c’est-à-dire que si un rayon lumineux passait de
l’eau dans le verre, le sinus de l’incidence dans l’eau serait = 1.141 X sinus de la réfraction dans le verre.
En général (mais non pas toujours), le rayon lumineux se rapproche de la normale dans le milieu le plus dense. Donc le sinus diminue en passant d’un milieu moins dense à un milieu plus dense, et l’indice est alors plus grand que l’unité. C’est le contraire lorsque le rayon passe d’un milieu plus dense à un milieu qui l’est moins. Il faut toutefois excepter de celle règle les matières combustibles. Ainsi, l’alcool, l’huile, l’éther, moins denses que l'eau, dévient plus que celle-ci les rayons lumineux, et l’eau clle-mémo ainsi que le diamant étant doués (Tune influence plus grande que ne le supposent leurs poids spécifiques respectifs, Newton n’hésita pas à avancer que ces substances devaient contenir des principes combustibles; assertion que l’expérience confirma cent ans plus lard.
11. Réfraction atmosphérique. Lorsque l’atmosphère est parfaitement calme , la densité de ses diverses couches est d’autant plus grande qu’elles sont plus rapprochées de la surface terrestre. Il en résulte que lorsqu’un objet quelconque, plus ou moins éloigné du centre de la terre que celui qui l’observe, envoie à cet observateur un rayon lumineux suivant une direction qui diffère de la verticale, ce rayon doit alors s’infléchir suivant une courbe toujours concave à la surface terrestre. Ce rayon ne pénétrant dans les lunettes ou dans l’œil de l’observateur que, suivant la tangente à cette courbe au point qu’il occupe, l’objet lui apparait en un lieu plus élevé qu’il n’est réellement, de toute la hauteur angulaire r, comprise entre la tangente à la trajectoire et la corde de cette courbe, cordc que suivrait le rayon lumineux s’il se mouvait dans le vide.
Cet angle r est l 'angle de réfraction atmosphérique qu’on appelle plus simplement la réfraction.
12, Lorsqu’on prend les hauteurs d’un astre, il faut donc corriger la hauteur observée de cet angle r , ou plus généralement prendre :
Hauteur vraie =: hauteur apparente — réfraction
Distance vraie au zénith =; distance observée -|- réfraction
La table suivante, empruntée à la Connaissance des temps, donnera la valeur moyenne de celte réfraction astronomique, lorsque
l’observation sera faite à la température 10° centigrades, et sous la pression barométrique 0m.760. Elle a été calculée par M. Caillet, d’après les formules et les hypothèses de Loplace ( Mécanique céleste, t. ♦, pag. 2C4 cl -271).
Tabi.e Ir«. — Réfraction pour baromètre 0m.7G0 et thermomètre centigrade -j- 10°.
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Diiré-
llau-
Hau-
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Hau-
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leur
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