soleil est en effet l’heure sidérale du passage du soleil moyen au méridien de Paris; on a, du reste, entre les ascensions droites, vraies et moyennes, la relation,

Ascens. dr. Sol. moy.=Asc. dr. Sol. vrai — équation de temps.

l’heure pour laquelle ces ascensions droites y sont calculées est le midi moyen de Paris.

Pour avoir l’ascension droite du soleil moyen pour une autre heure, il faut corriger le résultat de la marche du soleil moyen en ascension droite pendant le temps écoulé depuis midi jusqu’à l’heure proposée, ce qui peut se faire par interpolation ou plus simplement en y ajoutant 9". 8565 par heure et 0". 16427 par minute.

Si le lieu pour lequel on veut obtenir l’ascension droite du soleil est hors du méridien de Paris, on cherche d’abord l’heure moyenne de Paris au même instant, à l’aide de la longitude du lieu, on calcule ensuite l'ascension droite du soleil moyen pour cette dernière heure.

Par exemple, si l’on voulait employer à Berlin, qui est à 44' 8" do temps à l’est du méridien de Paris, une table d’ascensions droites, moyennes, calculées pour ce dernier méridien, il faudrait retrancher de chaque nombre de celte table 7''. 25 qui est la marche du soleil moyen pendant 44' 8".

Lorsqu’on a l’ascension droite du soleil moyen en temps pour une époque quelconque, on l’obtiendra pour une époque postérieure avec une très grande approximation , en ajoutant à la première autant de fois 3' 56''. 55 qu’il y a de jours écoulés.

Ces 3' 56". 55 expriment en temps sidéral la valeur de l’arc d’équateur décrit en un jour moyen par le soleil moyen. Cet arc est 0°985647 ou 1° — 51". 67. Exprimé en temps moyen, cet arc est de 3' 55". 91.

Les ascensions droites d’étoiles qu’on trouve dans la connaissance des temps et planche I expriment en temps sidéral l’arc d’équateur qui a traversé le méridien depuis que le point équinoxial y a passé jusqu’au moment où l’étoile y entre, en sorte que toute étoile passe au méridien à l’heure marquée par son ascension droite; ainsi on compte en tout lieu 5 heures sidérales à l’instant où l’étoile dont l’ascension droite est 5 heures, entre au méridien du lieu.

L’ascension droite du soleil moyen a midi moyen de Paris, le t*r Janvier 1843 était =•181). 45' 38. "21.

ASSEMBLAGES. Systèmes d’entailles en creux et en relief, au moyen desquelles on réunit des pièces de boi*.

La rencontre de deux pièces peut avoir lieu de trois manières:

1° En formant un angle, et alors l’une des pièces A ( pl . W,fig. 1), peut porter par son bout entre les extrémités de la pièce A', fig. 2. C’est le cas des assemblages à tenons et mortaises (même planche).

Les deux pièces peuvent se réunir, même en formant un angle quelconque et sans se déborder; c’est un assemblage d'angle [pl . XI,

Elles peuvent se croiser; elles s’assemblent alors par entailles (pl. XV, fig. 1 et 2).

2° Si au contraire deux pièces s'assemblent bout à bout en ligne droite (pl. XIII), l’assemblage prend le nom d 'Enture.

3° Enfindeux pièces peuvent être ajustées longitudinalement l’une contre l’autre ou jumellies (pl. XV, fig. 8, 9 et 10).

Défixitioxs. On nomme:

Faces de parement d’un assemblage, celles des faces des pièces de bois carrées assemblées qui sont parallèles au plan des axes. Les autres faces sont dites : Faces dépaisseur , faces normales ou faces d’assemblage.

Joint , la jonction des deux parties par lesquelles deux pièces de bois qui se rencontrent s’appliquent exactement l’une sur l’autre. Le joint est toujours circonscrit par les lignes qui marquent les intersections des faces d’une pièce sur celles de l’autre.

About, le bout d’une pièce A convenablement coupée (pl. IX, fig. 1), pour s’ajuster par contact à une pièceA',/î(/.2. L’emplacement de cet about sur la pièce A' s’appelle : Occupation ou portée de l’about.

V about et son occupation doivent, autant que possible, être plans, de même étendue, et symétriques par rapport au plan des axes; eifk Imgh sont les abouts de A : les mômes lettres accentuées indiquent l’occnpation de l’about sur la pièce A,.

Plus généralement , les «Août# des pièces assemblées sont l’ensemble des faces qui se presseraient mutuellement, si un effort tendait à accroître leur pénétration.

Un about est dit en coupe, lorsque le plan qui le termine est incliné de telle sorte que l’about assemblé se loge en-dessous de celui qui reçoit l’assemblage et s’y trouve retenu.

Principes communs A tous les assemblages . Les axes de deux pièces assemblées doivent être dans un même plan.

Lescoupesd’un assemblage doivent être cachées, ou tout au moins ne jamais sortir au delà des faces de parement.

On ne doit jamais compter sur la résistance des chevilles pour assurer l’immobilité d’un assemblage.

Un joint ne doit être considéré comme complètement bon, qu’autant qu’il peut être taillé avec précision du premier coup et sans tâtonnement.

Les saillies formées par les entailles et coupes du bout d’une

pièce qu’on véut assembler dans une antre, doivent être en bois de fil et sans interruption, afin qu’il ne puisse s’en détacher aucun éclat. fLes queues d’hirondc, les endentureset les traits de Jupiter sont exceptés de celte règle, si leur longueur et l'inclinaison de leurs coupes ne laissent rien à craindre au sujet de la rupture d’aucune de leurs parties.)

Les coupes et entailles creusées pour recevoir les assemblages, ne doivent avoir aucune partie de même espèce plus faibles les unes que les autres; elles doivent toutes résister également.

Conservation des assemblages. Il est fort utile de mettre du blanc de céruse ou du minium dans les assemblages, surtout lorsqu’ils sont engagés dans la maçonnerie. M. Emy s’est fort bien trouvé d’a voir fait enduire l’intérieur de divers assemblages de grosse charpenterie, d'un mélange clair de goudron liquide et de suif; on applique ce mélange bouillant.

Ce mode de conservation, qui convient parfaitement aux constructions hydrauliques et aux roues en particulier, pourrait présenter quelques dangers à l’intérieur des usines où l’on emploie le feu, telles que forges, fonderies, hauts fourneaux.

Nous donnons, pl. IX à XV, la forme et les tracésdes assemblages les plus usuels. Ces types suffiront toujours à un ingénieur intelligent pour retrouver, au besoin, les combinaisons qui ne sont point décrites ici. Nous avons pris pour guide, dans ce résumé, le beau Traité de charpenterie de M. le colonel Êmtjj en nous permettant toutefois de représenter les assemblages suivant un mode de projection oblique qui a reçu le nom de perspective isométrique (Foy. ce mot), et qui, ce nous semble, se prèle beaucoup mieux que le système de projection orthogonale aux dessins de ce genre d’objets.

Assemblage droit à tenon et d mortaise. (Pl. IX, fig. 1 et 2.) La pièce A qui porte le tenon i a d, s’assemble à angle droit avec la pièce A' dans laquelle est creusée la mortaise i' a' d'. L’épaisseur a b du teuon = celle de chacune des deux jouées l'g' , k'f de la mortaise, = le tiers de l’épaisseur e g de chacune des pièces assemblées. La longueur i a du tenon est un peu inférieure à celle i' a' de la mortaise, pour qu’il ne s’écrase pas si la pénétration tendait à augmenter. Une cheville cylindrique dont le diamètre est j de l’épaisseur des jouées, traverse l’assemblage. Le trou qui la reçoit est percé au tiers de la longueur du tenon, à partir de sa racine; on recoupe cette cheville à fleur des parements des pièces.

Assemblage oblique à tenon et à mortaise (fig. 3, 4, 5, G, pl. IX.)

Les assemblages obliques à tenon et a mortaise doivent toujours recevoir un embrèvement. La pièce embrevée B B, porte un about d’embrèvement n o g l i e correspondant à Y entaille d’embrèvement de la pièce B'. La partie o' e' de cette entaille est dans le plan même de l’about de la mortaise /' o', et elle a environ \ de sa profondeur.

Lorsque la pièce B (fig. 5) a moins d’épaisseur que la pièce B',, fig. 6, les faces de parement, au lieu d’étre dans un même plan, sont seulement dans des plans parallèles; Y embrèvement se fait alors par encastrement : la fig. 6 indique suffisamment celte disposition.

Assemblages à plusieurs tenons et plusieurs mortaises. La multiplicité des tenons et des mortaises affaiblit presque toujours les assemblages. Lorsque, comme dans la menuiserie, on n’a point à craindre l’aftaiblissemenl, on fait égales entre elles les épaisseurs des tenons, les largeurs des mortaises et celles de leurs jotièes, c’est-à-dire qu’on divise l’occupation de la pièce assemblée en autant de parties égales qu’il y a de mortaises et déjouées, y compris celles qui séparent les mortaises.

Assemblage des bois ronds. Les assemblages des bois ronds de même diamètre se tracent absolument comme si ces bois ronds étaient réel lementéquarris,ence sensque l’équarrissement des pièces, après leur assemblage, ne changerait rien à la disposition des tenons et des mortaises, et laisserait ces assemblages pareils à ceux des pièces èquarries.

Assemblage A plat joint (fig. 11, pl. IX). Si l’assemblage devait être soumis a des ciïorts considérables, on ferait bien d’adopter l’assemblage à plat joint (fig. 1 1) que l’on emploie dans la charpenterie navale; les pièces A et B, quel que soit l’angle formé par leurs axes, sont maintenues par un goussetîi nommé courbe, fortement boulonné sur A et B. Ces goussets sont ordinairement des pièces naturellement cintrées, des fourches formées par les jonctions des branches entre elles. A défaut de pièces naturelles, on emploie du bois droit dont le fil doit être parallèle à l’effort qui détruirait l’assemblage. Si le cas l’exigeait, au lieu de la courbe G, on pourrait eu établir une en G', ou même employer G et G’ simultanément.

Assemblage oblique de pièces de bois carrées par embrèvement seul , sans tenon ni mortaise (fig. 7 et 8, pl. IX).

L’about de l’embrévemcnt est le plus souvent dans un plan perpendiculaire à l’axe de la pièce C‘ (fig. 8). Quelquefois aussi on incline cet about suivant une direction qui divise l’angle d’assemblage en deux parties égales.

Quand l’angle des pièces assemblées est fort aigu, fig. 9 et 10, on emploie dans le même cas Y embrèvement d crans ou à deux abouts dont on voit un exemple fig. 9 et 10; a' b' et e' u' sont parallèles, et b'e' fi est un plan parallèle aux fibres de la pièce D'.

On fait aussi des embrèvements divisés en deux parties sur la largeur du joint. Ces parties sont séparées par un espace qui forme plat joint.

Assemblage à Oulice (fig. 1 , 2, 3, pl. X). Les pièces verticales A A, (fig. 2 et 3) pénètrent supérieurement et inférieurement, suivant la même verticale, dans la pièce A’ (fig. 1), oblique à l’horizon.

Les tenons triangulaires a b e ont leurs abouts abc horizontaux. Leur épaisseur a b est le tiers de celle de la pièce ou de g h. Cet assemblage ne s'emploie que dans les pans de bois.

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