MERCURE. — MÉRIDIEN , MÉRIDIENNE
— L’ acide sulfurique faible est sans action, à froid, sur le mercure; mais concentré et même étendu, il dissont à chaud l’oxyde, et forme un sulfate. — L’acide hydrochlorique même concentré et chaud ne l’attaque pas, mais le mercure qu’on fait bouillir avec un excès d’eau régale s’y dissout complètement, et la dissolution contient à la fois de l’oxyde et du chlorure mercuriqucs.
Minerait. Le mercure se trouve et est exploité à l’étal natif, mais la seule substance mercurielle que l’on rencontre en grandes masses est le tulfure de mercure ou cinabre; il est alors tantôt d’un rouge foncé et presque noir, tantôt d’un beau rouge vif. Le poids spécifique de ce minerai atteint et même dépasse 8000. C’est à cet état qu’il est traité à Almaden, en Espagne.
La propriété que possède le mercure de se sublimer facilement, peut être mise à profit pour le reconnaître dans les substances qui le contiennent. On les cbauiïc au rouge seules ou mêlées à leur poids de fer en limaille, et le mercure se vaporise à l’état métallique.
Falsifications. Le mercure du commerce est souvent falsiGé par du plomb, du bismuth, de l’étain. On reconnaît la falsification en distillant le mercure; les trois métaux étrangers restent à peu près en totalité au fond du vase dislillatoirc.
MÉRIDIEN, MÉRIDIENNE. Le méridien est un plan qui passe par les pôles et par les points les plus élevés et les plus bas du cours appparent et quotidien d'une étoile quelconque, cours dont il partage la durée en deux temps parfaitement égaux.
La section d’une surface quelconque par le plan du méridien est la ligne méridienne ; la ligne suivant laquelle il coupe l’horizon d’un lieu est donc la méridienne de ce lieu. Cette ligne serait couverte chaque jour de soleil à midi, temps vrai (page 692) par l’ombre d’un fil à plomb.
Tracer une méridienne sur un plan horizontal. On s’assurera d’abord, au moyen du niveau, que le plan est parfaitement horizontal ; cl on lui donnera cette position, s’il ne l'a déjà.
Près du bord méridional de ce plan, on choisira un centre c autour duquel on décrira deux ou mieux trois arcs de cercle concentriques de 130 à 140 degrés, éloignés l’un de l’autre suivant le rayon de au moins 0“.005. On fixera au point c, dans une direction rigoureusement verticale ou perpendiculaire au plan , une tige percée d’un petit trou rond à son extrémité supérieure. On donnera à cette tige une longueur assez grande pour que, vers neuf heures du matin dans la saison où l’on opère, le rayon solaire qui passera par le trou de l’extrémité supérieure se projette un peu en dehors du plus grand cercle.
Cela fait, on surveillera avant midi les instants où le point lumineux se projettera successivement sur les trois cercles, et l’on mar-