‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 185 sur 302 · PARACHUTE · texte numérisé non relu

PARACHUTE

P le poids du parachute, de la nacelle et de l'aéronautc ;

R la résistance en kilogrammes qui s’oppose à sa descente;

La force accélératrice (P — R) étant à chaque instant égale à la force d’inertie du système, on a l’équation fondamentale (p. 785)

P dv

On en déduit

dv (P-R)s Tt ~~ P

et t =

Pc

de sorte que si la résistance de l’air R était constante aussi bien que le poids P, la vitesse e augmenterait sans cesse avec le temps r ; et il faudrait à la fois que, dés l’origine du mouvement, R fût très-peu différent de P, et que, en même temps, la durée t du mouvement fût assez courte, pour que le parachute conservât quelque efficacité.

Mais, bien que la résistance de l’air ne nous soit qu’imparfaitement connue, on sait du moins qu’elle croit beaucoup plus rapidement que la vitesse. Le terme (P — R) diminuera donc de plus en

dv

plus; et dès lors il viendra un moment où I accélération — devienp di

dra elle-même presque nulle. Nous disons presque, car (P — R)=0 donnerait à < une valeur infinie; de sorte que la vitesse du mouvement ne cesse de s’accélérer, ou ce mouvement ne devient uniforme , qu'au bout d’un temps infini.

Cependant R prend en peu de temps une valeur si grande par

rapport à P que l’accélération <p= — peut être considérée comme

sensiblement nulle à partir de cet instant.

A étant la projection horizontale du parachute ; p' le poids du mètre cube d’air à la pression 0.76 et à la température moyenne = 1 0“ ; p' = l ‘.21 A environ; p le poids du mètre cube d’air au moment de l’expérience;

V la vitesse de descente;

on a, d’après les expériences de M. Didion , sur un parapluie de 1 ro.27 de diamètre, A étant = lmm.2 seulement, et aussi longtemps que le mouvement n’est pas parvenu à l’uniformité,

Lorsque le mouvement est devenu sensiblement uniforme, et pourvu que la vitesse v ne dépasse pas 8 mètres, on a, d’après MM. Didion, Piobert et Morin,

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